Cauchemars et facéties #7

Voyage, voyage, sur l’internet.

Cauchemardos - paru dans lundimatin#35, le 8 novembre 2015

Ce lundi, il sera question d’éoliennes, de big datas, des fameux black blocs, d’une caméra de journaliste cassée (et pas par les fameux blacks blocs), d’une solution : la révolution, du projet politique de la silicon valley et de vomir sur les bus. Bonne semaine !

Optimisme

La semaine dernière, en même temps que l’on apprenait les projets d’EDF concernant le remplacement des centrales nucléaires (cf. Cauchemars et facéties #6), l’Ademe rendait un rapport affirmant que la France pourrait fonctionner avec une électricité complètement renouvelable d’ici 2050.

Avec d’aussi bonnes nouvelles, on se dit que la COP21, les 2 degrés, et tout ça, finalement c’est un enjeu à la portée de nos sociétés. Un peu de décroissance, beaucoup de progrès technique, et la Terre sera sauvée. Sauf que…

Pour l’ingénieur Philippe Bihouix, spécialiste de la « finitude des ressources », « il n’y aura pas de sortie par le haut à base d’innovation technologique ». Il rappelle notamment que même les énergies « renouvelables » ont besoin de ressources, et de ressources rares.

Eolien, solaire, biogaz, biomasse, biocarburants, algues ou bactéries modifiées, hydrogène, méthanation, quels que soient les technologies, les générations ou les vecteurs, nous serons rattrapés par un des facteurs physiques : impossible recyclage des matériaux (on installe d’ailleurs aujourd’hui des éoliennes et des panneaux solaires à base de matériaux que l’on ne sait pas recycler), disponibilité des métaux, consommation des surfaces, ou intermittence et rendements trop faibles. Les différentes énergies renouvelables ne posent pas forcément de problème en tant que tel, mais c’est l’échelle à laquelle certains imaginent pouvoir en disposer qui est irréaliste. (…) Il n’y a pas assez de lithium sur terre pour équiper un parc de plusieurs centaines de millions de véhicules électriques et pas assez de platine pour un parc équivalent de véhicules à hydrogène.

Pour Internetactu, qui publie un article sur le sujet, « la double tension – “plus d’énergie nécessaire pour les métaux moins contrés, plus de métaux nécessaires pour une énergie moins accessible” – pose un défi inédit annonciateur du pic généralisé (peak everything), géologique et énergétique. » Citant Pablo Servigne et Raphaël Stevens :

“Les limites de notre civilisation sont imposées par les quantités de ressources dites ‘stock”, par définition non renouvelables (énergies fossiles et minerais), et les ressources “flux” (eau, bois, aliments, etc.) qui sont renouvelables mais que nous épuisons à un rythme bien trop soutenu pour qu’elles aient le temps de se régénérer.” La crise des minerais et de l’énergie s’apprête à entraîner toutes les autres. “Sans une économie qui fonctionne, il n’y a plus d’énergie facilement accessible. Et sans énergie accessible, c’est la fin de l’économie telle que nous la connaissons.”

Ou encore :

Nous sommes face à une conjonction d’effondrements : des ressources, des finances, de l’économie, de la politique, de la société et de la culture… Un effondrement total, systémique “où même la possibilité de redémarrer une société dans un environnement épuisé serait très faible pour ne pas dire impossible.”

Pour Internetactu il est donc temps de penser à "l’après", au monde post (postcarbone, posteffondrement, postrévolutionnaire). A ajouter à la liste des questions qui se poseront (et doivent donc se poser dès maintenant) « Comment développer des technologies complexes dans un monde contraint nécessitant un recyclage total des matériaux ? Quels systèmes de communication ? Quels systèmes de santé ? »

Pas cop

C’est une « INFO RTL ». Une de ses journalistes a récupéré (certainement au péril de sa vie) une « note confidentielle » dans laquelle la direction du renseignement territorial pointe les menaces en marge de la COP21.
Elle nous explique que :

En premier lieu, les policiers évoquent la mouvance d’ultra-gauche qui pourrait tenter de se fondre dans la masse des manifestations qui sont prévues afin de s’en prendre aux forces de l’ordre ou à certains symboles de l’État. Mais ce ne sont pas les seules inquiétudes pour les forces de l’ordre qui craignent l’installation de campements à proximité du Bourget, où se tiendra le sommet, mais aussi sur le plateau de Saclay, où de nombreux membres de la mouvance anarcho-libertaire ont prévu de converger. Ces derniers pourraient manifester contre un projet de métro souterrain et s’approcher de certains sièges sociaux de grandes entreprises comme Areva, Thalès ou Danone.

En outre, la direction des renseignements territoriaux évoquent aussi une menace étrangère avec la possible participation de militants étrangers, comme les fameux Black Bloc allemand, ou encore de groupes anglais. Et ce avec une seule et même crainte quels que soient les groupes évoqués : le déclenchement d’incidents lors des manifestations et des mouvements de foules alors que la volonté de déstabilisation de ces groupes est jugée "certaine" dans cette note.

Crise éthique


Les brasseurs de big data, se posent des questions éthiques nous explique Internetactu.

Danah Boyd est anthropologue. Elle siège au conseil d’administration de Crisis Text Line, un service de prévention du suicide par SMS. Ce service permet (via des collectes de grandes masses de données) « de traiter des millions de messages pour personnaliser chaque réponse de conseillers à l’adolescence en danger ». Mince alors, Crisis Text Line utilise en fait les mêmes techniques que celles utilisées par le marketing ou la police prédictive.

Selon Danah Boyd, “Savoir comment utiliser les données n’est pas si facile”. Eric Horvitz, un collègue de Danah Boyd chez Microsoft Research, est capable de prédire avec une précision surprenante si quelqu’un va être hospitalisé en fonction de ce qu’il recherche en ligne. “Que doit-il faire de cette information ?” L’important n’est pas tant la qualité de nos prédictions, mais de trouver comment les utiliser. Or, “comment les utiliser est un problème social et culturel complexe que la technologie ne résout pas pour nous. Pire, la technologie rend plus difficile d’avoir une conversation raisonnée sur le pouvoir, la dignité, la responsabilité et l’éthique.” “Les données sont le pouvoir. Et de plus en plus, les données sont utilisées pour affirmer le pouvoir de certains sur d’autres. Cela ne devrait pas être ainsi, mais une chose que j’ai apprise est que, sans contrôle, de nouveaux outils sont toujours utilisés pour renforcer le pouvoir des privilégiés au détriment de ceux qui ne le sont pas.”

Spectre

Vendredi 6 novembre, Gaspard Glanz, journaliste, gérant de l’agence de presse Taranis News, réalise un reportage sur une action « de désobéissance civile » du collectif Action non violente COP21, à Strasbourg.
Quand la police arrive…

Je suis toujours en train de filmer, quand un officier suivi de quatre policiers se ruent sur moi et me saisissent par les bras. Ils me soulèvent du sol et je vole droit vers l’intérieur de la banque. L’Officier de Police Judiciaire (OPJ) me dit « montre-nous tes images ». Je précise ma qualité de journaliste, il me répond « je m’en fou, on veut voir ça ! ».

Je refuse de donner mes images en évoquant la liberté de la presse. Je demande la permission d’appeler un avocat. Deux policiers me tancent : « On est pas dans un « James Bond », c’est pas l’Amérique. Ici, c’est nous les shérifs ».

J’ai toujours avec moi le sac contenant tout mon matériel professionnel (caméras, cartes mémoires, batteries, filtres, ect …). L’OPJ qui a procédé à mon arrestation sort du bureau, il me demande mon sac. Je refuse. Il me l’arrache brutalement des mains et s’enferme dans le bureau avec. Trois policiers m’empêchent physiquement d’entrer dans ce bureau, en me menaçant de me menotter à ma chaise.

Sans avoir le temps de broncher je suis déjà au sous-sol du bâtiment, à retirer ma ceinture, mes lacets, à me faire arracher mes bracelets aux ciseaux, avant de me faire confisquer mon téléphone alors qu’il s’agit aussi d’un matériel considéré comme professionnel pour un journaliste. Je suis à demi-rassuré car il est éteint, crypté, récemment réinstallé après une remise à zéro complète. Il ne contient aucune photo ni aucune information importante mise à part mes contacts.

Vers 6h45 du matin : On me réveille encore en frappant à la vitre. Cette fois c’est pour me demander mon mot de passe de téléphone. Je refuse fermement.

On me sort de cellule [après 18h de garde-à-vue] et on me rend mes affaires. Me sachant libre, j’ose déclarer que tout cela est assez moche pour la liberté de la presse, déclarations qui excitent les détenus autour. On me répond : « vous referez vos lacets dehors ». Direction le bureau d’un nouvel officier de police judiciaire, dans lequel j’aperçois le sac contenant mon matériel. On m’autorise à l’ouvrir pour récupérer mes batteries USB et mes cables, mais pas la caméra, ni le sac. J’en profite pour faire un « checkup » rapide de mon matériel (en essayant en vain de subtiliser la carte mémoire), et je remarque que l’écran est brisé. On me déclare que la caméra ne me sera pas rendue pour l’instant.

Je demande alors un PV ou n’importe quel papier écrit stipulant que la saisie de ce matériel a été opéré par l’OPJ, précisant donc dans quel cadre, vu que je ne suis pas poursuivi. Et je ne sais pas, un papier de sortie de GAV, peut-être ?!

La réponse est négative et on me jette carrément dehors de force, escorté manu-militari jusqu’à l’accueil de l’Hotel de Police. « Tu dégages maintenant ! ».

Rappelons que Taranis News avait déjà eu des ennuis avec la police il y a quelques mois.

Cette nouvelle affaire - au vue de ce que s’autorise de nos jours la police - nous renvoie indirectement à ce qu’il s’était passé sur la zad il y a plusieurs semaines. Lors de la visite avortée d’un juge sur la zone, deux journalistes de France 3 et de France Bleu Loire Océan avaient été priés à plusieurs reprises par les opposants de ranger leur matériel mais ont continué de filmer avant de constater la crevaison de pneus de leurs voitures. Les journalistes en question en avaient fait un (petit) scandale. La question revient sur le tapis : comment les caméras et appareils photos des journalistes ne deviennent pas des relais de la surveillance policière ?

Gaspard Glanz explique les mesures de sécurité prises par Taranis News :

Pour information et à l’attention de nos lecteurs les plus inquiets. À l’exception des images tournée ce jour là, les données de la société Taranis n’ont jamais été saisies dans cette affaire, ni même mises en danger. Il n’y a pas eu de perquisition, pas de brèche dans notre système de sauvegarde sécurisée puisqu’il n’est pas connecté à Internet, il n’y avait pas de données sensibles dans le téléphone, mon ordinateur n’était pas dans le sac, les cartes mémoires étaient vierges et effacées selon la plus haute mesure de sécurité connue : l’écriture de 9 passes de zéros sur les anciennes données.

Téléphone

rue89 a recensé 238 « zones blanches », des endroits horribles ou alors tranquilles (c’est selon) : les communes françaises qui n’ont, aujourd’hui, aucun réseau téléphonique ou internet mobile.

En 2016, il ne doit plus en rester une seule a dit M. Macron (oui, le même Monsieur qui a décidé la suppression des cabines téléphoniques).

NDDL


Notre point hebdomadaire sur « Quand vont-ils tenter d’expulser la zad ? ».
Vous vous souvenez, tout semblait clair après les annonces de la préfecture de la semaine dernière : « reprise des travaux », « barreau routier », « courant 2016 », etc. Cette semaine, on est à nouveau plongé dans le brouillard (normal à la zad, me direz-vous), avec diverses déclarations contradictoires.

Le cohérent :
« L’actuel aéroport (Nantes-Atlantique) est au contact de trois zones Natura 2000, il n’est donc pas souhaitable de l’étendre. Si on veut être cohérent avec le rendez-vous de la COP21, alors il faut poursuivre les travaux. » Manuel Valls

L’énervé :
« La France est un État de droit il est inacceptable et inimaginable qu’une minorité d’individus ultra-violents puisse empêcher l’application des décisions de justice et aller contre l’intérêt général. » Manuel Valls

Le oui mais non :
Le député socialiste des Hauts-de-Seine Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, estime qu’il faut « vraiment revoir » le projet de Notre-Dame-des-Landes, qui « ne correspond plus aux exigences écologiques ». Mais il dit aussi « comprendre » la position de Manuel Valls, qui a annoncé la reprise du chantier.

Le non mais oui :
Le porte-parole du gouvernement, M. Le Foll : « Je comprends que certains s’y opposent pour des raisons qui ont pu être justifiées et qui ont fait qu’on a corrigé ce projet, mais je comprends aussi qu’il y en ait d’autres qui disent +Sur un enjeu pareil on doit trouver ce qui va pour l’environnement, ce qui respecte les règles et ce qui fait aussi qu’on porte un peu un intérêt général et un intérêt de développement »

L’incomprise :
« Je n’étais pas pour Notre-Dame-des-Landes. Ça dure depuis dix ans » Ségolène Royal

Le cul entre deux chaises :
« L’aéroport ne se fera pas. » François de Rugy

Nous faisons donc une requête officielle : s’il y a un Edward Snowden à la préfecture de Loire-Atlantique qu’il prenne contact avec nous.

Concluons (pour rire) avec FranceTV :

Les zadistes s’attendent à une nouvelle tentative d’expulsion. "On s’y prépare", nous confie l’un d’eux, dans son sweat-shirt sale.

Silicon Valley


Encore une interview d’Evgeny Morozov, dans rue89 cette fois.

Extraits :

Uber, Apple, Microsoft, Google, sont les conséquences de phénomènes de long terme, ils agissent au cœur de notre culture. Il faut bien comprendre que ces entreprises n’existeraient pas – et leur modèle consistant à valoriser nos données personnelles serait impossible – si toute une série de choses n’avaient pas eu lieu : par exemple, la privatisation des entreprises télécoms ou l’amoncellement de données par d’énormes chaînes de grands magasins. Cette histoire, il faut la raconter de manière plus politique et plus radicale. Il faut traiter cela comme un ensemble, qui existe dans un certain contexte. Et ce contexte, c’est, il faut le dire, le néolibéralisme. Internet est la nouvelle frontière du néolibéralisme.

Voir les plateformes seulement comme un moyen de se passer des anciens médias et de promouvoir un renouvellement démocratique ne suffit pas. Il faut aller plus en profondeur et comprendre comment les technologies agissent sur la politique, et ça, Podemos, comme tous les mouvements de gauche radicale en Europe, ne le fait pas.

Certains à gauche – notamment dans la gauche radicale – ont pu croire que la Silicon Valley était une alliée dans le mesure où ils avaient un ennemi commun en la personne des médias de masse. Il est facile de croire dans cette idée fausse que les technologies promues par la Silicon Valley permettront l’émergence d’un autre discours.

Il faut oser répondre simplement à la question : Google, c’est bien ou pas ? Aux Etats-Unis, on a tendance à répondre à la question sur un plan juridique, en imposant des concepts tels que la neutralité du Net. Mais qu’on s’appuie en Europe sur ce concept est encore un signe de la suprématie américaine car, au fond, la neutralité du Net prend racine dans l’idée de Roosevelt d’un Etat qui n’est là que pour réguler le marché d’un point de vue légal. Il faut aller plus loin et voir comment nous avons succombé à une intériorisation de l’idéologie libérale jusque dans nos infrastructures technologiques.

Sociopathe


Le Monde a interrogé The Counterforce, ceux et celles qui, à San Francisco « Fuck off Google » ou vomissent sur les bus de Yahoo.

Extraits :

The Counterforce constitue les premiers pas d’une nouvelle organisation globale. Nous n’avons pas de hiérarchie. Notre groupe, situé à San Francisco, a pour but de défendre nos villes contre les ravages du « technocapitalisme ». Nous sommes des travailleurs, des artistes, des chômeurs, des anarchistes avec des histoires différentes, mais animés par un sentiment d’urgence : le capitalisme évolue de plus en plus vite, devient de plus en plus sauvage, et nous devons agir avec conviction pour maintenir notre planète en vie.

Quel est votre but ?
La destruction du capitalisme et de l’Etat

Mark Zuckerberg est par exemple un sociopathe dont le but affiché est d’obtenir le maximum d’informations possibles sur les utilisateurs de son site. Le fait qu’il soit de la même génération que nous nous rend d’autant plus en colère contre lui. Il s’est ouvertement moqué des inquiétudes concernant la vie privée. Le réseau social qu’il a créé a été publiquement reconnu par la CIA comme un outil utile pour surveiller les populations américaine et étrangères.

Même si Google et les autres essayent de le nier, leur totalitarisme est comparable à celui de la NSA.

Vrac

Vidéo

L’homme est à terre, inerte. On le devine menotté. Deux policiers le soulèvent, tentent de le faire entrer à l’arrière d’une voiture.Une scène confuse s’ensuit, on entend le choc d’un corps contre la tôle. L’homme est traîné vers un autre véhicule. Sur le chemin, l’un des protagonistes lui assène un grand coup dans la figure, puis s’éloigne pour aller tirer au Flash-Ball vers un passant.

Fachos

Un squat occupé à Nantes par une cinquantaine de migrants africains a été la cible d’un jet de cocktail molotov dans la nuit de samedi à dimanche, provoquant un début d’incendie, mais sans faire de blessé, a-t-on appris auprès de leur comité de soutien.

Vers minuit, alors que les occupants s’apprêtaient à s’endormir, un engin incendiaire a été lancé par un inconnu par une fenêtre de la maison du quartier Chantenay, qu’ils occupent depuis près près d’un an.

Un feu s’est déclaré, que quatre d’entre eux ont réussi à éteindre avec de l’eau et des couvertures, selon le Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks.

Londres-Paris

Des milliers de Britanniques sont descendus dans les rues de Londres pour la "Marche des millions de masques" dans la soirée du jeudi 5 novembre. Mais des affrontements ont éclaté entre police et manifestants anticapitalistes, divisés en plusieurs groupes dans le centre de la capitale. Les incidents ont eu lieu devant le palais de Buckingham et le bureau du Premier ministre David Cameron. Ce sont 28 personnes qui ont été arrêtées pour trouble à l’ordre public tandis que trois policiers blessés ont été transférés à l’hôpital, a indiqué la police.

"Une solution : la révolution" ou "A qui sont les rues ? A nous". C’étaient les slogans de manifestants dont beaucoup portaient un masque à l’effigie de Guy Fawkes, du nom d’un rebelle catholique du XVIIe siècle devenu symbole du mouvement Anonymous. Des affrontements ont eu lieu devant le palais de Buckingham et le bureau du Premier ministre.

La veille, une manifestation d’étudiants réclamant la gratuité des études a dégénéré. De violents affrontements entre jeunes et policiers ont éclaté devant le ministère des Affaires et de l’Innovation. Peu de temps avant, des oeufs et des bombes fumigènes avaient été lancés contre les forces de l’ordre. Réplique instantanée de la police : elle procédera à l’arrestation de 12 manifestants.

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