Snowpiercer - Capture de la révolte

Après Mad Max, Snowpiercer. Un autre type de désert.

Vulture - paru dans lundimatin#87, le 4 janvier 2017

Alors qu’en Corée du Sud des manifestations massives ont abouti à la « destitution » de la présidente Park Geun-hye, continuons notre excursion à travers le désert avec le réalisateur coréen Bong Joon-Ho.

ONE SMALL FLAME CAN BURN A WHOLE FIELD

George Miller (Mad Max : Fury Road) nous a appris une chose : sortir du désert implique une logique de la réparation et non une logique de l’espoir. George Miller a fait des études de médecine avant de faire du cinéma. Or Max, au climax de sa fuite-retour se fait, en quelque sorte, mécanicien-médecin : pour réparer la Machine, il faut réparer les vivants, et inversement. Max n’est donc pas un chef de guerre. « Donneur universel », c’est un rédempteur. Rédempteur dont le stratagème est celui d’une linéaire révolte. Le Curtis de Bong Joon-Ho, dans Snowpiercer, en revanche, n’est pas mécanicien-médecin, il est tacticien, stratège et faux prophète. Seul son dernier geste mérite d’être compris dans la logique de la réparation en sa pars destruens, tout le reste appartient à la logique de l’espoir, espoir fondé sur une fausse hypothèse concernant la nature de la révolte linéaire.

Nous revoilà donc dans notre grand combat contemporain : la lutte acharnée contre le désert. Notre question générale est toujours la même : comment sortir du désert ? Cette fois le désert n’est pas l’erg du Namib où a été tourné Mad Max, mais un virtuel inlandsis, un désert de glace en CGI. Et cette fois la question est plus précise : le système des trois villes (La Citadelle, Gastown, Bullet Farm) qui alimentait le désert en y puisant, s’est transformé en une immense et unique arche cybernétique (Le Transperceneige, le train) dont le métabolisme d’acier ne sert plus qu’à repousser les virtualités infinies d’un Grand Dehors glaciaire. La machine de guerre tricéphale s’est faite gouvernementalité technique. Notre nouveau problème est donc : comment mener un soulèvement vainqueur lorsque l’appareil de capture est désormais cybernétique ? C’est- à-dire quand ce n’est pas l’Ordre qui est maintenu contre le Désordre mais l’Équilibre qui se conserve par gestion fine du Chaos ? sous quelle forme, dans un tel dispositif, un soulèvement vainqueur est-il possible ?

DEUXSERTS

Deux déserts : un virtuel inlandsis et l’erg namibien. Froid ou chaud, ces déserts puisent à la même origine : la catastrophe, mais quand elle est humaine, trop humaine. Dans les récits apocalyptiques récents, il s’agit souvent d’un gros problème de thermostat : il va faire tout chaud, il va faire tout froid, tout est déjà sec, tout est déjà bloc. Ces visions d’apocalypse nous annoncent une désolation torréfiante ou glaciaire, comme si la Météorologie délirait au-delà des limites de la raison prophétique.

Sur les ergs, sur les regs, ou sur les hamadas, dans les plaines rocailleuses des zones désertiques, l’espace s’effeuille en bandes, infiniment plates. L’espace n’est plus qu’un sol à fouler. Un Sinaï à traverser, comme Lawrence ou Moïse, mais sans promesse et sans Eretz. Car lorsqu’il est glaciaire ou calciné, le Dehors est un espace tout lisse. Ce n’est plus que Zones fendues sur des horizons vides. Toundras, taïgas, et terres de feu : une géométrie de Bermudes.
Que Mad Max et Snowpiercer fondent leurs univers sur des déserts, dans la langue de la révolution tout ça veut dire : « la terre est nue, tout est possible, ici tout recommence ». On sent l’axiome implicite : toute table rase côtoie l’aride, une bonne révolution commence toujours par la sécheresse de fin d’un monde.
Mais pour que tout recommence, il faut pouvoir sortir du réduit dans lequel on nous propose de vivre. Or ce réduit, c’est le système des trois villes lorsque le Capitalisme est encore un simple mode de la conquête sauvage et de l’emprise, et c’est l’arche cybernétique du Transperceneige lorsque son emprise ne consiste plus à gagner du terrain mais à gérer les terres brûlées de la terreur.

L’ARCHE CYBERNÉTIQUE : MACHINE SACRÉE, MACHINE ÉTERNELLE

« You are now in the heart of the Engine. I’ve devoted my entire life to this - the eternal engine. It is eternity itself. »
- Wilford

« Eternal order is prescribed by the Sacred Engine. All life flows from the Sacred Engine and all things in their place, all Passengers in their Section, all water flowing, all heat rising pays homage to the Sacred Engine… in its own par-ti-cu-lar pre-ordained position. Yes ? So it is. »
- Mason

Or l’emprise de l’arche est double, s’en évader n’est pas aisé. La logique du Train-Monde (« The train is the world, we the humanity  »), repose sur deux modes de liaison : la monarchie des mouvements – c’est à dire l’unité de l’équilibre par l’unicité d’un principe régulateur ; et la hiérarchie du sens – vision d’ensemble de l’ordre déterminée par l’immuabilité du sacré. La monarchie opère la permanence de l’empire théocratique à travers la figure d’un Wilford-Borgia, pape pré-machiavélien, manutentionnaire et serviteur de l’Eternal Engine, moteur unique de l’éco-système du Train-Monde, tandis que la hiérarchie, véhiculée par Mason au nom du Moteur Sacré, assure la sacralisation de l’Ordre, son éternité et sa transcendance. L’arche cybernétique opère la fusion des deux glaives, le temporel et le spirituel, le glaive papal et l’impérial, l’ecclésial et le séculier, c’est-à-dire : l’ordre disciplinaire et la balance cybernétique. Le couple Wilford-Mason est en cela l’allégorie théorique de l’empire bifrons : permanence de l’équilibre par l’adversum, assurance de l’ordonnance par la pax. La ruse de l’arche disqualifie le bouleversement de l’Ordre par le simple Désordre. Disqualifie l’hypothèse d’une confrontation du capital à ses crises. Capital chaosmos.

Si la tâche de la révolte est difficile, c’est que l’arche de Wilford-Mason organise duellement son monde, par une communication continue entre une représentation de l’ordre sacré et des opérations de balance cybernétique. La révolte linéaire est prise en tenaille entre le Sacred Engine de Mason, et l’Eternal Engine de Wilford. Le Sacred Engine exige la fixité irrévocable des classes et des places, l’Eternal Engine implique un mouvement perpétuel de régulation. Le Sacred Engine de Mason expulse la stasis au nom de l’ordre statique, l’Eternal Engine de Wilford intègre la stasis au nom de l’equilibrium dynamique. Mais cette conspiration de la Sacralité et de l’Éternité ne renvoie qu’à une seule et même stratégie : ce que Giorgio Agamben nomme l’ex-ceptio, exclusion inclusive de la négation, régime d’exception. Ce qui pourrait assurer de l’extériorité à l’emprise est en fait ce qui la fonde. D’où l’échec de la « Great Revolution Curtis » : son hypothèse révolutionnaire se fondant sur l’accaparement de l’appareil du pouvoir, il ne lutte que pour sa reproduction.
Mais si l’insurrection est récupérée par le capital, comment envisager alors un soulèvement vainqueur disposé à abattre le double jeu du Sacré et de l’Éternité ?

L’ALLIANCE DE GILLIAM-CURTIS ET NAMGOONG-YONA

« ...ils eurent le gouvernement et le chaos. Et la misère en prime. »
Comité invisible, À nos amis
Cette question se pose en tant que Bong Joon-Ho ne nous offre pas la seule allégorie théorique du Train-Monde, mais y expérimente l’articulation de deux modes de la révolte. La révolte linéaire de Gilliam-Curtis, la fuite vers le dehors de Namgoong-Yona. La révolte linéaire, comme dans Mad Max, trace une ligne droite vers le centre du pouvoir, vers le Premier Moteur : la Citadelle, l’Avant du Train. L’aspect Furiosa de la révolte de Mad Max, correspond à l’aspect Gilliam-Curtis de la révolte de Snowpiercer. Comme dans Mad Max, la problématique de ce premier aspect est légitimante. S’il s’agit de contrôler la Machine, comme l’affirme Curtis (« We control the engine, we control the world. If we don’t, we get nothing. Past revolutions all failed because they failed to take the engine  »), ce n’est pas pour la destituer, mais pour y installer Gilliam en manutentionnaire légitime de la Machine Sacrée (« Curtis : You [Gilliam] should govern the train now, not Wilford. »). La logique de Furiosa, la logique de Gilliam-Curtis est une logique de la destitution instituante : partir à la conquête de l’appareil de capture – désirer le pouvoir – se mettre au service du Mouvement perpétuel. C’est le point critique du marxisme : la dictature du prolétariat.
L’autre aspect de la révolte linéaire favorise et se mêle à la première logique pour servir ses propres destinations supra-mondaines, c’est l’aspect Max, l’aspect Namgoong-Yona. Il se fonde sur le mouvement intérieur d’une destitution perpétuelle et infinie : non la poursuite du Premier moteur, mais la fuite vers le monde.

La logique de la révolte linéaire est donc double : elle est destitution-instituante d’un côté, pure évasion de l’autre. Mais de même que le Sacred Engine ne fonctionne pas sans l’Eternal Engine, de même la révolte linéaire n’est rendue possible, dans Snowpiercer, que par l’alliance impromptue entre la logique d’accaparement de l’appareil d’État et la force évasive du Dehors. Car sans le savoir-faire technique de Namgoong, sans la prescience de Yona, la révolte se serait achevée à la quatrième porte. Inversement, sans la révolte de Curtis, sans le sacrifice sanglant des tail-enders, Namgoong et Yona ne seraient jamais sortis de leur geôle d’acier. Et si la fuite de Namgoong-Yona réussit, elle ne fait que s’appuyer sur la victoire sacrificielle de Curtis-Gilliam. Dans le mouvement général d’accaparement, quelque chose qui lui appartenait comme moteur se détache et bifurque. Le sacrifice de la révolution prolétarienne peut aboutir à l’avènement de la Commune.
La logique de la révolte linéaire est donc étrangement décohérente : elle opère la transition de la physique classique de la révolution molaire à la physique quantique des communisations moléculaires. Elle excepte la finalité du mouvement l’accaparement pour l’allier à celle des devenirs en plateaux. Elle ne pose la question de l’Avenir de la révolution qu’afin de générer des Devenirs révolutionnaires.

LE DEVENIR DE CURTIS(-GILLIAM) EN GILLIAM(-CURTIS) : LE RETOUR DE LA LOGIQUE DE LADEMPTION EN SA PARS DESTRUENS

Nous retrouvons ce que dans Mad Max nous avions appelé : logique de l’espoir, logique de la réparation. Ces deux logiques en droit incompatibles coïncident et se chevauchent en fait. Et c’est justement ce qui nous autorise à envisager une sortie de l’arche, une sortie du Train-Monde. La figure de Curtis est ce par quoi le film de Bong Joon-ho opère la conversion-relais d’une logique de l’espoir (accaparement) à une logique de la réparation (fuite vers le monde).
Jusqu’à la fin, Curtis est dans la logique de l’espoir. Une des raisons qui manifeste l’emprise du Sacred Engine sur Curtis, c’est qu’il est, entre autre, u n faux prophète. Il déchiffre les signes venus d’en haut. Son ascension vers Wilford est une ascension par les signes : les petits papiers rouges au contenu énigmatique. Ces signes sont semés par Wilford afin de favoriser la reproduction de l’appareil de capture. Ils rendent possible la chaîne de reproduction wilfordienne de la Machine. Comme dans Mad Max avec le Walhalla, il s’agit d’une manipulation théologico- politique de capture. Mais à la différence du Walhalla, les signes de Wilford sont semés un à un afin que leur essaimage linéaire écrive, en définitive, une phrase cohérente et parfaitement subordonnée à la reproduction de l’éco-système du Train-Monde : Namgoong Minsoo-No bullets-Water-Blood-Train. C’est la trame de ce que Wilford appelle son « blockbuster ».

Par la logique de l’espoir, qui se fait déchiffrement des signes, Curtis est totalement pris dans le synopsis du blockbuster. Pièce maîtresse dans la chaîne de reproduction wilfordienne du pouvoir, il participe intégralement de sa reproduction : il en est le moteur caudal manipulé par les signes en provenance de la tête. L’envoûtement de Curtis c’est son idée de la fin. C’est l’accaparement de l’Avant au détriment de la réparation et du retour au monde. Mais il est vrai que « les lieux du pouvoir institutionnel exercent sur les révolutionnaires une attraction magnétique »

Pourtant, le dernier geste de Curtis, le sacrifice de son bras dans les rouages de la Machine afin de sauver l’enfant qui y opère la maintenance, opère le retour de la logique de réparation dans la logique de l’accaparement. Mais contrairement à Mad Max : Fury Road, la réparation est destruction. Car à la différence de Mad Max, l’emprise du Tranceperceneige est totale : jamais il n’a été question, ni d’un Walhalla, ni d’une Terre verte, ni d’aucun autre-monde, même rêvé. On ne peut même pas parler de détournement ou de capture des ressources vitales, comme avec la Citadelle d’Eternan Joe, puisque la production de ce ressources est nécessairement conditionnée par l’équilibre interne de l’arche cybernétique. C’est pourquoi réparer, abolissant l’espoir, c’est détruire. C’est proprement une réparation désespérée : C’est au moment où la mécanique bien huilée de la destitution-instituante est sur le point d’opérer la passation finale, au moment où Wilford a presque convaincu Curtis de s’introniser en nouveau maître, au moment où de toute façon, il n’y a plus d’autre choix, qu’un geste excédentaire à toute stratégie tranche désespérément la logique de Wilford et met un terme radieux à toute la Machine.

Ce qui signe le passage de la logique de l’accaparement à la logique de la réparation (en sa pars destruens) c’est le surgissement d’une vision terrible : la vision hugolienne d’un enfant dans les rouages (« ...accroupis sous les dents d’une machine sombre… »). Alors que Yona tente d’ouvrir une plaque du sol de la Machine où l’on découvrira Timmy opérant la manutention obscène de l’Eternal Engine, le script note : « Suddenly, a thought flashes through Curtis’ mind ; something he has forgotten. He blinks as if to clear Wilford out of his head. » (Soudainement, une pensée traverse l’esprit de Curtis ; quelque chose qu’il a oublié. Il cligne des yeux comme pour chasser Wilford de sa tête). Ce flash inaugure alors la conversion de Curtis vers la réparation désespérée. Car ce flash, invoque un geste rédempteur de Gilliam, dix- sept ans auparavant.
Si Gilliam, en tant que vieux roi légitime, implique la logique d’accaparement de Curtis ; s’il implique, en tant qu’ami de Wilford, la reproduction cybernétique du Train-Monde ; il incarne aussi la logique de la réparation. Lorsque Curtis voit l’enfant dans les rouages, il se souvient alors du Gilliam de la réparation : il y a dix-sept ans, Gilliam avait sacrifié son bras pour sauver un nouveau-né que Curtis s’apprêtait à dévorer. Curtis sacrifie donc son bras pour sauver un enfant dévoré par les rouages à l’image de Gilliam se sacrifiant jadis pour sauver un enfant de la bouche de Curtis. Et ce n’est pas le don inaugural d’un grand sage (Gilliam), mais le contre-don du disciple (Curtis). Ce n’est pas le grand don originel, mais le paiement second d’une dette (la dette de Curtis envers la sagesse de Gilliam). Une imitation de l’exemplarité sainte de Gilliam, voilà le sens que le dernier geste de Curtis peut prendre, voilà ce qui l’arrache à la chaîne de reproduction wilfordienne, voilà ce qui répare Curtis de sa culpabilité cannibale, ce qui sauve par la
destruction l’inhumaine aberrance du Train-Monde. Si on assimile les Rouages - qui dévorent actuellement l’enfant -, à Curtis qui jadis désira dévorer un autre mioche, la mutilation du bras de Curtis reproduisant l’Exemple de Gilliam est rédemption. C’est la mutilation du bras de Tyr dans la gueule du cruel Fenrir.

Il y a là, pour résumer, deux modes de reproduction antagonistes dont l’un sonne le glas de l’autre : la chaîne de reproduction wilfordienne du pouvoir, par manipulation et passation ; la ligne de reproduction gilliamienne de l’éthique, par exemplarité et appel. Sa geste surnuméraire inaugure une ligne d’exemplarité. Deux reproductions donc : celle de l’équilibre, celle de la rédemption. La logique de l’équilibre se fonde sur un feed-back, la logique de la rédemption intervient, à tout moment, en tous lieux, et en tous temps, au kairos d’une rencontre ou d’une coïncidence.

Concluons avec le couple Namgoong-Yona. Car c’est d’eux que viendra la libération effective du train. Eux dont la victoire est l’effet surnuméraire du geste de Curtis, dernier attachement à la machine. C’est en Yona que Curtis trouve la force de son sacrifice rédempteur. C’est elle dont la perception fine saisit sous la pureté de l’Eternal Engine la présence de l’obscène : l’enfant dans les rouages. C’est elle qui déclenche en Curtis la geste de Gilliam. Ce qu’elle a de si singulier, c’est sa finesse. Sa finesse sensorielle : elle voit les sons, elle voit jusqu’aux sons des flocons tombant sur l’éternel dehors - dit-elle dans le script. Elle est la dimension sensible de l’ouverture au monde qu’implique la fuite. Et son père, Namgoong Minsoo, lui, en est l’aspect technique. Il sait ouvrir les portes de chaque section du train et composer la bombe qui détruira la porte latérale. Le couple Namgoong-Yona incarne l’art sensiblement habile de la fuite. En eux se renouvelle la perception et le savoir des désertions. Il ne s’agit plus de parier, comme Max, sur l’éternité d’une médecine-réparatrice infinie, il s’agit désormais d’associer à la perception fine du monde, les armes de la rédemption. En Max-Namgoong-Yona, nous voilà en présence de celui qui répare, celui qui sape, et celle qui sent.
Nous pourrions arrêter là, mais une belle histoire présente dans le script de 2011 pousse à continuer : Namgoong raconte à Yona l’histoire de la Révolte des Sept. Ces Sept qui, une dizaine d’année auparavant, ont réussi à sortir du Train. Un bref instant, pour finir gelés. Figures de glaces ou mémorial du Dehors. Leur meneuse s’appelait Gana, une Inuit, dont le prénom signifie : chute-de-neige. Namgoong et Gana se sont aimés. Et Yona est leur fille. La fuite, c’est l’héritage de Gana, l’Inuit qui connaissait tout des différences sensibles de la neige. L’héritage de Gana, c’est la fusion éphémère de celui qui sape à celle qui sent. L’art sensible de l’émancipation par où s’achèvera l’Exode.

Repeupler le désert c’est de ne plus y craindre le seul espace hostile de nos abrutissements. C’est percevoir en paix où se love la force : le léger affleurement des mondes à venir.

À Mexico

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