Jeunes savants et mauvais perdants - Critique clinique.

« Mais va pour la migraine, tant pis ; ras-le-bol de vouloir faire quelque chose à partir de notre malheur. Il s’arrange de bien trop de sales petites choses. Il n’y a rien à faire de notre tristesse, elle ne nous fera rien faire. Nous voudrions partager et suivre les affects qu’elle a étouffés. Nous nous sommes exercés à lutter contre le ressentiment, à reconnaître le Bon, le Bien, le Juste, le Beau quand ils arrivent. Servons-nous en. Au bout des fêlures, la plage. »

paru dans lundimatin#48, le 15 février 2016

Longtemps nous avons fait des études. Notre désir de savoir s’est vu autant satisfait que giflé. Soit l’expérience enchantante d’assister à la chute du réel immédiat qu’on nous inflige, de le voir se dissoudre et se recomposer au fur et à mesure de ses genèses. Sentir les mots refaire les choses décidera à jamais d’une parenté intime avec ces jeunes filles de ferme découvrant la littérature en douce des sermons quotidiens. Soit aussi l’expérience misérable des lieux où les fils veulent ressembler aux pères et des discours grotesques et terrifiants du pouvoir cadenassant les jeunes esprits dans un état des choses durci et naturalisé. Soit enfin un règlement de comptes infini avec le mythe de l’étudiant infatigable, qui insufflait de l’orgueil à notre labeur tout autant qu’il s’exerçait comme fantasme de Père Fouettard. Les batailles à livrer pour l’élaboration de sa position théorique organisée autour de l’épreuve de l’écriture et de sa validation par les pairs, ont leurs disparus, leurs grands malades discrets, leurs tricheurs et leurs vainqueurs. Ah quelle furieuse épopée que ce processus d’intériorisation d’exigences et de croyances pour concourir aux postes de l’avant-gardisme éclairé...

Puis nous avons entendu sonner les clairons de la défaite et de l’ennui. Politiquement, nous avons perdu contre le LMD et la LRU, voyant ainsi s’ouvrir une nouvelle séquence dévastatrice des lieux de pensée qui nous étaient familiers et, quels qu’aient été leurs défauts structurels, précieux comme des abris. Théoriquement, vint le moment de l’ennui, inévitable lors de tout long cheminement universitaire et symptomatique du tiraillement mal vécu entre assimilation de connaissances et velléités de création. On se lasse de la répétition de principes qui perdent en force d’impact ce qu’ils gagnent en évidence. On s’assomme à trouver le bon agencement du savoir déjà constitué, à redistribuer n’importe quel propos dans une grille d’analyse qui finit par les avaler plus qu’à leur donner sens et vigueur. Devenir de plus en plus savant peut drôlement coïncider avec la position de secrétaire ou d’agent-comptable des Idées. Nous nous sommes sentis rejoindre la table austère de « ces vieillards qui font tresse avec leur siège. » L’étudiant est fatigué et finit par se l’avouer.

D’où, chose remarquable, quelque chose commence à s’ensuivre... ; un changement de place, l’inversion d’une perspective : celle de tous ceux qui depuis leur situation immédiate trop étroite, « regardent au loin » vers un horizon de savoir symbolisé par des livres, des bibliothèques et des universités détenteurs de mondes inconnus et passionnants. Nous, rats de bibliothèque, c’est sur le toit d’une faculté à moitié en ruine que nous avons insensiblement commencé à grimper pour regarder au loin. Ce que nous y avons vu, mazette, n’en a pas encore fini de nous émouvoir...

Le dehors s’empare de nous. Non pas cette excursion excitante dans une micropolitique-de-singularités-queer-rhizomatico-paranormales-mon-cul-ouais, mais des actualités un peu minables, un peu banales sentant la bêtise crasse et la raison d’État. Nous tentons d’appréhender ce qui fait la force de maintien et de propagation de tout ce que nous dissolvions et révoquions comme chimères odieuses. Nous nous demandons ce que la médiocrité ambiante pourrait apprendre au fameux passage de relais théorie-pratique, pratique-théorie. Nous devenons plus curieux des procédés par lesquels une idée se pratique et ce qu’elle peut engendrer ou annuler de pas si bien compris, assumé, prévu que ça. Nous nous embarrassons d’une multitude de détails. Ce que nous dédaignions comme pas intéressant, toujours pareil et bien connu en vient à constituer l’épreuve la plus décisive pour notre savoir : qu’est-ce que nos textes d’une éclatante santé conceptuelle pourront supporter de notre monde ? A quoi nos livres nous ont-ils rendus aveugles ou insensibles ? Mais de même, qu’est-ce que cette époque pourra supporter de nos principes et de nos vérités ? Quels seront les mots et les gestes que cette « vieille matrone qui n’a pas toujours existé » mais à la peau foutrement dure quand même, sera incapable de digérer ?

Se rattrape ainsi une sorte de glissement classique qui s’opère pendant les années d’études : les livres aident à comprendre le monde, puis ils en viennent à nous le rendre insupportable. Le temps de l’apprentissage et de la réflexion impose évidemment une suspension hors du cours quotidien des choses, de sa vitesse, de son infinité d’images et d’informations. Un problème se pose néanmoins quand cette suspension mène, fût-ce inconsciemment à une certaine bouderie, à un discret mépris considérant le réel comme toujours bien moins intéressant que ce que l’on en sait ou croit savoir. Les sujets-objets de philosophie, d’histoire, de sciences semblent plus ennuyeux à voir de près que leur philosophie, histoire etc... Alors même si nous n’avons eu de cesse de cultiver la vertu politique consistant à se remettre à l’heure du monde, à ne plus souffrir que le réel déjà travaillé et ramassé en un livre, nous avons évité trop de rencontres. Mais en devenant à la fois plus grossiers dans notre rapport à la matière et plus prudents dans nos affirmations, nous devenons plus courageux : on se laisse décontenancer et cette voie de la déstabilisation est celle à suivre pour trouver les nouvelles armes à forger, elle est la seule voie du gai savoir, celle que toute génération a à poursuivre davantage. De même que cette voie reste la meilleure et la plus sûre pour rester fidèles à nos grands hommes et femmes dont les idées les plus vives naquirent sur la brèche, à la pointe de l’ignorance.

En somme, on commence à regarder autrement et d’un peu plus près ce dont on parle, quoi. Ce faisant, nos coups de massue conceptuels d’antan commencent à ressembler à des pistolets à bouchon. Nous apprenons à quitter l’époque où nos oppositions frontales ne consistaient qu’à se cogner la tête contre les murs plutôt qu’à les détruire. Et non aucun mur ne se détruit à coups de tête et non, ce qui ne tue pas ne nous rend pas plus forts, non, voyez nos sales caboches tuméfiées de rage impuissante. Méfions-nous de notre fascination pour la violence et la folie et retrouvons aussi celle pour le pouvoir, la stratégie, la victoire et la santé.

Oh, nous ne sommes pas rendus, ne le cachons pas. Ce passage au dehors est rendu laborieux et dramatique par moultes de nos vilaines habitudes de retranchement, de rêvasserie, de tristesse et d’infériorité.

Nous sommes formés à un type de marginalité. Et à trop stationner à la bordure, on y reste coincés, retenus. C’est en effet l’un des dessous péniblement avouable de la position marginale d’en venir parfois à se confondre avec une position de tétanie. A force d’exercices centrifuges, on n’ose plus déranger, affronter les Surmoi, pénétrer le centre et mordre à pleines dents le nerf de la guerre. Par exemple le mot d’ordre d’investir le champ social, cette sorte de vaste étendue commençant au sortir de nos cavernes, nous désempare complètement car on nous a appris, et nous l’avons bien retenu, tout ce qui nous tenait en échec et mat, toutes les stérilités, toutes les critiques, tous les mensonges. Aussi, entre le soulèvement des masses et les groupuscules factieux, la complexité des passions humaines et l’éternelle victoire du Même, nos petites « négativités sans emploi » devenues trop faibles, trop subtiles, vont et viennent sur la pointe des pieds comme sur des terrains toujours déjà minés. Le travail de sape des rationalités dominantes et l’éloge du minoritaire infiniment menés ont fait de nous des idiots incompris, forcément incompris. Exactement l’inverse qu’à St Cyr où « Ils s’instruisent pour vaincre » ; nous on a appris à perdre et à rester invisibles en maudissant le cadre de la pensée majoritaire. Notre savoir ne nous a pas donné de pouvoir. Ainsi de l’autre exemple banal du chevelu-binoclard qui se laisse bousculer par n’importe quelle connerie proférée, ne sachant par quel bout prendre le discours pour le décrasser plutôt que de se sentir suffisamment soutenu par son savoir pour réduire cette bêtise en poussière avec tranquillité et bonne humeur. Alors que nous passons notre temps théoriquement à gifler la grasse fatuité occidentale, à introniser nos disciplines comme sports de combat, on s’écrase, on accepte même cette situation comme définissant quelque chose comme un charme de l’intellectuel rétif aux mondanités, on allègue la fragilité des grands esprits etc...Ce qu’on y perd du coup dans tout ça, est la possibilité de réaliser que nous pouvons faire peur et mal et c’est pitié. Que les idées critiques inculquées abaissent tant les seuils de tolérance quant à ce que d’autres supportent avec aisance, que nous finissons par passer pour des naïfs, est un comble auquel on s’est trop habitués. On oublie l’essentiel : qu’au sein des rationalités courantes, bien de nos penseurs seraient considérés comme vraiment dangereux, barbares, pervers, hyper-choquants si on sonnait la charge contre leur neutralisation. C’est pitié.

Mauvais perdants, nous sommes devenus solitaires et rêveurs. Trop timides, trop affectés par la moindre dégueulasserie provoquée par tout contact avec nos contemporains pour être sincèrement attirés par la figure du militant. Bien sûr, un questionnement vague mais constant nous a animé à propos du « comment » : comment monter des machines à faire chier les officiels, coloniser des territoires, former la relève, parler aux gens etc.. . Mais nos puissances restent fondamentalement fantasmées : en de grands pulsations romantiques et cruelles, nous voyons s’éclater la terre, vibrer les foules, libérés les prisonniers, se succéder des semaines sanglantes et se célébrer de glorieuses agapes avec tous les damnés de la terre et des mers. Ca palpite du côté du mythe (ah Icare...), d’une tradition (ah « Spinoza encule Hegel »...) , ça conçoit une société occulte qui ferait des puissances persécutées les fondements d’une ère nouvelle à honorer avec une discipline militaire le jour et dans de noires orgies la nuit... Alors oui, ça tient bien chaud tout ça merci, mais ça se paye d’une sacrée amertume ailleurs. C’est bien ce rapport entre inaction et fantasme, rapport de compensation, d’absolution même, qu’il nous faut apprendre à renégocier. La politique n’est pas un voyage immobile. En tant que méditants, producteurs de savoir, nous avons à repenser notre situation d’observation de sorte qu’en se plaçant mieux, nous commencerons à guérir de ce tic d’épuisé que sont les fantasmes.

Idiots, rêveurs, moines-sauvages...mais tout autant violemment rétifs à ne se considérer que comme des individus privés. Nous connaissons les graves dangers menaçant les déserteurs : soit celui de mener une quête d’ « épanouissement personnel » et à tout miser sur les divertissements offerts par le marché ; soit celui de la folie, de l’absence d’oeuvre, rien de moins, auxquelles mènent l’enfermement dans les grandes misères des foyers et la privation de monde. Nous les connaissons pour les avoir expérimentés ou à tout le moins approchés de trop près pour ne pas s’être fait brûler. Mais si la rétractation dans le privé nous apparaît évidemment nocive, sa politisation ne semble plus y remédier. En effet, que le personnel soit politique est un fondement non seulement de notre savoir mais de nos convictions : on le transmet, on le rappelle, on le défend. Cependant nous n’avons ni découvert ni atteint ce point radieux où le partage d’un malaise peut changer la donne et mettre chacun à l’aventure. « Le personnel est politique », c’était la grande clameur qui montait de tous les lieux consacrés aux timides mais francs bavardages, c’était la joie de n’être plus seul et piégé par un « vécu » confus. Par temps désolé, notre imagination a pu réactiver ces moments historiques : on les voyait, on les entendait presque ces femmes, ces étudiants, ces malades, ces chômeurs même qui expérimentèrent une transformation de leur souffrance quotidienne dans sa mise en commun et en délibéré. Pourtant la charge d’exaltation de ces scènes semble proportionnelle à leur fossilisation. L’enclenchement événementiel d’une parole sur un acte nouveau, tremblant d’amateurisme mais fort de son existence collective devient véritablement mythique pour beaucoup d’entre nous. Nous les grands morfondus qui n’avons assisté qu’à la collectivisation des impuissances et au perpétuel renvoi de la souffrance à elle-même. Nous pour qui cette dernière ne signifie plus qu’un assujettissement honteux au narcissisme et au nihilisme contemporains. Nous pour qui « le personnel-politique » s’est obscurément transformé en « le malheur-conformiste » et qui acceptons ce châtiment comme une sale migraine à cacher.

Mais va pour la migraine, tant pis ; ras-le-bol de vouloir faire quelque chose à partir de notre malheur. Il s’arrange de bien trop de sales petites choses. Il n’y a rien à faire de notre tristesse, elle ne nous fera rien faire. Nous voudrions partager et suivre les affects qu’elle a étouffés. Nous nous sommes exercés à lutter contre le ressentiment, à reconnaître le Bon, le Bien, le Juste, le Beau quand ils arrivent. Servons-nous en. Au bout des fêlures, la plage. La confiance en soi. Des passions nacrées. « 90 000 espèces de fleurs ». La joie qui ne se rabougrit plus à s’imposer des conditions et des justifications. Notre travail n’en sera que meilleur. Promis.

Nous retournons donc à notre ouvrage mais ce, en nous éloignant de la dimension universitaire pour apprendre à nous servir de ce que nous y avons appris et à le remettre en jeu. Dans ce devenir plus amateur, on se soulage de bien des choses : des obligations académiques, des affres du jugement et surtout des « loyautés imaginaires » qui créent l’impression très profonde de devoir notre cerveau à des gens qui ne nous demandent rien et qui ne viendront jamais nous chercher. Le pas de côté vis-à-vis de l’institution prend différentes formes concrètes : départ volontaire, départ volontaire affligé, exclusion forcée ou présence dans l’institution suffisamment insatisfaisante pour nécessiter des échappées belles en douce. Les mauvais perdants que nous sommes sur ce plan-là aussi veulent tenter de jouer une autre partie. L’éloignement de l’université nous permet de décider devant qui et à quoi rendre des comptes et ça c’est super. Nous ne devons rendre compte qu’au seul désir de savoir, qu’aux regards au loin portés par n’importe qui recherchant à découvrir autre chose que ce qu’on lui impose. Nous ne devons rendre compte qu’à ceux et celles privés de savoir et dont l’horizon reste barré : « Messieurs, si j’avais su lire et écrire, j’aurais détruit la race humaine » ; intellos gratte-papier que nous sommes, ne lui faisons pas avoir honte de nous. Enfin, nous n’avons à rendre compte qu’aux droits et devoirs de la pensée énoncés dans la Déclaration universelle d’indépendance et d’interdépendance des universités. C’est tout mais c’est déjà pas mal. L’Université représentera désormais pour nous ce dispositif imaginaire en vertu duquel nous avons à nous conduire et à prendre notre revanche. C’est en regard de ces impératifs, accompagnés par eux que nous entamons l’épreuve de force pour redéfinir notre tâche et nos objets.

Quant au choix de ces derniers, nous devons nous garder d’une confusion terrible voulant que leur qualité de noble ou d’ignoble commandent le statut de ceux qui les pensent. La réhabilitation d’une multitude d’objets comme dignes d’être pensés n’est pas acquise puisqu’aux petits désaxés vont les déchets de l’époque (ils adorent ça en plus) et aux élites, les gros universaux décisifs. La définition des objets devient le marqueur de la position sociale de ceux qui les traitent, légitimant ainsi la hiérarchisation des intérêts et des capacités. Et c’est là rien moins que trahir ou enterrer l’acte d’imposition d’objets non-traditionnels dans les champs disciplinaires comme refondateurs de nouvelles et puissantes rationalités. Il est désastreux de nous présenter comme tout petits à faire de toutes petites choses qui n’intéressent qu’un tout petit monde, nous ne l’avons que trop entendue celle-là. Ne soyons pas de ces bosseurs (bosseuses surtout...) modestes qui autorisent les dominations. Nous sommes de bonnes recrues pour la pensée et son avenir. Nous en avons bavé à nous faire un estomac, à réformer nos entendements toujours en grand péril ici bas, à nous dresser à la vérité. Servons-nous de nous. Luttons contre cette position d’infériorité assumée, revendiquée même comme subversive alors qu’elle ne signe que l’abandon d’une prétention. Et bien sûr, méfions-nous des apparences de noblesse ou d’infamie, renvoyant soit à une retraduction conceptuelle enjolivée des agendas gouvernementaux, soit à un quotidien minuscule vraiment et uniquement vide à en chialer, soit à un pseudo-minoritaire cool consacrant les divertissements de la bourgeoisie.

Le respect d’un dispositif idéel et l’exigence dans le choix de nos objets, voilà qui peut nous tenir pour nous mettre à raconter notre air du temps, notre histoire, nos théâtres, nos conflits, nos ralliements que personne n’écrira à notre place. Et ce malgré l’épreuve difficile de déclassement et un capital oh que trop symbolique. Nous sommes coutumiers de cette culture sournoise qui considère le travail intellectuel comme tellement gratifiant en soi qu’il peut se passer d’argent. Nous l’avons même dangereusement intériorisée pendant trop longtemps, confondant traditionnel désintéressement avec légitimation de la précarisation et de l’exploitation massive des jeunes chercheurs par les universitaires, le secteur de l’édition etc... Bien sûr que le minoritaire qui consacre sa vie à la pensée n’est pas une sinécure, on était bien prévenus. Les comptes de boutiquiers paniqués et asservis au montant des aides sociales, les soirs d’angoisse où l’on se sent peu à peu rejoindre l’antédiluvienne procession des poètes crève-la-faim font partie du lot. Mais au moins (en attendant de sortir de l’euro !), soyons prudents et hargneux comme il convient dans le choix de ceux qui peuvent nous féliciter de la beauté du geste, nous plaindre ou nous critiquer. Tenons-bon.

Quant à parer à la circulation et au commerce difficiles de nos idées, donnons-leur de la souplesse et de la fraîcheur : le vent les portera. Nous ne sommes pas ou plus en dette vis-à-vis de notre public et de notre langage d’origine, là encore profitons-en. Les domaines à parcourir sont infinis. Tout bouge dehors et requiert notre attention. En plus de nos obsessions habituelles d’ordre métaphysique et historico-politiques, on voudrait en raconter sur les conditions de vie étudiante d’ici, d’ailleurs ou de y’a longtemps, sur le fonctionnement des administrations, sur l’agriculture, l’artisanat (histoire de donner suite à une fascination pour le travail de la terre, le travail manuel et de se préparer au kibboutz), quoi d’autre encore...Et puis va aussi falloir parler cul hein, comment ne pas (ouaiiiiis !!). Libérons les plumes. Attirons les regards au loin. Notre Politburo intérieur se donne pour critère unique mais non-négociable que nos discours soient détendus et pas trop cons : « Concentrate » et « Work with pleasure only ». Bref, souquons-ferme et tenons bon. On l’a mauvaise, on va la garder mauvaise avec soin mais nous voulons tenir bon.

Courage, camarades de toute discipline, courage et racontons le monde...

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