On a parlé de 50000 personnes, dont 15000 sur des points de blocages, de 6000 policiers, de nombreux coups de matraques et de plusieurs dizaines de manifestants transportés à l’hôpital. On a également compté deux heures et demi de retard lors du lancement du congrès, et ce dans une salle à moitie vide. Une défaite honorable ou une victoire en demi-teinte, c’est selon. Quoiqu’il en soit, la mobilisation a suscité énormément d’attention et produit quantité de discours sur des objets habituellement ignorés voire méprisés par la presse traditionnelle.
Un periph entièrement paralysé par une vingtaine de points de blocages, un palais des congrès assiégé toute la journée par des cortèges aussi mobiles que garnis, des lignes policières parfois mises à mal en dépit de la présence de canons a eaux et... de chiens !
On retiendra aussi l’usage généralisé du gilet jaune qui m’a donné, sept ans plus tard, dans un autre pays et dans une autre langue, l’impression de revivre une certaine séquence politique dont le souvenir, depuis, n’a jamais cessé de m’habiter.
Pour ma part, j’étais sur place caméra en main pour le collectif filmique Kompost modern que je cofonde avec des copaines allemandes, on en a fait ce ciné-tract.






