A la lumière de l’histoire, et étant donnée la puissance des institutions financières et économiques, il apparaît clairement qu’un gouvernement de gauche seul, aussi volontariste soit-il, n’aura comme devenir possible que la démission plus ou moins forcée (scénario Allende), ou le renoncement (scénario Tsipras). La voie étroite qui se dessine repose sur une alliance, une synergie, entre une gauche institutionnelle offensive et des mouvements sociaux organisés en pouvoir populaire. Et c’est là que l’écologie permet de renouveler les hypothèses classiques de la gauche révolutionnaire : la puissance désirante, le liant et la force matérielle du pouvoir populaire sont à rechercher, entre autres, dans les composantes de l’écologie territoriale, dans les collectifs d’humains matériellement et affectivement attachés à des milieux de vie et à leurs habitants non-humains. La perspective est la construction d’une Internationale des milieux de vie, capable de soutenir ou de combattre les gouvernements, de transformer ou de défaire nos institutions.
Voici la première moitié de cette bande dessinée qui paraîtra le 8 octobre chez Steinkis.
Comment élever la politique à la hauteur des enjeux écologiques ? Pour tenter de répondre, cette BD propose un arbre de décision et procède par élimination. En chemin, pour l’épauler dans sa démarche et lui apporter la contradiction, l’auteur convoque François puis Danielle Mitterrand, une outarde canepetière arrivée au pouvoir par les urnes, une mésange à longue queue social-démocrate et quelques autres. Qu’a-t-il manqué en 1983 pour maintenir une ligne de gauche ? La situation pourrait-elle être différente après 2027, en cas de victoire de la gauche de rupture ? La question écologique change-t-elle la donne ?





































