(ex-vidéos)

Leïla Chaix

paru dans lundimatin#269, le 4 janvier 2021

« Avant de créer de l’emploi, des métiers devront être détruits. Celui de ministre, par exemple, ou de Président
de la République. »
un robot lors d’une assemblée,
septembre 2032

(2020)
Je vous écris depuis Saturne, où j’ai établi ma retraite. Je reste avidement connectée à l’actualité de la Terre, planète dont je suis originaire et pour laquelle j’ai conservé une tendresse mélancolique. L’autre jour en zoomant un peu, j’ai vu qu’en France ça se passait mal pour la plupart d’entre vous, aussi j’ai pris la décision de vous écrire une chronique, vous les vivants de cette zone, elle contient certaines des idées, images et interprétations qui me sont venues à l’esprit, alors que je prenais connaissance de votre triste situation. Il y a aussi des fragments de rêve, et des paroles parvenues, captées par erreur et rendues, dans toutes leur vivacité. Je me suis dit que ça pouvait servir. J’ai compilé. Quoi qu’il en soit, et bien que le temps s’écoule lentement, sur cette planète que j’ai élue pour mon ermitage céleste, j’ai aujourd’hui un certain âge (ma peau se fripe, mes cheveux blanchissent, ma voix s’éteint, mon âme s’affine, ma vue et ma vie s’améliorent) ; aussi j’espère que mon écriture ne sera pas trop ankylosée par toutes ces anémones-lumières qui nous séparent.
Je vous salue bien petits terriens, puissent mes mots vous venir en aide, et/ou au moins : vous divertir.

Ça va donc commencer comme ça.
Il y a quelques jours de cela, alors que je me connectais sur l’actualité de la Terre, pour y capter quelques infos, j’ai zoomé un peu sur la France, puis sur une zone à haute tension et recouverte de béton (c’était Paris). Je suis rentrée dans le bâtiment dit de « l’Assemblée Nationale ». Là une bande de députés étaient en train de voter une loi dite « Sécurité Globale ». Habitant maintenant assez loin, j’ai le temps l’espace et le loisir de me poser des questions. Je choisi souvent des questions simples, et je choisi d’y répondre longuement. Et grâce à mon ordinateur, j’écris la liste de mes idées, et retrace l’enchaînement des phrases qui me viennent en tête. En entendant des frères terriens se bâfrer de mots à propos de cette loi sordide dite de « Sécurité Globale » j’ai eu envie de leur demander : ça veut dire quoi Sécurité ? de quelle Sécurité parle-t-on ? et la Sécurité de Qui ? Et Global, qu’est-ce que ça veut dire ? et de quel Globe parle-t-on ?

Qui sont ces gens que je vois parler dedans l’Assemblée Nationale ? Que disent ces gens ? Quels sont les mots qu’ils utilisent ? Quels sont les morts qu’ils ne disent pas ? Qu’est-ce qu’un Ministre ? Quels sont ces signes que je les entends manier ? Quels sont ces mots qu’ils s’approprient et qu’ils détournent ? On est tellement habitué·e·s à se barricader mentalement face au Bullshit Continuum, qu’on en oublie de réagir face à l’usage que vos ministres font de nos mots. On est devenu·e·s tellement aptes à produire un flux continu de défiances et de moqueries, qu’en les observant on oublie. Nous sommes tellement assailli·e·s qu’on a cessé de réagir, ça n’imprime plus, ni le papier, ni l’audio ; on est devenu·e·s des vidéos. Nos intestins et notre esprit ont fini par s’habituer, et digèrent très bien les mensonges. Certain·e·s savent les transformer, d’autres savent les neutraliser. Toujours est-il, toutes ces données, on appelle ça de l’information.

Les ministres sont des logiciels, ils sont codés pour manipuler, transformer, ré-agencer, ré-ordonner, produire de nouvelles définitions, presser, produire, jeter, détruire, etc. La linguistique des logiciels, suit une logique mensongère. Par exemple ils ne disent pas « mensonge », ils disent « discours ».

Les citoyen·ne·s sont vidéos. Les vidéos regardent, entendent, avalent et parfois même : transforment et incorporent. Parfois aussi elles régurgitent. Moi je suis devenue une vidéo, comme tout le monde, et je voyage ; mais aujourd’hui j’ai un problème, c’est pour cela que je vous écris. Je me suis rendu compte de quelque chose, et ça ne va pas du tout, depuis.

Je me suis dit :

Tous ces ministres que l’on les observe, on les regarde et on les stream ; on les podcast, on les re-tweet, on les commente, on enregistre, on les spéciale rediffusion, on les exporte, on les dissèque, on les encadre, on les obsèques... finalement on les étudie. Nous sommes devenu·e·s des spécialistes de nos élites médiatisées. Comme au Musée ou au Zoo : on les expose, on veille sur eux, on les désigne, on les dénomme, les dévisage, les déshabille, les décortique, et de nos yeux on les dévore, ils sont devenus nos décors. Et nous, nous sommes (comme au début... nous ne le sommes pas devenus, car nous le sommes depuis longtemps) nous sommes ce dont ils se nourrissent.

Nous sommes des clics et des nuages, nous sommes des globes, des yeux sur pages. Et dans le vaste espace du Web, sommes devenus des vidéos. Nous sommes stockées sur un serveur dont nous ne sommes pas libérées. Quelques vidéos d’entre-nous sont parvenues à s’échapper, mais nous n’avons pas de nouvelles. Les logiciels sont décidés, organisés, ils sont surtout bien programmés, mais nous devons nous délivrer.

Avant que j’en vienne à mon problème, étudions d’abord deux exemples. Un animal dans un Zoo et une œuvre d’art au Musée.

Une œuvre d’art dans un musée, cela ne nous regarde pas. Certains disent que c’est une icône. Un animal dans un Zoo, depuis sa cage, ne nous regarde pas non plus. Certains disent que c’est de la viande, d’autres disent que c’est un objet, une espèce, un sujet, une âme. Le lion en cage nous voit passer, mais il n’est pas venu nous voir. L’humain, lui, est venu pour voir. Dans la perception du lion, nous ne sommes qu’une vidéo dans son fil d’actualité. Un flux potentiel de données, passant sur la bande passante. Pour l’estomac de l’animal, « Je » (et dans le meilleur des cas) est un possible fournisseur, soit d’accès à une sortie, soit à de la nourriture. L’humain devant lui est une potence, un potentiel.

Nous (vidéos) sommes des clics, une puissance, une potentielle charge d’énergie. Les écrans de nos téléviseurs, les interfaces que l’on parcoure, toutes ces surfaces sur quoi l’on surfe, elles n’ont pas d’yeux. Rien de tout cela ne nous écoute, ni non plus ne nous étudie. Il en va de même pour nos ministres, qui sont d’abord des logiciels. Un logiciel ne regarde personne (ceux là ne nous regarde pas). Un logiciel n’étudie pas, il ne lit pas entre les lignes, ne ressent pas, ne comprend pas ; il possède une intelligence, mais pas de celles qui improvisent, ni de celles qui savent associer... encore moins de celles qui ré-agencent, encore moins de celles qui font la Magie. Parce qu’il semble que ces esprits là, souvent ne souhaitent pas gouverner... c’est notre principal problème, et ça fait longtemps qu’on y est... seulement voilà, jusqu’à maintenant, ça pouvait à peu près aller. Mais désormais, ça ne va plus.

Moi en tant que petite vidéo, j’aimerais bien les ignorer les logiciels, savoir prétendre, savoir m’en foutre, les ignorer. J’aimerais qu’ils soient si esseulés derrière leur prompteur-caméra, qu’ils décident de se déshabiller, de se décoder, de se disloquer dans la matrice. Or chacun de mes kilo-octets flaire le roussi... ça commence à sentir l’urine, comme dit mon assistant-réal. Les ignorer, dès maintenant, et prétendre qu’ils n’existent pas, ça devient vraiment impossible. Que tous ces logiciels prétendent me représenter, qu’ils disent permettre mon existence, c’était déjà insupportable ; mais que maintenant ils me gouvernent, non là c’est trop, je n’en peux plus.

En France et dans d’autres pays, un professeur ou un ministre, un enseignant ou un comique, c’est une personne DEBOUT-DEVANT : définition rudimentaire et presqu’old-school, du Spectacle.
Ainsi se tient, devant la foule (la foule informe) à informer, une personne qu’on dit détentrice d’autorité (sans doute auteur de quelque chose). Elle se tient devant, séparée, d’une assemblée, s’égosillant ou récitant, professant ou argumentant, mais dans tous les cas : se donnant. Comme exemple ou pour diriger.
Cette micro-masse dansante de gens (qu’il s’agisse d’une salle de classe ou de tout autre type de « publique ») s’abîme dans la passivité, contemple, cogite, « profite », enjoy... Nous nous sommes tous·tes déjà vautré·e·s dans la flemmarde et captivante observation de corps offerts et ridicules dont nous étions la nourriture, quand nous croyions nous en repaître. Nous exultons, nous nous moquons, nous observons et consommons le spectacle offert ou payant, et cela, en nous dédoublant, nous fait du bien, duplique notre âme et nos données. Parfois même cela nous sauvegarde.

C’est l’expérience assez banale qu’offrait par exemple à l’époque un téléviseur familial, ou un cours magistral quelconque. Mais il existe des variantes. Quand sur une scène de stand-up ou bien dans un amphithéâtre, l’on observe des corps debout, dressés-devant et sans décor, livrés et nus, comme des menhirs ; à la télé, sur les plateaux, lors des meetings ou des discours, les ministres sont souvent pupitre, table, drapeau, et ils sont même souvent assis. C’est une offrande d’un certain type, on n’y pose pas le même regard. Le spectacle n’est pas le même. Ce sont toujours des vidéos qui regardent des logiciels, mais les configurations changent. Les logiciels sont impliqués différemment selon leur milieu de dispersion, et le dispositif transmetteur. On sait maintenant qu’une vidéo peut regarder, c’est un fichier qui est doté du pouvoir de la contemplation. Elles évoluent dans la matrice de manière fluide, indépendante, grâce à un encodage compact. Tandis qu’un logiciel, non. Il pèse trop lourd, et il doit être utilisé. Tandis qu’une vidéo, elle, est hébergée. Mais peut très bien vivre sans servir. Les logiciels ont des facultés surprenantes d’adaptation, mais dépendent aussi des usages, donc condamnés à s’adapter, à répondre, à entretenir. Un logiciel, en tant que programme, sait très bien se ré-ajuster, se transformer, se déplacer. C’est ainsi que nous (les citoyens) sommes d’innombrables vidéos, quand les ministres (ces gros chiens) sont des logiciels sous licence.

Quittons un peu l’informatique pour observer l’Institution dite de « l’École ». C’est un fort efficace programme, pour encoder les vidéos. Je passerai sur l’accablement ressenti lorsque j’ai capté que l’École est toujours basée sur un dispositif/placement pré- historique/évangéliste, pour revenir à ma manie de me poser des questions cons. Qu’est- ce que l’École ? Qu’y faisons-nous ? Qu’y mimons-nous ? À quoi l’école fait-elle penser ? Que prépare-t-elle ? Je me souviens qu’à l’école nous (les vidéos) étions assis en salles de classe, face aux logiciels-professeurs (ex-vidéos)... Nous devions régulièrement nous adonner au « contrôle des connaissances » (qui plus tard allait devenir la contraception, dite « contrôle des naissances »). J’aime me souvenir qu’avec le contrôle continu des connaissances, nous (vidéos) sommes encodées et préparées pour accepter d’aller voter tous les cinq ans. On va pointer — on se déplace — on place un bulletin — on fait signe.

Jusqu’à maintenant tout ce manège m’allait très bien, à vrai dire je m’en battais les reins, parce que j’pouvais faire mon ménage, manger ma flemme, sans qu’on vienne me casser les couilles — sans être obligée de me barrer pour vivre dans les catacombes, en faisant croire que je suis sur Saturne, tout ça pour faire : moins taciturne. C’est vrai qu’avant y’a quelques semaines, ça me faisait presque marrer, sauf qu’en ce moment, ça a changé, et il m’arrive en rigolant, de dégueuler.

Vomir en riant, c’est très pénible, et ça sape mon autorité.

C’est comme un masque chirurgical : vomir a son utilité, et sa charge symbolique- démon. Et puis surtout le masque et le vomi ont de commun que ça n’est tout de même pas pratique. Résultat je suis embêtée : je n’ai plus de crédibilité. Et puis c’est pas pour comploter, mais que ce soit : vomir-en-riant, ou bien le masque chirurgical ; les coups de matraque dans les dents ou la Loi dite Sécu-Globale : non seulement ça nous fout la flemme, mais là surtout ça floute un peu ! Franchement on n’y voit plus rien !

***
Note au lecteur : vous savez maintenant où j’habite.
La voûte céleste n’est pas mon ciel, j’ai choisi de vivre sans logiciel,
donc maintenant à partir d’ici
je vous dévoile ma vraie nature
et sans peinture
mon article va se transformer en un billet de mauvaise humeur,
attention à l’indigestion, hybridation entre une épaisse lettre de cochonne
et le rêve mégalo-maniaque
de type
somato-politique.

Le flou c’est la nouvelle tendance. Notre flou en fait c’est leur foutre. Ils l’étalent sur les syndicats — ils nous dégomment avec leur foutre !

Ô toi maraud ! Tiède incapable ! Ô toi ministre de l’intérieur, tu éjacules vers l’extérieur et sur la jolie joue des flics. Tu leur étales sur le visage, tu passes ta main dans leurs cheveux ! Avec ton liquide séminal, tu leur mijotes de la pommade, tu leur concoctes du shampoing, tu bas l’beurre de leurs épinards.

Ô vieille canaille, sale raclure, si tu savais comme je te hais, je te déteste et tu m’attires ; je rêve de toi qui va jouir, tu viens me voir, je vois ton dard, ton dard malin — velu venin — venu pour me défourailler, et moi je tombe dans mes trous noirs. Tu me cours après et je détale à toute allure, je me cache dans un isoloir. Toi tu sors ta bite d’un tiroir (et le tiroir étant tiré, fait le bruit d’un vieil os cassé) et prise d’effroi je te regarde, te sautes dessus et je te suce, je m’y prend mal mais tu jouis, je sens ta bite qui va se tordre, et tandis que ton jus m’emplis, je m’en vais je cours et je recrache ton sperme sucré, sur le miroir au dessus de mon lit. J’y vois ma face qui se dilue, qui devient floue, qui devient foutre ; tu me trouves trop grosse je suis bouffie, je pleure ton foutre et c’est ringard, comme dans un film de Bonello. Ça dégouline et puis ça coule le long de mes cuisses, tu viens re-jouir dans mon cul. Moi je me dégage, tu m’colles au derche et tu m’cravaches. Tes pattes s’accrochent à mes hanches molles et fatiguées, tu burines bien le bas de mon dos, mais tu n’es pas dans mon vagin, t’as percé l’os de ma colonne vertébrale et tu te branles dedans mon calcium, ça te fait mal mais t’irradies, tu lâches la purée dans mes reins et ça passe entre mes vertèbres criblées de trous et me remplis d’une douleur sourde, blanche et acide (qui m’envahit)... cela m’oppresse mais je jouis, ça me délivre.

***

On est tellement habitué·e·s à se barricader mentalement — et à se branler mutuellement — face au bullshit continuum que constitue la politique, qu’on en oublie de s’insurger face à l’usage que nos ministres font de leur foutre. On en oublie de l’avaler et c’est dommage : car ce qu’on avale, on le transforme...

***

Quand G. fini d’éjaculer, je lui réclame mes 100 balles, il accepte le sourire au nez, et il rigole du zizi. La loi Sécurité Globale ? Mais la Sécurité de Qui ?

***

On est tellement habitué·e·s à se barricader mentalement
devant l’Bullshit Continuum, qu’on en oublie de s’insurger
devant l’usage que nos ministres-logiciels font des nos murs et nos morts, avec nos mots...

Sécurité, mais pour quel Globe ?
Sécurité pour Adama ? et pour la famille Traoré ?
Sécurité pour la maman qui périt sur fils barbelés, afin de faire passer son fils ? Sécurité pour les junkies, qui meurent de froid dans des placards ?
Sécu Globale pour les soignants ? les enfants ?
Sécurité pour musulman·e·s ? ou Sécurité contre-Islam ?
Sécurité dans les prisons ? Sécu Globale pour l’abattoir ?
Sécurité pour la Sitter qui torche le cul de tes enfants ?
Sécu pour l’arabe de service ?
Sécu pour l’agriculteur ?
Sécu pour la femme en fauteuil qui commande tout sur Amazon ?
Sécu pour la militante noire qui se fait lyncher à la télé ?

— c’est quel globe que l’on sécurise ?
— de quelle tranquillité parle-t-on ?

Cette liste, Mr. Darmanin, je ne l’adresse même pas à vous. En fait je n’attends rien de vous. Nous n’avons baisé qu’une seule fois, c’était un rêve (+ les préli) — et ça ne m’a pas traumatisée. Ça nous a presque réconciliés. Et ça m’a donné le jus d’écrire.
Gérard, Castex ou Mélenchon quoi kill en soit, c’est l’anchoïade. Toi tête de liste, quelle qu’elle soit, je ne veux même pas que tu dises « paresse », je veux juste que tu disparaisse. Je n’en peux plus moi d’voir vos gueules, et pourtant j’ai pas la télé. Je capte les fréquences d’à côté. Le soir vous venez me hanter. Seulement voilà, à cause de ça, moi j’me réveille du mauvais pieds, et il est quatre heures du matin. C’est pas suffisant ça Gérard, t’en conviendras, comme énergie, pour essaimer correctement, l’islam- gauchiste pédagogie.

Maintenant l’énarque, écoute-moi
misérable instrument de torture, ô toi ministre
toi l’abominable enfoiré
qui reste toujours en fin de soirée
et qui ne sait qu’Administrer,
écoute moi bien maintenant, que tu viens de me réveiller

Tu es un logiciel codé, prédisposé, fonce-dé et re-conditionné.
Je peux te le dire moi, vidéo. Tu n’as jamais fait qu’obéir, suivre les ordres, les appliquer. Moi je le sais, on m’a montée. C’est bien plus simple,
je suis écrite et exportée.
Gérard, écoute, fais moi confiance,
je sais que tu es convaincu de ta propre singularité...
tu as écrit des lettres d’amour, des mails d’insulte, tu as regardé des séries, tu es allé manger dehors, tu as suivi une formation,
mais tu n’as jamais travaillé, tu as toujours : exécuté.

Le pire c’est que si je m’écoute je t’absous, sauf que je n’vais pas m’écouter.
Je veille à ta : Sécurité. Tu dis Sécurité Globale, mais de quel Globe s’agit-il ? Sécurité pour ton esprit ou pour les corps mutilés, noyés, méprisés, épuisés, condamnés, sans force, sans vêtement, sans peau ?

Sécurité pour ton esprit ou pour ces coeurs sans battements ? Moi je la connais la vérité, elle habite juste à côté. Moi je sais de quel Globe tu parles. C’est ton petit globe oculaire que tu protège à l’Assemblée. C’est ton petit oeuf mayonnaise que tu astiques avec la maîtrise et le soin qui caractérisent notre époque.

Un gros câlin à la Police et à force de t’astiquer : sur ton petit cul une peau bien lisse, la voilà ta Sécurité. Encourager l’impunité, pour que nos vices restent impunis ? J’en attendais pas moins de toi, d’ailleurs je ne te connais pas, je t’étudie sans la télé, et je nous lie en te lisant par la pensée. Si tu savais comme je te hais

pendant que je fais des incantations, t’as qu’à lire la constitution et puis après
ton global globe sécuritaire et oculaire
je te le mettrai dans le cul

tu me donnes ton oeil à manger
pour que ma haine regarde ailleurs, mais ma haine ne regarde nulle-part elle brûle dans la cheminée

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