Sur quelques problèmes que présente le pacifisme

Romain Guingouin

paru dans lundimatin#519, le 11 mai 2026

Le retour de la guerre dans sa forme brutale, inter-étatique et aux frontières de l’Europe a ressuscité des débats importants quant au pacifisme, à la désertion et aux mille manières de se rapporter à une modalité de la conflictualité qui nous est imposée. Sur la question spécifique de l’invasion de l’Ukraine, la gauche et le mouvement anarchistes se divisent, certains pensent qu’il faut fuir la ligne de front à tout prix pendant que d’autres estiment que le soutien à l’effort de guerre, y compris armé, est une condition préalable aux luttes qui suivront si l’on veut qu’elles puissent advenir. Dans cet article qui paraîtra dans le 5e numéro de la jeune revue Mondes en décroissance intitulée Les questions difficiles de la décroissance, Romain Guingouin propose d’historiciser la question du pacifisme plutôt que d’en faire un totem réconfortant dégagé de toutes les contingences de l’époque.

Fondé en 2015, à Lviv, Ecological Platform est l’un des rares groupe anarchiste et technocritique d’Ukraine. Le collectif a vu l’engagement de plusieurs de ses membres au front – souvent en tant que volontaires – contre la guerre d’invasion à grande échelle menée par l’armée de Vladimir Poutine depuis février 2022. Interrogés, une poignée de ses membres fait observer que « les détracteurs sont nombreux à nous renvoyer ce paradoxe : le recours à un système technologique militaire que nous critiquons par ailleurs. C’est en réalité assez simple : pour continuer à faire du militantisme (y compris technocritique), à questionner nos institutions et à défendre notre autonomie, nous devons gagner la guerre contre la Russie. Car, dans une dictature, cela serait difficile, voire impossible pour un laps de temps inconnu [1] ». Une analyse issue de la réalité vécue sur place qui met en lumière la ligne de fracture qui s’est creusée depuis quatre années entre le pacifisme provenant d’Europe de l’Ouest, qui tend à refuser toute aide militaire [2] à l’Ukraine agressée et à la résistance antifasciste et antimilitariste d’Europe de l’Est, qui s’engage parfois sur le front ukrainien, armes à la main.

C’est de ce problème aux accents tragiques dont nous souhaitons traiter brièvement dans cet article. D’une part, les sociétés contemporaines, sous leur forme capitaliste et industrielle, extraient des matériaux des sols et produisent des marchandises dans une quantité insupportable pour la pérennité du vivant sur Terre. D’autre part, nous observons une multiplication, désormais bien documentée, des guerres entre États et groupes armés [3]. Des guerres qui justifient la relance partout dans le monde de programmes industriels de production d’armes, de munitions, de drones, de systèmes électroniques de renseignements, d’une aviation « de pointe », d’une course à l’espace, à quoi s’ajoutent mille autres instruments et infrastructures aussi sophistiquées qu’énergivores.

Un réarmement et un retour de la guerre qui s’articulent à un contexte de recomposition des impérialismes (étasunien, chinois, russe, indien, turc, saoudien, etc.), lui-même enchâssé dans une situation de raréfaction des ressources. En effet, les dépenses militaires mondiales, en croissance, s’élèveraient à 2 700 milliards de dollars en 2024 (soit 2,5 % du PIB mondial [4]). L’Europe y prend sa part avec le plan « Readiness 2030 [Préparation 2030] », lancé au printemps 2025, qui vise à financer à hauteur de 800 milliards d’euros la défense des pays de l’Union européenne dans un cadre géopolitique incertain.

Ainsi s’énonce la situation : nous faisons face à la nécessité vitale d’une remise en question de l’illimitation que comporte la logique de la croissance économique, de la prédation et de l’accumulation d’argent propre au capitalisme. Cela, dans un contexte de montée des périls géopolitiques où s’agitent des États et des clans dont l’un des buts semble être de défaire toute entrave à leur volonté de puissance [5]. Or ces États et ces clans sont par nature hostiles aux capacités d’auto-organisation des populations et à fortiori aux groupes qui militent pour une désescalade technologique, économique et militaire.

De l’art de prôner la « paix »

Commençons par nous mettre d’accord sur quelques termes employés. Par « antimilitarisme », nous pouvons entendre deux choses qui sont, au fond, contradictoires. Dans son sens classique, il est une hostilité de principe, voire une opposition concrète aux armées, à leur esprit et aux régimes politiques qui les renforcent et y ont recours. Mais une compréhension critique du terme peut nous amener à le définir comme une manière de porter la contradiction politique ou idéologique à l’intérieur même de l’institution militaire, et avant tout quand celle-ci est étatique. Car comment, sans cette seconde acception, penser l’expérience de la Commune de Paris en 1871, son appel à la prise des armes au service de la redéfinition d’autres rapports sociaux ? Comment penser la résistance espagnole en 1936 au franquisme ? Celle de l’armée zapatiste de libération nationale au Mexique à partir de 1994 ? Dans ces quelques cas, il n’est pas question pour les insurgés ou résistants de s’accaparer l’institution militaire étatisée, mais de prendre les armes pour se donner les moyens de défendre concrètement une autre forme de société.

Une variante radicale de l’antimilitarisme « classique » s’incarne dans l’« antibellicisme » qui souhaite voir disparaître l’institution militaire elle-même, laissant en suspens la question de la défense de populations qui subissent une agression armée. Puis, il y a le bien connu « pacifisme », dont le Larousse nous rappelle qu’il est un « courant de pensée qui préconise la recherche de la paix internationale par la négociation, le désarmement, la non-violence », approche qui présuppose le respect des accords internationaux en vigueur, sans quoi prévaut le loi du plus fort. Ainsi, quand l’antimilitarisme « critique » peut s’autoriser à prendre les armes pour s’opposer à l’oppression de régimes bellicistes, le pacifisme s’y refuse, pour quelque raison que ce soit.

Nous pouvons dire sans trop de risque qu’une majeure partie de l’écologie politique, depuis les années 1970, et des mouvements décroissants actuels s’identifient à une approche pacifiste concernant les questions de géopolitique mondiale. Aucune guerre, aussi « juste » puisse-t-elle être, n’est en mesure d’infléchir l’opposition pacifiste, qui les juge toutes également soumises à la recherche de l’efficacité, de l’accumulation et de la puissance : logique qu’elle veut le plus souvent combattre.

Creusons le cas de l’invasion poutinienne de l’Ukraine comme exemple pour nous faire réfléchir sur le rapport aux armes, à la guerre et au pacifisme qu’entretient une partie de l’écologie décroissante. L’approche pacifiste s’en tient souvent à quelques axes d’interprétation. Premièrement, cette guerre, depuis la France, tendrait à être une invention. « Depuis 2022, une propagande de guerre intensive, comparable au bourrage de crâne de la Première Guerre augmenté par la technologie, a été une cause, à elle toute seule, de l’emballement de la guerre », affirme la tête de liste « Paix et Décroissance », candidate aux élections européennes de 2024. « Un regard vers le passé nous rappelle pourtant cette mécanique éculée et pourtant si terriblement efficace de l’invention de l’ennemi » poursuit l’Association des refusantes et refusants à l’armée et à la guerre, récemment créée et issu du milieu de l’écologie décroissante [6]. Ainsi, il conviendrait de remettre sur le devant de la scène une approche pacifiste, et d’appeler les soldats comme les populations, de quelque bord qu’elles soient, à baisser les armes, à refuser le combat.

Dans le cas de l’Ukraine, l’argument d’une guerre « inventée » fonctionne selon une double articulation. Premier mouvement, bâtir une symétrie entre la puissance attaquante et la population attaquée. La « guerre russo-ukrainienne » pourrait se réduire à un conflit entre deux impérialismes ou deux formes du capitalisme (occidental et oriental). Pas de coupable, ni de victime : seulement des guerriers. Et des bourgeoisies qui s’opposeraient par classes populaires interposées. Second mouvement, certains gouvernements occidentaux érigeraient de toute pièce une menace russe [7], parfois dans le but tacite de trancher dans les dépenses de l’État social [8], parfois pour relancer le productivisme guerroyant et les juteux profits qu’il laisse escompter : et quelques fois les deux. En conséquence de quoi se trouve promue par certains pacifistes une opposition à la guerre en tant que telle, indépendamment d’une analyse de son contexte politique et de ses motivations.

Suivant cela, tout écologiste décroissant et pacifiste devrait-il se désolidariser d’une population qui résiste, parfois les armes à la main, à l’oppression qu’elle subit de la part d’un régime politique voisin au passé colonial et impérial séculaire comme l’a été l’empire Russe, puis l’Union soviétique et la Fédération de Russie ? La guerre comme invention de l’ennemi ne repose-t-elle pas sur un déni de l’existence de « faits de guerre » (les guerres qui nous sont faites, que l’on subit) et sur une ignorance de la situation concrète des populations envahies ? Peut-on s’en tenir à une critique des armes du point de vue moral – les armes comme objet du mal – et d’un point de vue économique – les armes comme manière d’entretenir l’accumulation d’argent ? L’historien de la Première Guerre mondiale, Stéphane Audoin-Rouzeau, se rappelle : « Comme tous les pacifistes, nous avons cru que c’était nous qui désignions l’ennemi. Et que donc, si nous ne désignions aucun ennemi en Europe, nulle action de guerre n’était susceptible de nous menacer. Nous avons simplement oublié que l’ennemi peut nous désigner [9] [...] ».

Le pacifisme, qui voit dans chaque acte de désignation d’un « ennemi » le risque d’une course à l’armement et un comportement de « va-t-en-guerre », escamote une distinction qu’il est nécessaire d’introduire. Peut-on sérieusement assimiler l’usage des armes que ferait un régime politique autoritaire et expansionniste, et celui défensif qu’en ferait une société donnée, attaquée par un tel régime ?

Distinguons, d’une part, l’armée comme institution militaire au service d’un régime politique qui en agresse un autre pour imposer sa domination. De l’autre, l’autodéfense, qui est une manière, armée et non armée, de (se préparer à) résister aux attaques extérieures effectives ou possibles. Une autodéfense qui peut être plus ou moins populaire selon qu’elle est auto-organisée à de petits échelles géographiques, ou stato-centrée si le commandement est centralisé par et autour d’un appareil d’État.

La politiste ukrainienne Hanna Perekhoda pose le problème : « Lorsque votre voisin [la Russie] est la deuxième puissance militaire mondiale, qu’il bombarde quotidiennement des villes, consacre un tiers de son budget à la guerre et qualifie votre pays d’“erreur historique”, la capacité à se défendre ne peut pas être taxée de course à l’armement. C’est une question de survie [10] ». Pour tenter de prendre la mesure de la menace, contentons-nous de rappeler la charte de l’Union de la jeunesse eurasienne, dirigée par Alexandre Douguine, l’un des idéologues impérialistes du Kremlin : « Nous sommes un parti totalitaire de type intellectuel, orienté vers la conquête eschatologique du pouvoir planétaire. Une conquête rusée et cruelle… Car nous sommes les maîtres de la terre, nous sommes les enfants et les petits-enfants des maîtres de la terre. Des peuples et des pays nous ont vénérés, notre main s’est étendue sur la moitié du monde, et nos semelles ont foulé les montagnes et les vallées de tous les continents du globe. Nous réinstaurerons tout cela [11] ». Ou, au nom d’une « dénazification », les appels à l’extermination de la population ukrainienne, lancés en 2022 par l’idéologue Timofeï Sergueïtsev, également partie prenante des premiers cercles du pouvoir russe.

Dans ce cas, comment est-il possible de résister aux projets coloniaux, bellicistes et productivistes auxquels nos sociétés ont à faire face, sans verser dans le soutien aux industries militaires, à leur logique de puissance et de croissance économique ? Cela est-il seulement possible ? Dit autrement, peut-on faire avancer une critique sociale décroissante et anticapitaliste sans combattre les forces impériales qui ont pour but avoué de défaire toute critique et même toute vie digne ? Peut-on s’autoriser à pousser l’action non-violente, au nom de la logique de non-puissance et de décroissance, jusqu’à accepter d’être envahi et asservi ?

Orwell : « Le pacifisme est objectivement pro-fasciste »

Si comparaison n’est évidemment pas raison, gageons tout de même que les débats autour du pacifisme, dans les milieux socialistes, radicaux ou anarchistes des années 1930 peuvent éclairer un tant soit peu nos discussions contemporaines. L’écrivain libertaire Daniel Guérin pose le décor : « La crise [des accords] de Munich [en 1938] bouleversa toutes les formations politiques, des plus grandes aux plus modestes. Chacune s’éclata en deux tronçons : l’un belliciste, l’autre pacifiste… La logique de cette ligne de partage devait conduire les uns à l’Union sacrée, en septembre 1939, et au gaullisme, les autres au fascisme de Vichy et à la collaboration avec l’Occupant [12] ».

Félicien Challaye, philosophe dreyfusard, anticolonialiste, membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA), président de la Ligue internationale des combattants de la paix, affirme : « La Guerre est le mal absolu. À mal absolu, remède absolu : pacifisme intégral, paix sans aucune espèce de réserve. Plutôt l’occupation étrangère que la guerre. La défense de la nation serait la mort de la nation ». » C’est ainsi que Challaye prend une part active aux organes politiques et médiatiques de la collaboration. Et pour cause : « On ne tue pas ceux qui ne se défendent pas, et même, l’occupation étrangère, même par les troupes de Hitler, causerait moins de morts, moins de ruines, moins d’humaines douleurs que la guerre ayant pour but de les éviter... »

À ce moment, les slogans qu’inspire encore la terreur légitime de la Première Guerre mondiale [13] amènent à minimiser la menace de l’hitlérisme. C’est alors que Jean Mathé, dirigeant syndical aux Postes, télégraphes et téléphones (PTT), affirme lors d’un congrès de la CGT en 1936 : « Plutôt la servitude que la guerre, parce que la servitude on s’en sort tandis que la guerre on n’en revient pas ». Et si menace il y a, mieux vaut encore une paix dans la défaite qu’une liberté, même relative, dans la confrontation.

Le 3 septembre 1939, jour où les gouvernements Français et Britannique déclarent l’entrée en guerre contre l’Allemagne, Louis Lecoin, figure centrale de l’objection de conscience et du pacifisme français de l’époque met sur pied un tract, La Paix immédiate. Il en appelle à la cessation, de toute part, des hostilités. Un certain nombre de signataires, Marcel Déat, Pierre Vigne, Ludovic Zoretti ou Lucien Emery, issus des milieux pacifistes, syndicalistes et socialistes, verseront plus ou moins directement dans la collaboration par la suite.

Une situation, en France, mais aussi en Angleterre, qui interroge George Orwell, en 1942 : « Je suis intéressé par les processus psychologiques par lesquels des pacifistes sont partis d’une horreur de la violence, pour finir par une tendance à la fascination envers le succès et le pouvoir du nazisme. » Sans détour, il en vient même à écrire dans ce contexte de guerre que « le pacifisme est objectivement pro-fasciste [14]. »

Thierry Maricourt, biographe de l’écrivain prolétarien Henry Poulaille, pose les termes du dilemme de façon simpliste mais néanmoins éloquente : « Doit-il [Henry Poulaille] s’entêter dans un pacifisme qui risque fort, à présent, de laisser les portes grandes ouvertes au fascisme ? Ou doit-il renier son antimilitarisme de naguère comme le fait une partie de la gauche, et consentir, le moment venu, à endosser l’uniforme et à lutter les armes à la main ? Cette dernière solution ne revient-elle pas, s’interroge-t-il, à rallier ce régime capitaliste qu’il abhorre ? »

Nous ne voulons et ne pouvons soutenir que les pacifismes qui caractérise aujourd’hui un certain nombre de décroissants, est semblable à celui de l’entre-deux-guerres. Ni même qu’il entretient une quelconque accointance subjective pour des régimes autoritaires, quels qu’ils soient. Mais une question persiste pour quiconque, écologiste, anticapitaliste, décroissant – peu importe comment nous l’appelons : ne risque-t-on pas, par notre pacifisme même, de devenir et même d’être déjà complices de régimes politiques qui mènent explicitement une guerre de mise en esclavage et d’extermination d’une population ? Ne risque-t-on pas de verser dans un pacifisme qui fait abstraction des évolutions politiques de notre temps ?

En avril 2025, une coalition, Guerre à la guerre [15] (qui se définit comme antimilitariste et non comme pacifiste), est lancée dans le sillage du groupe écologiste des Soulèvements de la Terre. Pourrait-elle fournir une piste pour coaliser la critique du bellicisme et une lutte contre l’oppression politique ? Autorisons-nous un extrait in extenso de sa présentation [nous soulignons] :

« “Guerre à la guerre” fut le cri de Rosa Luxembourg et de Jean Jaurès à la veille de la grande boucherie de 14-18. La formule condense aujourd’hui le paradoxe qui nous travaille : nous sommes contre la logique même du complexe militaro-industriel, mais nous assumons qu’en Palestine, en Ukraine ou ailleurs, les peuples ne peuvent toutefois pas se défendre sans arme face aux invasions impérialistes, coloniales, ou aux dictatures qui les écrasent. Les possibilités d’auto-détermination populaire, dont nous sommes solidaires, tiennent aux moyens très concrets de faire face aux guerres. Elles relèvent d’une urgence permanente à trouver des appuis divers, autant que faire se peut par le bas, aux besoins de la résistance. Elles inventent et maintiennent des équilibres précaires entre les nécessités de la lutte armée et l’idéal de la souveraineté populaire, entre les dynamiques de la militarisation et celles de l’émancipation. Depuis la France, notre engagement face au complexe militaro-industriel chemine sur une ligne de crête. Ni opposition morale de principe à toute guerre en s’exonérant de prendre parti dans les conflits en cours ; ni ralliement à l’union sacrée derrière ’notre’ État-nation, [ni] inaction face à la course à l’armement et acceptation passive des sacrifices qu’il veut nous imposer en son nom. »

Une analyse qui recoupe celle d’Ecological Plateform introduite en début d’article. S’il demeure indispensable de chercher à sortir de la dualité « guerre ou capitulation » par une exigence populaire de désarmement des États [16], reste que les populations directement attaquées par ces derniers n’ont souvent d’autre choix que d’allier toutes les formes de résistance : armées et non-armées.

Romain Guingouin

[1« “Un écocide en Ukraine !” : comment défendre la liberté et l’écologie pendant la guerre ? », interview d’Ecological Platform, La Brèche n°11, mars-mai 2025.

[2Et parfois humanitaire.

[3Selon le Uppsala conflict data program (UCDP), 61 conflits engageant au moins un État étaient en cours en 2024.

[4Chiffre du Stockholm international peace research institute (Sipri), dans sa base de donnée des dépenses militaires de 2024.

[5Etats, qui, dans certains cas, exigent des « espaces vitaux » (Lebensraum).

[6« “J’IRAI PAS !” Pourquoi nous nous opposons à la guerre et à ses préparatifs », Association des Refusantes et Refusants à l’Armée et à la Guerre (ARRAG), lundi.am, 2 décembre 2025.

[7Alors que Vladimir Poutine a entamé plusieurs guerres depuis 1999 (contre la Tchétchénie), sans que les occidentaux ne réagissent, eu égard à leurs intérêts pétroliers, gaziers ou nucléaires.

[8Etat social attaqué depuis les années 1980, décennie marquée par la victoire de la contre-révolution néolibérale.

[9« La guerre, à nouveau ? », Revue AOC n°3, automne 2025, p.24.

[10
« La gauche et la question de la défense », blogs.mediapart.fr, 24 août 2025.

[11Cité par le philosophe Mikhaïl Epstein dans « L’anti-morale. Le bobok et la panphobie », Desk Russie, 16 novembre 2025.

[12 Front populaire, révolution manquée. Cité par Maurice Rajfus, dans un chapitre dont nous recommandons chaudement la lecture, « Le pacifisme dévoyé », De la victoire à la débâcle. 1919-1940. Le Cherche midi, 2000. Les citations qui suivent proviennent de ce chapitre.

[13À quoi s’ajoute l’obnubilation pour Octobre 1917 et le bolchévisme.

[14« Pacifism and the war », Partisan review, Londre, août-septembre 1942. Trad. fr. : George Orwell, Essais, articles, lettres (1996), Ivrea, p.284.

[15Plus d’information : guerrealaguerre.net

[16Comme l’appelle de ses vœux Cornélius Castoriadis dans « Doit-on et peut-on défendre les oligarchies libérales ? » publié dans Guerre et théorie de la guerre. Écrits politiques 1945-1997, VI, Éditions du Sandre, 2016, pp. 485-501.

lundimatin c'est tous les lundi matin, et si vous le voulez,
Vous avez aimé? Ces articles pourraient vous plaire :