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Police, seuils et vies irrespirables dans le Pas-de-Calais
Sylvain George
Là où l’air manque
Le 4 avril 2026, à Évin-Malmaison, dans le Pas-de-Calais, Zakariyya Seddaoui, vingt-trois ans, est interpellé dans la cour de la maison familiale où il dit s’être rendu pour prendre des nouvelles de sa mère. Les éléments rendus publics [1] font apparaître une scène d’emblée disputée, puisqu’au récit d’un contrôle routier suivi d’un refus d’obtempérer, tel qu’il est présenté par le parquet de Béthune, répond celui d’une famille qui décrit une intervention policière d’une extrême violence, sur le seuil d’un domicile, devant les proches, avec un jeune homme maintenu au sol et placé, selon eux, dans une détresse respiratoire telle qu’ils ont cru le voir perdre connaissance, voire mourir sous leurs yeux : « Un des policiers a étranglé mon fils. Son visage était tout bleu. Son corps se tordait de douleur et on voyait ses yeux rouler [2]. »
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