Voir en ligne
   
 
 
 
#520 | 18 mai
 
 
 
Réflexions sur l’anarchie et la révolution
 

Un lundisoir avec Maria Kakogianni autour de son livre Dans le ciel étoilé, une nuit d’été



Avec Sous un ciel étoilé, une nuit d’été, Maria Kakogianni propose de dépoussiérer l’idée que nous nous faisons de la révolution et de l’anarchie.
À partir d’un constat simple et terrible, nous n’apercevons presque plus étoiles, elle déduit une métaphore sur le monde, nous vivons dans une époque dés-astrée.

 
 
 
 
 
Le cinéma est cerné 
 

« Bolloré est désormais présent à toutes les strates qui rendent possible l’existence du cinéma français »



En janvier dernier, nous publiions ce texte prémonitoire ou à tout le moins annonciateur, signé « Ciné Bagarre ». En écho à l’invitation à « Zapper Bolloré » qui a ouvert le festival de Cannes et déclenché une tempête sur une croisette peu habituée aux grandes marées, nous le republions cette semaine.

 
 
 
 
 
Taf, à la recherche du prolétariat perdu - Paul Martel
 

En librairie
[Vidéo de présentation]



Taf, à la recherche du prolétariat perduvient de paraître, le livre est désormais disponible dans toutes les bonnes librairies et directement sur https://lundi.am/livres. Imaginez L’établi de Linhart mélangé à l’humour caustique de Fabcaro, la littérature prolétarienne de Joseph Ponthus propulsée dans les backstage de défilés de mode absurdes autant que dans l’univers impitoyable des missions dans le BTP. Une enquête sociologique sur travail écrite comme un roman d’aventure, un pamphlet drôle et ludique pour survivre dans l’univers impitoyable des boulots de merde, un manifeste pour tous les ouvriers et taffeurs qui rêvent d’abolir le travail. Taf, c’est un peu tout cela à la fois.

 
 
 
 
 
Cloaca Maxima
 

« Il faut faire ressurgir le souterrain périlleux de l’expérience révolutionnaire »
[Ruines]



Comme on le sait, c’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes mais c’est aussi dans les publications les plus confidentielles que l’on trouve les textes les plus précieux. La revue papier Ruines vient de publier son 4e numéro dont nous publions ici le lumineux Cloaca Maxima.

 
 
 
 
 
« C’est une réquisition populaire »
 

Un bâtiment de six étages occupé dans le centre ville de Liège
Entretien avec les occupants



Lorsqu’on a entendu parler de l’ouverture d’un immense squat dans le centre ville de Liège, on a tout de suite voulu aller y faire un tour. Arrivées sur place, on découvre une ville en pleine métropolisation : tram flambant neuf, grandes avenues commerciales, vitrification du centre ville. 
Malgré cela, de belles âmes nous indiquent le chemin. Sur la façade de ce bâtiment de six étages, une grande banderole “centre social autogéré : remplir le vide par la solidarité” a été déployée (la classe). Sur place, on découvre un lieu de vie et de lutte qui rassemble différentes générations et différents milieux ; espace de discussion, d’échange, et de conspiration.

 
 
 
 
 
Suffit-il d’un cerveau pour rebondir ?
 

« Le ping-pong sert la mise en information de soi, des autres et du monde »
Fred Bozzi



Fred Bozzi, auteur de Dix sports pour penser l’ouverture aux éditions lundimatin revient cette semaine sur l’élimination de la France par la Chine en demi-finale des championnats du monde de tennis de table. Faut-il penser le sport par-delà les pseudo-évidences de la physiologie et des neurosciences ?

 
 
 
 
 
Zakariyya Seddaoui, à bout de souffle
 

Police, seuils et vies irrespirables dans le Pas-de-Calais
Sylvain George



Là où l’air manque

Le 4 avril 2026, à Évin-Malmaison, dans le Pas-de-Calais, Zakariyya Seddaoui, vingt-trois ans, est interpellé dans la cour de la maison familiale où il dit s’être rendu pour prendre des nouvelles de sa mère. Les éléments rendus publics [1] font apparaître une scène d’emblée disputée, puisqu’au récit d’un contrôle routier suivi d’un refus d’obtempérer, tel qu’il est présenté par le parquet de Béthune, répond celui d’une famille qui décrit une intervention policière d’une extrême violence, sur le seuil d’un domicile, devant les proches, avec un jeune homme maintenu au sol et placé, selon eux, dans une détresse respiratoire telle qu’ils ont cru le voir perdre connaissance, voire mourir sous leurs yeux : « Un des policiers a étranglé mon fils. Son visage était tout bleu. Son corps se tordait de douleur et on voyait ses yeux rouler [2]. »

 
 
 
 
 
Des milliers de déplacé.es et plusieurs morts dans le Guerrero
 

La guerre contre les peuples originaires se poursuit au Mexique



Dans une époque tourmentée par le retour des fascismes, les génocides et les ravages écologiques, les rares pays qui voient arriver à leur tête des personnalités de gauche suscitent un engouement important. Au Mexique, la présidence occupée depuis 2024 par Claudia Sheinbaum reçoit les louanges des sociaux-démocrates et des franges plus radicales de la gauche aux quatre coins du monde. De toute évidence, les différences sont considérables entre l’hystérie trumpiste aux Etats-Unis d’Amérique et le progressisme libéral de la gauche mexicaine au pouvoir depuis 2018. Cependant, vanter les mérites d’un tel gouvernement, qui satisfait quelques exigences sociales et mesures basiques, sans considérer l’ensemble de la politique mise en place peut avoir des conséquences graves pour les populations et les territoires qui, d’en bas, subissent un système qui ne bouge pas.

 
 
 
 
 
L’innommable
 

« Bousiller le matos de l’ennemi »



On démarra avec le fusil, en bandoulière, puis en joue,
on finit par un sabotage, pas même un explosif, juste une tentative
de bousiller le matos de l’Ennemi, réduit à sa propriété, à son art
de manipuler, son agit-prop à lui, sa pub bombardée sur
sa clientèle à chaque seconde, à toute heure anéantie.

 
 
 
 
 
Red flag
 

« Pourquoi toute cette glu de silence et de mensonge ? »
Leïla Chaix



Leïla Chaix est l’autrice d’OK Chaos (éditions lundimatin et de Haïr le monde (éditions du Sabot). Elle raconte cette semaine la première partie d’un mal de gorge.

 
 
 
 
 
Socialisme ou Barbarie au tournant des années 1960
 

L’aventure d’un groupe révolutionnaire



Pour penser pratiquement et théoriquement un renversement du monde de l’économie en 2026, il peut être utile, voir crucial, de se pencher sur les menées antérieures. Dans les années 50 et 60, Socialisme ou Barbarie fut l’un des rares groupes à renvoyer dos-à-dos les mirages du capitalisme moderne et du communisme d’État et à poursuivre le travail de recherche et d’expérimentation politique entamé par ce que l’on appelle, souvent à la va-vite, l’ultragauche ou le conseillisme. Frédéric Thomas, nous replonge ici dans les débats qui ont agité le groupe au tournant des années 60 et qui ont certainement contribué à sa dissolution à la veille de mai 68.

 
 
 
 
 
Du progrès à l’illusion groupale
 

De Moulinex à Facebook
Jean-Luc Debry



Jean-Luc Debry qui a notamment écrit sur le triomphe du cauchemar pavillonnaire (L’échappée), trace ici le fil qui nous mène de la révolution électroménagère de Moulinex aux cocons 5G des réseaux sociaux. Une petite histoire de l’organisation de la séparation.

 
 
 
 
 
Ben Morea, In Memoriam
 

« On est les freaks d’un espace-temps inconnu
On est le système nerveux de la révolution »



Ben Morea, figure emblématique du groupe révolutionaire « Up Against The Wall, Motherfuckers » et fondateur du magazine Black Mask est décédé le 2 mai dernier. Formé en 1966, ceux que Abbie Hoffman qualifiait de « cauchemar des classes moyennes » et de phénomène « anti-médiatique simplement parce que leur nom ne pouvait être imprimé », le groupe des « Motherfuckers », donc, affirmait que l’art révolutionnaire devait faire intégralement partie de la vie et ne jamais se soumettre à la marchandise. Contrairement à tant de ses contemporains, Ben Morea resta fidèle à la fureur de sa jeunesse dont il ne renia jamais le moindre de ses excès. En hommage et avec le souvenir de joyeuses discussions dans la cave d’un bar de New-York il y a bien longtemps, nous publions ici la traduction de quelques extraits de la revue Black Mask.

 
 
 
 
 
 
m'inscrire / me désinscrire