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#337 | 2 mai
 
 
 
Entretien avec un membre d’Operation Solidarity en Ukraine
 

« Malheureusement, je ne vois pas d’issue sans résistance militaire. »



Le texte qui suit est un entretien avec Sergeï, membre d’Opération Solidarity [1] réalisé par un ami de lundimatin parti quelques semaines en Ukraine (voir les autres articles liés à ce voyage sur le blog « Ici Transcarpatie »). Les membres d’Operation Solidarity se présentent eux-mêmes sur leur site comme étant un « réseau de volontaires anti-autoritaires créé pendant la guerre pour contrer les attaques impérialistes contre l’Ukraine conjointement avec les forces progressistes du pays ».

 
 
 
 
 
Tapirs et Tupis : la macronie sur écoute
 

« … et vous voyez que les hommes politiques ne mentent jamais et que, en un sens, ils disent tout, avec un cynisme radical. » Deleuze, cours du 29/10/1985
Il paraît difficile de soutenir qu’une quelconque élection a eu lieu. Le principal intéressé n’y croyait pas lui-même – cf. ce lapsus limpide avant le débat de l’entre-deux tours : j’ai aussi à répondre de tout ce que nous avons fait durant les cinq années qui viennent. Pour toutes les configurations possibles au premier tour, la statistique promettait (...)



« … et vous voyez que les hommes politiques ne mentent jamais et que, en un sens, ils disent tout, avec un cynisme radical. »
Deleuze, cours du 29/10/1985

Il paraît difficile de soutenir qu’une quelconque élection a eu lieu. Le principal intéressé n’y croyait pas lui-même – cf. ce lapsus limpide avant le débat de l’entre-deux tours : j’ai aussi à répondre de tout ce que nous avons fait durant les cinq années qui viennent. Pour toutes les configurations possibles au premier tour, la statistique promettait invariablement une unique issue au second (ce qui, bien sûr, verrouillait encore un peu plus une situation déjà cadenassée). On peut donc raisonnablement dire qu’il n’y avait qu’un seul candidat, et, tout autour, des participants.

 
 
 
 
 
Ouvrir grandes les vannes de la psychiatrie !
 

Une conversation avec Martine Deyres, réalisatrice de Les Heures heureuses.
[lundisoir]



La savante composition du film s’accorde parfaitement avec son sujet. A partir des bobines de films retrouvées dans la bibliothèque de Saint Alban, Martine Deyres nous fait voir, nous fait sentir ce que fut la vie dans le désormais légendaire hôpital. Comment des psychiatres liés à la révolutions catalane et à la Résistance trouvèrent des manières de rompre avec les logiques asilaires qui conduisirent à la mort des dizaines de milliers d’internés psychiatriques, pendant l’Occupation.

 
 
 
 
 
- Tout n’est pas mort -
 

« Des mouvements insurrectionnels, il y en a eu. Il faut se préparer à ceux qui viennent. »



Après deux ans de confinements et de restrictions, de longs et pénibles mois de campagne présidentielle, ce 1er mai annonce-t-il le retour des beaux jours attendus de tous ? Ce qui est certain, c’est que dans les rues de Paris, Nantes et Rennes, la joie se lisait enfin sur les visages. Des lectrices et lecteurs nous ont transmis cette réaction à chaud et pleine de fraîcheur.

 
 
 
 
 
Prophéties génétiques et politique
 

Un rendez-vous chez le médecin



Peut-on critiquer le progrès scientifique tout en vivant arrimés à ses dispositifs ? Peut-on refuser les avancées de la médecine, notamment génétique, quand on lui doit la vie ? Ce sont les questions (et le problème) que déplie ce texte brillant et touchant. Car il s’agit d’habiter cet écart toujours inconfortable entre le monde comme il va et la vie dont nous ne voulons plus.

 
 
 
 
 
La solidarité à l’ère de la guerre et des déplacements de populations
 

Les anarchistes face à l’instrumentalisation des réfugié·es à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie



Nos amis de CrimethInc nous ont transmis cet article édifiant sur la situation des réfugié.es à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie ainsi que les luttes anarchistes qui se confrontent aux autorités des deux pays et soutiennent comme ils peuvent celles et ceux qui tentent de passer la frontière. À l’heure où la Pologne se targue d’accueillir à bras ouverts des millions d’Ukrainien.nes, la question de l’accueil trop souvent sélectif des réfugiés est ici mise en avant de manière éloquente.

 
 
 
 
 
Entretien avec un russe en exil à Istanbul
 

« En Russie, la guerre et les militaires ont toujours été à l’écran depuis 2014 »



Il est difficile d’estimer le nombre de Russes qui ont quitté leur pays depuis l’accélération de la guerre en Ukraine le 24 février. Beaucoup d’entre eux sont partis à Istanbul, l’une des rares destinations pour laquelle il était facile de trouver des billets d’avion. Des amies ont pu rencontrer l’un d’eux, qui nous livre ici son analyse de la situation en Russie les derniers mois et les dernières semaines.

 
 
 
 
 
L’anschluss de la RDA, une réussite néolibérale spectaculaire
 

Carnets de Guerre #2
Jean-Marc Royer



Puisque selon Simone Weil, « l’esprit historique [officiel] consiste à croire les meurtriers sur parole », il nous a paru nécessaire d’aller voir de plus près de quoi il retournait vraiment [2].

Depuis 67 jours, l’armée commandée par Poutine se livre à une guerre d’annihilation de la population ukrainienne. Elle est dénoncée, à juste titre, par une presse occidentale qui par ailleurs nous informe que l’aide militaire fournie par les États-unis se monterait à plus de quatre milliards de dollars. Mettons que pour l’ensemble des occidentaux cette aide se monte au double. Or, ce que l’on « oublie » de nous rappeler, c’est que depuis soixante-sept jours que dure cette agression, les européens ont versé, en paiement du gaz, du pétrole et du charbon russe, entre 0,8 et 1Md par jour, soit au total entre 54 et 67 milliards, selon les estimations. Qui pourrait nier que cet argent versé par les européens a pu servir [3] et sert encore à financer la guerre totale de Poutine et sa politique de terreur en Ukraine ?

 
 
 
 
 
Le corps outragé
 

Réflexions sur le Journal de Bergen-Belsen d’Hanna Lévy-Hass
Alain Parrau



Le 15 avril 1945, lorsque les soldats britanniques entrent dans le camp de Bergen-Belsen, ils découvrent un spectacle effroyable : « Le camp était dans un état indescriptible, aucun rapport, aucune photo ne peuvent donner une idée de l’horreur qui s’offrait à nos yeux. À l’intérieur des baraquements il y avait des cadavres entassés sur différentes hauteurs. Des tas de cadavres se trouvaient de l’autre côté des barbelés, d’autres à l’intérieur, entre les baraquements. Le camp était jonché de corps humains en décomposition. Les fossés des canalisations étaient remplis de cadavres et dans les baraques elles-mêmes les morts étaient restés là, parfois enchevêtrés avec les vivants dans le même lit » [4]. Un mois auparavant, Hanna Lévy-Hass avait noté dans son Journal  : « Et cette demi-existence qui me reste, je la passe en compagnie d’autres fantômes, vivants ou morts. Les cadavres, les vrais, sont toujours ici, avec nous, dans nos lits. Il n’y a personne pour les enlever d’ici. Et pas de place où les mettre. Tout est encombré. Dans les cours aussi, on entasse des corps, des monceaux de cadavres. Ils se dressent chaque jour plus haut. Le crématoire n’arrive pas à les brûler tous » [5].

 
 
 
 
 
La comédie et le monde fatigué
 

Sur Hebel et Molière
Frédéric Metz



« J’ai l’humeur enjouée, et sans cesse je ris... »
Zerbinette

 
 
 
 
 
1er mai 1979 : La CFDT Longwy à l’assaut du commissariat
 

En cette veille de 1er mai 2022, nous avons reçu ce récit d’une action « particulière et originale » qui se tint dans le bassin sidérurgique de Lorraine, en 1979. Si la ligne politique de la CFDT a quelque peu changé depuis, tout comme les 1er mai, il est plus important que jamais de garder en mémoire ce sens de la fête.
Il fut un temps pas si lointain où les manifestations syndicales ne se résumaient pas à l’odeur de merguez. Il fut un temps pas si lointain où tous les moyens, ou presque, étaient bons (...)



En cette veille de 1er mai 2022, nous avons reçu ce récit d’une action « particulière et originale » qui se tint dans le bassin sidérurgique de Lorraine, en 1979. Si la ligne politique de la CFDT a quelque peu changé depuis, tout comme les 1er mai, il est plus important que jamais de garder en mémoire ce sens de la fête.

 
 
 
 
 
La ZAP de Pertuis prépare son Grand Charivari !
 

Les 14 et 15 mai prochains à Pertuis



Dans la continuité des Soulèvemets de la Terre, la Zone À Patates, Zone à Défendre, lieu de résistance au projet d’artificialisation de 86 hectares en plaine de Durance à Pertuis, soutenue par de nombreuses organisations locales et nationales, se prépare à accueillir plusieurs milliers de personnes, lors du Grand Charivari de la ZAP, revendicatif, festif et constructif les 14 et 15 mai prochain. Voici l’appel pour le week-end du 14 mai ainsi qu’une courte histoire de la ZAP de Pertuis.

 
 
 
 
 
 
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