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#285 | 26 avril
 
 
 
« L’invasion zapatiste » commence !
 

Jérôme Baschet



Cela avait été annoncé il y a six mois ; maintenant, nous y sommes.
Le voyage zapatiste vers l’Europe a commencé.
La « conquête inversée » a bel et bien débuté.

 
 
 
 
 
Le gouffre du siècle
 

Grand Paris Express



Le Grand Paris Express reflète la démesure de notre temps. Initié au début des années 2000, sa gestion calamiteuse inquiète à tous niveaux : financiers, écologiques, humains. Aujourd’hui, des millions de tonnes de déchets menacent les Franciliens et des milliards ont été empruntés sur les marchés. De la plus grande décharge d’Île-de-France au petit village de Saint-Hilaire, cet article décrypte un projet aussi hasardeux que nuisible.

 
 
 
 
 
C’est quoi le problème ?
 

Nathalie Quintane



Pourquoi l’art répondrait-il à d’autres lois que celles du partage du monde ? demandait Jean-Pierre Cometti [1]. En effet, pourquoi donc — en quel honneur — l’objet d’art devrait-il être autre chose qu’une marchandise quand l’éducation ou la santé même le sont ?

 
 
 
 
 
Contre la momification de la Commune : découvrir Leo Frankel
 

Charles Reeve



Qui s’attarde encore devant les affreux panneaux métalliques d’affichage électoral que la Mairie de Paris installe de façon récurrente devant toutes les écoles ? Pourtant, en ce mois gris d’avril 2021, nous avons été plusieurs à être surpris d’y trouver, au milieu d’une iconographie révolutionnaire fort bien reproduite et maquettée, des citations signées Louise Michel, Karl Marx, ainsi que Victor Hugo, parce qu’il faut éviter de braquer le citoyen moyen.

 
 
 
 
 
Pour les jardins de l’Engrenage
 

contre la politique du béton à Dijon



On le craignait, François Rebsamen l’a fait. Après les Lentillères qui résistent depuis 11 ans à la bétonisation, une seconde occupation de terres potagères et d’espaces verts sur le territoire de la commune dont il est maire quasiment sans discontinuer depuis 2001, c’était trop ! Le 20 avril, les dénommés « Jardins de l’engrenage » ont été violemment évacués.

 
 
 
 
 
Tu n’as rien vu à Fukushima
 

Christine Ferret



On sait que, mettant un terme à sept années de débats sur l’usage des eaux de décontamination de la centrale sinistrée de Fukushima, accumulées à raison de 141 tonnes par jour, le gouvernement japonais a eu l’idée de génie de tout balancer à la mer : ce sont plus de 125 millions de tonnes d’eau contaminée qui vont être déversées dans l’océan. Si on a toutes les raisons de s’inquiéter pour les poissons et les algues, il semble que les humains ne soient pas mieux lotis, comme nous le raconte Christine Ferret, qui a longtemps vécu au Japon et suit toujours de près son actualité, en particulier nucléaire.

 
 
 
 
 
Les rats de l’imaginaire
 

Italie : un écrivain assigné à résidence pour délit d’imagination
Carmilla



Dans ce texte « dédié à Giovanna [2] et à tous ceux qui subissent mais résistent encore », nos amis de Carmilla, revue en ligne de « littérature, imaginaire et culture d’opposition » reviennent sur un événement passé largement inaperçu des deux côtés des Alpes mais qui signe une extravagante et dangereuse avancée de la police de la pensée dans les sociétés occidentales : la persécution policière et judiciaire d’un auteur turinois au nom de sa dangerosité supposée à partir des propos d’un personnage de roman.

 
 
 
 
 
Merci à la vallée de Suse qui nous ouvre le cœur et nous ramène à la vraie vie !
 

Wu Ming 1



Pour compléter les informations du numéro précédent de lundimatin sur la bataille de San Didero, voici un texte écrit par Wu Ming 1, membre du collectif d’auteurs bolognais à l’occasion de la première présentation de son livre Q come Qomploto, un livre sur le mouvement QAnon. Lundimatin a déjà publié des parties de cette enquête sur le mouvement complotiste étasunien ici et ici. Il se trouve que cette première présentation du livre a eu lieu, et pas par hasard, dans la vallée de Suse, sur laquelle WM1 a écrit une somme fondamentale.

 
 
 
 
 
L’épidémie, mouvement social
 

(Vases communicants)
Mathilde Girard



Il y a maintenant des jauges, dans l’amitié.

 
 
 
 
 
Ingénieurs en fuite
 

Reconversion individuelle ou lutte collective ?



De nombreux ingénieur·es démissionnent suite à la perte de sens dans leur travail. Dans la presse, ce phénomène est traité sous l’angle du changement de carrière individuel. Et si, plus qu’à un nouveau métier, ces ingénieur·es aspiraient à la lutte collective ?
Paul Platzer

 
 
 
 
 
Loi sécurité globale : La honte
 

[Chanson française]



« On a pissé dans un violon...
Le doux clapotis qui nous en est revenu était le nom des 70 députés qui ont voté la loi sécurité globale. Il s’en passe des choses, parfois,
quand
on pisse dans un violon. »

 
 
 
 
 
Ontopouvoir : une histoire du présent
 

Noé Grosse
[Note de lecture]



Dans Ontopouvoir. Guerre, pouvoirs, perception qui vient de paraître en français chez Les presses du réel, le philosophe canadien Brian Massumi analyse les formes de pouvoir actuelles en partant de la doctrine de la guerre contre le terrorisme de Georges W. Bush. Parce qu’il s’agit, au travers de « méthodes préemptives », d’affronter ou de dissuader la menace avant même qu’elle ne survienne, Massumi parle d’un « ontopouvoir » : c’est l’être lui-même (l’ontos), les conditions d’apparition et de possibilité de ce qui est qu’il s’agit de configurer. Au-delà des applications militaires, on trouvera dans cette fiche de lecture des outils pour appréhender autant les politiques sanitaires actuelles ou l’évolution récente du maintien de l’ordre en France.

 
 
 
 
 
L’obsolescence du vivant sur terre
 

Carnets de réclusion #7



« L’ultime finalité du capitalisme, c’est de faire de chaque pan de la nature et de tous les êtres vivants des variables d’ajustement incluses dans son économie politique, quitte à mettre en cause la vie sur Terre jusqu’à la dernière seconde. »
Jean-Marc Royer

 
 
 
 
 
Prendre la route. Une Philosophie de la conduite
 

Matthew B. Crawford
[Note de lecture]



De Matthew B. Crawford, nous connaissions déjà Éloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail (2010, La Découverte) et Contact. Pourquoi nous avons perdu le monde et comment le retrouver (2016, même éditeur). Nous savions déjà que « l’auteur est philosophe et réparateur de motos », comme le disaient les quatrièmes de couverture de ces deux premiers opus. Celle du troisième indique plus précisément qu’il « enseigne à l’université de Virginie, tout en tenant un atelier de réparation de motos ». Ça fait tout de suite américain : prof de philo et mécano… [3]

 
 
 
 
 
L’onde
 

Arcadio Wang



L’Onde est une cité née lors de l’extinction de notre monde et les huit nouvelles qui seront ici publiées racontent les mille ans de son histoire et les menaces qui pèsent sur son modèle égalitaire. Vous retrouverez les Ondins et leurs aventures tous les quinze jours [4].

 
 
 
 
 
PUNK anarchism
 

Éléments de PUNK philosophie
Miettes N°5



Le pouvoir corrompt. Le pouvoir stable, durable, « parfait », supposé apporter « l’harmonie », ce pouvoir fixé transforme la corruption en architecture, pour un despotisme établi.
« La véritable démocratie » ne peut se suffire de se déployer contre l’État, ne saurait se suffire d’être anarchie.
« La véritable démocratie », non seulement doit déconstruire l’État, mais doit déconstruire tout état, toute position de stabilité ou toute institution installée, se prétend-elle « la plus parfaite ».
La véritable démocratie » est l’an-archie, le combat permanent contre toutes les institutions supposées « les meilleures » et posées irrévocables, le combat permanent contre les utopies merveilleuses et supposées éternelles. Y compris « les institutions anarchistes ».
Le seul chemin, pour éviter la dégradation de tout rêve en cauchemar, est d’empêcher tout « arrêt », toute stabilité établie, toute fantasmagorie d’une harmonie réalisable.
Le militant de l’an-archie ou du PUNK anarchisme est celui qui s’engage, sans effroi, dans le mouvement de la destitution des institutions, mouvement qu’il faudra, sans cesse, recommencer, sans halte ni fin.
NO FUTURE : tout Empire harmonieux de mille ans, que l’on tenterait de réaliser, puis de stabiliser, engage sur un chemin de corruption ; tout Empire sera désastré.

 
 
 
 
 
 
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