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#241 | 4 mai
 
 
 
Pour que Lubrizol brûle jusqu’au Grand Paris
 

Stany Cambot [Échelle inconnue]



Jeudi 26 septembre 2019. À Rouen, l’usine Lubrizol, qui fabrique des additifs pour les huiles moteur, part en fumée. Plus de 9 000 tonnes de produits chimiques vont brûler dans cet incendie. Les fumées se répandent sur la ville, provoquant malaises et vomissements chez les résidents, et atteignent les campagnes environnantes, obligeant l’État à interdire la commercialisation des denrées agricoles produites dans 216 communes. « Au-delà de l’événement, nous dit Stany Cambot, le nuage noir de Lubrizol est aussi un axe de compréhension de notre territoire, une lame qui nous coupe et sépare le “nous” producteur et consommateur, de l’autre, inquiet et vertueux. » [1]
Échelle inconnue, Rouen.

 
 
 
 
 
Plaisir d’offrir, joie de recevoir : à propos de l’intervention de M. Macron le 1er mai
 

Brigade d’intervention linguistique



C’est toutes sirènes dehors que nous procédions voilà un peu plus d’un an à une première intervention linguistique d’urgence pour rétablir l’ordre et le sens des mots, à l’occasion d’une bien audacieuse sortie gouvernementale répondant à la fallacieuse appellation de Grand Débat (Big Debate ?).

 
 
 
 
 
« Confinés avec nos souvenirs et nos espoirs...
 

à l’abandon de tout » [Vidéo]



Chronique, n.f. : Article de journal ou de revue, émission de radio ou de télévision, produits régulièrement et consacrés à des informations, des commentaires sur un sujet précis. / Ensemble de nouvelles vraies ou fausses, de propos souvent défavorables, qui se propagent en général oralement. / Récit mettant en scène des personnages réels ou fictifs, tout en évoquant des faits sociaux et historiques. / Projections volatiles.

 
 
 
 
 
État d’urgence sanitaire : contre les étrangers, carte blanche ordinaire
 

Entretien avec Karine Parrot



Lundimatin est sensible à tout ce qui dans le confinement d’aujourd’hui préfigure le désormais fameux « jour d’après ». Et ne compte pas l’imaginer à partir des seules déclarations d’intentions - dont la courbe est exponentielle. Ces dernières semaines, nous avons mené une série d’entretiens avec quelques personnes dont nous pensons qu’elles ont, depuis leur point de vue, une bonne appréciation des dynamiques qui étaient déjà en cours en terme de mutation du travail, de l’économie, de l’informatique, du droit, de l’environnement, etc. Il s’agira à chaque de fois de partir de la situation de l’épidémie et du confinement, et de dérouler le fil.

 
 
 
 
 
Dico du coro
 

Collectif Zanzibar



Confinement #jour 49. La nivelangue aplatit vos tympans et la novlangue vous donne des acouphènes ? Les mots d’ordre vous flinguent ? Alors il est peut-être temps d’aller chercher quelques mots de passe au fin fond de l’empire intergalexique, là où Zanzibar, collectif de poètes et d’auteur.es barrées a été les planquer dans une planète creuse.

Mais attention : si vous confondez encore coronage libre et coronage synchroniséee tous les soirs à 20h… Si vous ignorez le syndrome de l’Overlook, ce que signifie faire un Raoult, qui est Coronapoléon et qu’un confini est rarement une conne, sinon ça se saurait… Plongez !

 
 
 
 
 
Depuis le Chiapas : « Comment vivons-nous la crise sanitaire mondiale ? »
 

Avec tranquillité, conscience et prudence.



Une « pandémie mondiale » comme celle du Covid-19 place les milliards d’humains dans un événement commun (la propagation du virus qui engendre peur et confinement). Ce qui n’implique pas de vivre cette situation de la même manière : n’est-ce pas d’ailleurs cette question qui agite la France depuis début mars, la question de l’inégalité (face au risque, et face au confinement). Si l’on sort la tête de l’Occident, on découvre une autre réalité ou plutôt, puisque le Covid se propage bien partout, d’autres vérités. Comme celles-ci, émanant du Chiapas insurgé.

 
 
 
 
 
Sur le vrai et sur le faux
 

Giorgio Agamben



L’orchestration rhétorique d’une « guerre » contre le virus semble permettre non seulement de mener mais aussi de façonner la masse selon de nouvelles normes de vie. Effet de la puissance de frappe du spectacle arrivé à son point d’achèvement ? La sidération collective révèle un possible inquiétant : gouvernement par le mensonge consenti, quand l’humain enchaîné en sa propre conscience, indifférent aux vérités de fait, accepte de croire aux simulacres. « Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. » Le mot de Guy Debord trouve ici un écho en forme de variation ; esquisse d’une humanité qui, perdant son souverain langage, se laisse régir par la falsification. Plus que jamais la vérité est le septentrion d’une résistance obstinée.

 
 
 
 
 
Réponse aux « nouvelles réflexions » de Giorgio Agamben
 

La semaine dernière nous publiions un article intitulé « Nouvelles réflexions » de Girogio Agamben. Un lecteur nous fait parvenir ces quelques critiques là où il estime que le philosophe est allé trop loin : concernant le Dr Raoult, la comparaison entre médecine et religion ou encore le rapprochement entre l’époque actuelle et les expérimentations eugénistes des médecins nazis en leur temps. Les critiques nous paraissent fondées, même si Agamben, clairement opposé au confinement et à l’état d’exception (...)



La semaine dernière nous publiions un article intitulé « Nouvelles réflexions » de Girogio Agamben. Un lecteur nous fait parvenir ces quelques critiques là où il estime que le philosophe est allé trop loin : concernant le Dr Raoult, la comparaison entre médecine et religion ou encore le rapprochement entre l’époque actuelle et les expérimentations eugénistes des médecins nazis en leur temps. Les critiques nous paraissent fondées, même si Agamben, clairement opposé au confinement et à l’état d’exception actuels, a le mérite de tenir une position ferme qui nous semble importante.

 
 
 
 
 
Empêcher le redémarrage
 

Une proposition écologique



Cette crise du Covid aura provoqué beaucoup de conclusions hâtives. On crut par exemple le capitalisme à l’arrêt - avant de constater que l’on continuait un peu partout de travailler. Alors on imagina la chaîne de production asiatique au repos et prochainement démantelée - pendant qu’Apple annonçait un nouvel iPhone, vite disponible au magasin du coin. Et puis on déclara, vidéos de baleines à l’appui que c’était la pollution qui s’était soudainement arrêtée...

Selon certaines prévisions on pourrait en effet assister à la plus importante baisse des émissions (mondiales et annuelles) de CO2 de l’Histoire. Cette baisse pourrait être quatre fois supérieure à celle engendrée par la crise de 2008, et le double de 1944. On parle ici de 2000 million de tonnes de CO2 en moins, soit une baisse de ... attention.... 5,5%. D’autres estimations évoquent une baisse (vertigineuse) de 8%. Heureux hasard, ces deux chiffres correspondent à peu près aux bornes fixées par l’Accord de Paris (vers une hausse des températures située entre 1.5 et 2%). La situation n’est pas toujours aussi disruptive que l’on veut bien le croire. Surtout il n’a y rien d’affreusement radical dans la proposition de poursuivre l’arrêt de l’appareil de production. Il s’agit de bon sens. C’est justement ce à quoi nous invite ce texte de Philippe Huguenin (membre de Moins !, journal romand d’écologie politique) en tentant d’identifier par où commencer.

 
 
 
 
 
Le préfet veut-il la guerre sociale ?
 

« Après une heure de distribution, deux escadrons de voltigeurs ont encerclé la place »



Depuis le début de la crise du Covid il est de bon ton de saluer la « solidarité ». Cela passe par des reportages journalistiques recensant les élans spontanés d’entraide (prétextes aussi à ressortir de bons vieux poncifs anti-pauvres cf. « Dans le 93, solidarité en bande organisée »). Ou par des mots d’ordres gouvernementaux (appels à alimenter des cagnottes, ou à la « solidarité européenne », ou encore à « ne pas oublier l’Afrique »). La solidarité a bon dos, puisqu’elle permet notamment de masquer l’impréparation du gouvernement autant que le démantèlement organisé de l’hôpital public. Mais il faut ajouter que cette solidarité « doit » bien entendu rester apolitique, et ne pas porter en creux une quelconque critique du pouvoir.

Quelques « solidaires » l’ont appris à leur dépend, eux/elles qui ont eu la « mauvaise idée » d’organiser une distribution gratuite du nourriture ce 1er Mai à Montreuil. Il faut dire que, alors que Macron regrettait publiquement les 1er-mai « chamailleurs », le préfet Lallement s’était visiblement préparé à ce que des manifestants bravent les interdictions de rassemblement. Ainsi la place de la République à Paris était occupée par des escadrons de CRS (qui ont procédé à des arrestations) et les BRAV-M (ces unités mobiles à motos misent en place pour museler les GJs) étaient mobilisés pour dissoudre d’éventuels rassemblements. Désoeuvrés, ils se sont affairés à mettre fin cette distribution de légumes, qu’on aurait pourtant cru « solidaire ».

 
 
 
 
 
Bip
 

« Mais avant de commencer à biper frénétiquement, nous devions écouter le chef de la team des bips. »



L’admettre éveillerati la panique or ce qu’il fallait, c’était l’éviter. La panique provoque des tremblements, l’oubli, la chute. Le drame.
Rage avançait. C’était un invariant. Marcher, aller de l’avant, se dépasser, aller plus loin, encore plus loin. Des mots qu’ils entendaient tous les jours et qui faisaient dés lors échos dans les cerveaux. C’était les JO tous les jours ici, tableau des records en prime avec des têtes délavées dessus.
Rage était peut-être trop loin dans les allées. Il fallait faire demi-tour. Une aberration le demi-tour.

 
 
 
 
 
Derrière nous, le jour d’après
 

Par Joël Gayraud



Tout le monde parle du « jour d’après ». Dans l’imaginaire confiné d’aujourd’hui, il a pris la place, depuis longtemps vacante, du Grand Soir, ou des lendemains qui chantent. Mais le jour d’après est déjà loin derrière nous. Le jour d’après, c’est le jour qui, d’un pays l’autre, a suivi l’annonce du confinement. Ce fut le jour en trop, celui qui n’aurait jamais dû se lever.

 
 
 
 
 
S’éloigner ou s’embrasser ?
 

Alessandro Stella



Ainsi, après deux mois de confinement, nous serons encore et toujours tenus de garder nos distances vis-à-vis des autres. La distanciation sociale nous y oblige, en vertu du principe épidémiologique que si on ne se fréquente pas, si on se touche pas, on se protège soi-même et on protège les autres. Prendre ses distances serait être humainement responsable.

 
 
 
 
 
Bête de terrier
 

Sandrine Deloche



Aux aguets pour toujours, il écoute le monde des parois autour. L’encerclement d’une vie grouillante et invisible le tourmente parfois. Mais le maitre du domaine c’est lui. L’inspecter jusqu’au moindre détail. Parcourir sans cesse ses tunnels labyrinthes et galeries. Consolider toujours et encore les murs de cet état. Par expérience, user de la manœuvre frontale sinon rien. Une technique irréfutable. D’arrière en avant, lancer le front contre la terre jusqu’au sang. Le signal d’une compaction aboutie.

 
 
 
 
 
Virulence médiatique et apologie de la répression
 

Liban : reprise du soulèvement



Depuis le 17 octobre 2020, le Liban vit au rythme d’un soulèvement visant autant la classe politique qu’un régime économique moribond. Comme ailleurs, la propagation du virus et les mesures d’urgences sanitaires ont d’abord mis provisoirement à l’arrêt la contestation. Le 21 mars, le média Megaphone publiait une vidéo intitulée « Tripoli : Attendez-vous à nous retrouver après le corona ». La détérioration extrêmeme de la situation économique et l’absence totale de ressources dans que rencontrent un grand nombre d’habitants suite au confinement ont finalement avancé ce pronostic. Malgré un confinement en vigueur jusqu’au 10 mai, les mouvements reprennent la rue, et ciblent une fois de plus les banques qui cristallisent le mécontentement. A nouveau la ville de Tripoli y occupe une place singulière, et ce depuis le début du soulèvement. Le 27 avril, l’armée qui participe largement à la répression y a tué un jeune homme, Fawaz Fouad Samman, dont la mort n’a fait qu’amplifier la colère populaire.

 
 
 
 
 
Au commencement
 

Ghassan Salhab, depuis Beyrouth



« Ils veulent que nous nous écrions haut et fort, ensemble : nous avons vaincu l’ennemi ! Et tant pis pour le prix à payer. Les sacrifiés sont toujours les mêmes, de plus en plus nombreux. »

Pour accompagner notre article sur la reprise du soulèvement libanais, cet autre texte qui nous arrive de Beyrouth.

 
 
 
 
 
Otages
 

« Et si la seule façon, pour l’Etat, de conserver un peu de crédibilité, c’était de poursuivre la prise d’otages ? »



Dans mon jardin je reçois un coup de fil de mon ami Alex, sa première question est : « Comment vas-tu ? » À chaque fois, je prends un temps pour répondre à cette question. En claquettes en train de profiter du printemps et du chant des oiseaux, j’ai vraiment du mal à dire que ça ne va pas. Et j’ai aussi du mal à dire que ça va : cloîtré à la maison, je tourne en rond dans le jardin au point que j’ai fait des petits chemins avec mes pas pendant que mes voisins épient leurs moindres faits et gestes, prêts à dégainer le 17 à chaque instant. Je réponds à Alex : « Oui, ça va, comme un otage. »

 
 
 
 
 
Souvenir de l’inédit
 

par Vicente Barbarroja



Questions pour la guerre en cours. Pourrons-nous à nouveau retirer nos masques ? Le monde reviendra, même s’il ne sera pas le même ; l’existence changera, mais autour de la douleur et de la mort, l’amitié et l’amour resteront au centre. Avec le Covid19, la terre exige l’expression de cette action concertée qui brille avec simplicité comme l’intelligence, l’audace, la ténacité... au bout du compte. Des liens de conspiration qui se déploient comme un virus, fragment par fragment, à l’échelle mondiale ?

 
 
 
 
 
L’ogre et la machine - Dans la brèche de Gramsci
 

Contempler le cadavre d’une société malade, ivre de puissance et d’arrogance. Le cadavre n’est pas chaud, il pourrissait sous nos yeux, et nous avec lui.



"Il n’y a plus d’écart entre l’apocalypse et le réel parce que le réel est apocalyptique. C’est aujourd’hui la fin du monde, parce que ce monde était déjà fini, hier. [...] C’est pourquoi la question n’est pas tant « Et après ? » que « Et maintenant ? ». [...] C’est maintenant que nous sommes dans ce clair-obscur du possible, dans cette béance, dans cette brèche."

Nous publions ce billet qui nous a été envoyé. Si nous divergeons certainement sur la nature de ce qu’il faut faire "maintenant" à partir de la "brèche" que l’auteur perçoit dans la crise actuelle, nous avons été sensible au constat de départ et à l’énergie qui en découle.

 
 
 
 
 
La maison de retraite
 

Nouvelles poétiques [1/2] - par Anne Croisy



Voici la première partie d’un recueil de courtes nouvelles poétiques sur le quotidien dans une maison de retraite, qui alternent portraits de morts minuscules, aperçus de la réalité terrible du travail des aides-soignantes et infirmières, et description de la vie en communauté qui s’y esquisse malgré tout. Les nouvelles sont précédées d’une présentations de l’auteure, qui a travaillé longtemps en Ehpad et en Unité de soins de longue durée.

 
 
 
 
 
La première bière après la fin du Monde
 

Un jeu de rôle (pour 3 à 6 joueurs) pour ces temps de confinement



Les éditeurs du journal Har-Labour, dont nous avons publié à plusieurs reprises des articles, nous ont fait parvenir ce Jeu de Rôle.

"Vous trouverez à la fin de l’article introductif un jeu de rôle complet, adapté à des parties de 3 à 6 joueurs, clefs en main. Cette partie est prévue pour durer entre 1h et 2h. Il suffit pour cela que les joueurs se retrouvent avec un dé et leurs fiches de personnages (en bas de l’article), soit autour d’une table, soit via une application de communication en ligne (si possible avec la vidéo).
Univers : Rennes – Post apo - Fantastique"

Nous publions ici quelques extraits de l’introduction, et vous trouverez le jeu complet en bas de page, au format PDF.

 
 
 
 
 
Ça peut arriver près de chez vous [Podcast]
 

Ép.1 : La seconde guerre civile américaine



L’élection de Trump en 2016 a revigoré les groupes fascistes aux États-Unis. Face à eux, les gun clubs d’extrême-gauche et les contestations métropolitaines prolifèrent. Selon le podcast It Could Happen Here du journaliste Robert Evans, les ingrédients d’une guerre civile susceptible de fragiliser la souveraineté américaine sont réunis. Les milices suprémacistes qui ont pris les rues ces dix derniers jours contre le confinement confirment ses analyses. Nous avions traduit le cinquième épisode de cette série de podcasts et nous vous présentons maintenant le premier qui se concentre sur l’extrême-droite.

 
 
 
 
 
Par temps de Guerre : Michaux 1940-1944
 

« La catastrophe lente ne s’achève pas. »



Aujourd’hui, ce texte est dédié à tous ceux et toutes celles dont la santé mentale a joué des tours. À ceux ou celles qui ont eu affaire avec la psychiatrie. À la mémoire de M. 

Il ne s’agira pas de biographie, ni d’histoire.

 
 
 
 
 
De « l’art d’être parasite » et de l’errance de l’humanité
 

Par Dietrich Hoss



‌Dans cet article, qui prolonge les réflexions entamées dans « Une réponse au ‘monologue du virus’ »), Dietrich Hoss propose une lecture de la situation actuelle à partir des oeuvres (librement interprétées) de Jacques Camatte et Giorgio Cesarano. Leur particularité réside dans un raisonnement à l’échelle de l’évolution de l’espèce humaine : la crise déclenchée par la coronavirus est-elle l’ocasion du passage de la préhistoire aveugle de l’humanité à celle d’une histoire réfléchie ?

 
 
 
 
 
« La ville et la métropole »
 

Giorgio Agamben



Nous republions ici « La ville et la métropole » / « La città e la metropoli », de Giorgio Agamben, communication faite lors de la rencontre « Métropole / Multitudes : séminaire en trois actes et (peut-être) une conclusion », Uninomade, 11 novembre 2006 (acte deux), Faculté d’architecture de l’université de Venise (IUAV), reprise dans la deuxième partie de l’e-book Città, Spazi abbandonati, Autogestione du site www.infoaut.org, « Cadres théoriques introductifs ».

A première vue cette intervention peut paraître datée (elle a bientot 15 ans, et ces quinze années ont été l’occasion d’une accélération du processus de métropolisation qui a été largement étudiée, dans ces colonnées notamment) et les références mobilisées sembler "vues et revues" en ces temps de Coronavirus (les fameux dispositifs de gestion des lépreux et des pestiférés étudiés par Foucault), il nous semble que Giorgio Agamben arrive mieux que quiconque à en tirer l’essentiel.

Il nous rappelle notamment que si la métropole (comme le révèle parfaitement la crise) est "l’espace qui résulte [d’une] série complexe de dispositif de contrôle et de gouvernement", "chaque dispositif implique nécessairement un processus de subjectivisation, et chaque processus de subjectivisation implique une résistance possible".

 
 
 
 
 
La dernière semaine avant la fin du monde
 

[Roman photo]



Marius Jouanny, étudiant en Master Bande Dessinée à l’ÉESI, nous a proposé un récit intitulé « La dernière semaine avant la fin du monde ». Étonnamment, il l’a imaginé avant la crise sanitaire en s’inspirant de la nouvelle de Ray Bradbury « The Last Night of the World » et des travaux de l’Oubapo (Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle). Elle prend dans le contexte actuel un tout autre sens.

 
 
 
 
 
Dans une chambre noire tout le monde parle
 

Amandine André



On raconte que des âmes préexistaient aux corps et qu’elles furent cachées dans un autre monde. Maintenant émigrent de corps en corps. Habitent pour un temps mortel seulement.

 
 
 
 
 
Inanité, Inanité, Inanité !
 

(Le Journal Impossible) Emmanuel Thomazo



 
 
 
 
 
« Nous mettons fin à la Maison de la Grève »
 

Il y a 5 ans presque jour pour jour, lundimatin alors dans sa première année d’existence publiait un article consacré à la Maison de la Grève (MG) de Rennes. Cette dernière avait ouvert quelques années plus tôt, pour prendre le relais de l’occupation par des grévistes d’anciens locaux de la CFDT (durant le mouvement contre la réforme des retraites, 2010).
Depuis, lundimatin et la MG sont restés liés, jusqu’à co-organiser la seconde édition des séminaires « Contre l’Etat d’urgence penser l’état du monde ». (...)



Il y a 5 ans presque jour pour jour, lundimatin alors dans sa première année d’existence publiait un article consacré à la Maison de la Grève (MG) de Rennes. Cette dernière avait ouvert quelques années plus tôt, pour prendre le relais de l’occupation par des grévistes d’anciens locaux de la CFDT (durant le mouvement contre la réforme des retraites, 2010).

 
 
 
 
 
Rue Ordener, rue Labat de Sarah Kofman
 

[Fiche de lecture]



Ce qu’on aime, dans le blog de la librairie Charybde, c’est son goût pour l’inactualité, c’est ici un livre publié en 1994, Rue Ordener, rue Labat , de Sarah Kofman, qui a particulièrement retenu notre attention, et la chronique est, comme la semaine dernière, signée Marianne. C’est un livre où tout commence par un stylo à plume qu’il faut remplir avec de l’encre. Celle de Sarah Kofman est tragique et magnifique, comme le destin de cette petite fille tellement captivée par sa lecture de Merlin l’enchanteur qu’elle ne s’est pas aperçue qu’elle est tombée dans le feu.

 
 
 
 
 
« Par les enfants, pour les enfants »
 

Cinquième semaine



Après deux semaines de suspension pour cause de fainéantise aigüe, notre rubrique « Par les enfants et pour les enfants » reprend de plus belles. Si vous avez plus de 12 ans et que les fautes d’orthographes vous font peur : passez votre chemin. Merci à Louise, Lykka et Mélisande.

 
 
 
 
 
Vidéos de la semaine
 

Des courts métrages et des chansons...



 
 
 
 
 
Décaméron-19
 

Le Decameron de Boccace, chaque matin, à 8H00.



Nous avons demandé à des acteurs d’enregistrer depuis chez eux les nouvelles du Décaméron de Boccace. Ils ont répondu. Une série de miniatures sonores, de petites histoires du XIVe siècle. À partir du mardi 24 mars 2020, tous les jours à 8h, lundimatin publiera une nouvelle, lue par des acteurs français, mais aussi allemands, autrichiens, italiens, et autres. Cent nouvelles, une par jour, au petit déj pour les abdos et les zigos. [2]

Sylvain Creuzevault

 
 
 
 
 
 
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