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#217 | 18 novembre
 
 
 
Hôpital de demain, hôpital sans humain !
 

Sur le mouvement hospitalier et le mouvement social en général



Ce jeudi 14 novembre s’est tenue la manifestation que nous attendions depuis longtemps. Cette manifestation, réunissant entre 15 000 et 20 000 personnes, ressemblait pour la première fois à ce que nous avions pu imaginer lorsque nous nous prenions à rêver d’un mouvement à l’hôpital.

 
 
 
 
 
1 an de Gilets jaunes
 

Relire nos papiers et analyses



Le 17 novembre 2018, démarrait le mouvement des Gilets jaunes et comme de nombreux médias, nous l’avons beaucoup suivi et couvert. Comptes rendus de manifestations aux 4 coins du pays, entretiens, analyses et contextualisations, au fil de l’année nous avons publié plus d’une centaine d’articles sur le sujet ainsi qu’une revue papier thématique. Comme il est de coutume dans les médias, cet « anniversaire » se transforme en marronnier : spécialistes autoproclamés, éditorialistes de comptoirs et journalistes en chausson vont passer la semaine à bavarder et échanger autant de platitudes. Comme le surgissement de ce mouvement nous est apparu extrêmement important, il nous a semblé nécessaire, à notre petite échelle, de ne pas le laisser être enseveli sous les paroles creuses. C’est pourquoi nous republions ici un certain nombre liens vers des textes passés qui nous paraissent éclairer au mieux une séquence aussi complexe et spéciale et mettons en accès libre le 5e numéro de lundimatin papier : « Gilets jaunes : un assaut contre la société » .

 
 
 
 
 
« Pour une société véritablement nouvelle » - Serge Quadruppani
 

À propos de l’état du monde et d’un livre de Frédéric Lordon



Nous voici donc entrés dans l’ère des soulèvements mondiaux. D’un bout à l’autre de la planète, gilets jaunes et lasers, applis et slogans, techniques du saccage et modes d’invasion pacifique, la grammaire de la révolte se partage toujours davantage. D’Alger à Santiago, de Bagdad à Hong-Kong, de Quito à Khartoum, de Conakry à Beyrouth, des millions de gens se sont mis en mouvement, des centaines de personnes sont déjà mortes et des centaines de milliers reviennent pourtant affronter les gaz et les balles. Un mot d’ordre multilingue est apparu, projeté sur la façade aveugle d’un gratte-ciel au Chili, ou bombé sur un mur à Hong-Kong : « Nous ne retournerons pas à la normale, car c’était la normale le problème ». Si toutes ces personnes repartent inlassablement à l’assaut avec un courage et une inventivité admirables, c’est donc qu’elles ont, sous des formes variables, de gros problèmes avec la normalité des institutions qui les écrasent et de la police qui les tue, de l’argent qui manque et du travail qui paie si peu.

 
 
 
 
 
Désarchiver la terreur coloniale
 

Le site 1000autres.org fait ressurgir les disparus de la « Bataille d’Alger »



Les répressions coloniales de masse ont cette particularité qu’elles ont largement invisibilisé leurs victimes. Celle que la propagande française nomma « bataille d’Alger »n’échappe pas à cette règle. Les « paras » de Massu, « seigneurs de la guerre aux terrifiants caprices » (Sartre) savaient que leurs milliers de proies, simples « Français Musulmans » tout juste sortis officiellement de l’indigénat, étaient destinées à rester anonymes et à ne pouvoir être dénombrées. Pour plus de sûreté, ils détruisirent les archives documentant leurs crimes. Ils eurent l’impunité et les honneurs.

 
 
 
 
 
Le Liban Insurgé
 

« On n’est même pas encore au début » - retour sur un mois de soulèvements



Alors qu’en France le 17 novembre 2019 marque l’anniversaire du début du mouvement des Gilets Jaunes, au Liban la date coïncide avec le début du deuxième mois de la Révolution entamée en octobre dernier. Bien que les premiers jours de mobilisation demeurent les plus impressionnants, les révolutionnaires libanais-e-s demeurent très mobilisé-e-s contre le système politique confessionnel, ultra-libéral et extrêmement corrompu qui les exploite depuis 30 ans. Il a néanmoins connu sa première grande défaite avec la démission du gouvernement après 12 jours de manifestations, d’occupations et de blocages pratiquement continus. Depuis, les discours et les annonces des responsables politiques, libanais ou étrangers, sont légion ; mais le bras de fer continue entre les manifestants pacifiques et le système qui refuse d’abandonner la partie. Pour un Libanais dans la force de l’âge, « On n’est même pas encore au début de la révolution » : c’est quelque chose qui va se dérouler sur un temps long et qui ne va pas trouver sa résolution avant de nombreux mois, voire de nombreuses années... Quoi qu’il en soit, voici un retour sur ce mois de mobilisation dont j’ai pu être témoin en tant qu’étranger non-arabisant. Cet article est la suite de « Dix Jours qui ébranlèrent leur monde » paru dans Lundi Matin #214, c’est pourquoi la chronologie des évènements débutera véritablement à partir du 11e jour de la révolution.

 
 
 
 
 
Prémisse théorique - à propos des retraites
 

« Mais pourquoi les pensions ? Les grands hôtels, c’est tellement mieux »



En réponse à un article d’Alessandro Stella et d’Eric Beynel intitulé « La retraite, le paradis sur terre », paru la semaine dernière sur notre site, Temps Critique entreprend ici, d’une part, une critique de la retraite (et de son préalable, le travail) et d’autre part tente de resituer le mouvement des Gilets Jaunes à la bonne place dans la séquence « sociale » qui promet de s’ouvrir en cette fin d’année.

 
 
 
 
 
Réparer le monde et mettre fin au capitalisme
 

Mikkel Bolt Rasmussen



Fredric Jameson a écrit un jour qu’il était plus facile d’imaginer la fin du monde que de concevoir la fin du capitalisme. Pendant un certain temps, la formule de Jameson reprise par Slavoj Zizek et bien d’autres semblait indiquer la possibilité d’une critique radicale de l’ordre dominant de la civilisation capitaliste euro-moderniste. Mais au lieu de cela, cette formule est devenue un trope maintes fois répétée par des journalistes, des experts, des politiciens et des activistes ; de sorte qu’aujourd’hui, c’est une phrase ou une réflexion qui, avant tout, a tendance à tranquilliser les gens dans la mesure où elle pointe notre manque de capacité à imaginer quelque chose de différent.

 
 
 
 
 
Non maman, je ne vais pas réussir ma vie
 

« Je veux vivre, je ne veux pas réussir. »



Un poème ou une déclaration, à lire et surtout à écouter.

 
 
 
 
 
Anti-communisme
 

À propos du soulèvement à Hong Kong par des camarades Américains



Il y a deux semaines, nous publiions un article d’Alain Brossat fustigeant le mouvement à Hong Kong et sa jeunesse nihiliste manipulée par des intérêts géopolitiques qui profitent, en dernière instance, aux États-Unis de Trump. Cette semaine, voici justement l’analyse produite par des camarades américains qui sont allés à Hong Kong fin août et parviennent à mêler le récit d’une journée importante de manifestation (le 31 août) à une analyse plus fine de la situation : à côté de toute idéologie figée, ils tentent de mettre en avant ce que le mouvement a su inventer de nouveau à même la lutte. Entre la stratégie « Be water » et la mise en lumière du contrôle social à la chinoise, les auteurs voient également quelques limites du mouvement, dont la contradiction finale réside dans le fait d’avoir besoin, pour gagner, d’activer une contestation au sein même de l’empire chinois.
Au moment où nous finissons la mise ne page de cet article, l’université Polytechnique de Hong Kong est encerclée depuis plusieurs heures par la police qui a bouclé le quartier. On trouve un fil telegram des événements par ici

 
 
 
 
 
Scepticisme antique et catastrophe industrielle
 

ou Pyrrhon tabassé par les flics



Une redoutable incertitude et une obscurité épaisse enveloppent les choses, et nous errons, comme dans un profond sommeil, sans rien pouvoir circonscrire par la rigueur du raisonnement, sans rien saisir avec fermeté et sûreté, car toutes ressemblent à des ombres et des fantasmes.

Philon d’Alexandrie, De Josepho

 
 
 
 
 
Le piège de l’abondance
 

Sur un récent ouvrage consacré à « L’écologie populaire face au pillage de la nature en Amérique latine ».



Le piège de l’abondance, l’écologie populaire face au pillage de la nature en Amérique latine vient de paraître aux Éditions de l’Atelier. Ces dernières années, des auteurs comme Ana Bednik [1], Delphine Couveinhes-Matsumoto [2] ou encore Miriam Lang et Dunia Mokrani [3]avaient abordé la question de la surexploitation de la nature et de l’usurpation des territoires, l’inscrivant dans une réflexion sur la justice environnementale, le droit indigène, ou encore le post-développementisme. Le piège de l’abondance, qui propose des traductions de textes pour la plupart inédits en français, se situe dans cette tendance.

 
 
 
 
 
lundisoir #7 - Dialogue avec Eric Vuillard
 

Lundi 18 novembre à 19H au théâtre de l’Échangeur (Bagnolet)



De jeunes amis et lecteurs ainsi que le théâtre de l’Échangeur à Bagnolet ont décidé de reprendre les lundisoir, à savoir des rencontres et des discussions autour de textes publiés sur lundimatin. L’invité de cette 7e soirée,sera Eric Vuillard.

 
 
 
 
 
Merci !
 

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