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#204 | 12 août
 

Avec le retard estival habituel, l’édition de cette semaine sera publiée au fil de la journée et de la soirée.
Bonne lecture et bonnes vacances. LM

 
 
Courbet, les Gilets jaunes, le Président et le Panthéon - Noël Barbe
 

Pour une guerre des importances et des héritages



Le 10 juin dernier, Emmanuel Macron se rendait à Ornans à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet. Dès Gilets jaunes l’y attendaient pour disputer l’héritage du célèbre peintre et communard : « En cette année de commémoration nous affirmons que Courbet aurait probablement revêtu un gilet jaune ». Dans ce brillant article, l’anthropologue Noël Barbe revient sur cette bataille qu’est l’histoire et sur la nécessité de ne l’abandonner ni au pouvoir ni à la dépolitisation.

 
 
 
 
 
« L’Âge des Hommes est terminé. »
 

Monde et insurrection des Orques dans le Seigneur des Anneaux



Alors que toutes les lectures du Seigneur des Anneaux s’accordent à y voir une allégorie du Bien contre le Mal, il en existe une autre, beaucoup moins courante, d’après laquelle les horribles Orques ne rechercheraient pas tant à détruire la vie qu’à renverser un Âge, celui de la domination des Hommes et des Elfes. C’est que, celles et ceux qui cherchent à renverser l’ordre sont systématiquement produits et dépeints comme des êtres sales et sans culture, comme des souillures à éliminer, des choses immondes à éradiquer, c’est-à-dire comme des Orques. L’autre leçon du Seigneur des Anneaux, bien malgré ses auteurs, c’est que celles et ceux qui font l’insurrection sont toujours, aux yeux de l’ordre, hors-du-monde (im-mundus).

 
 
 
 
 
Gard : « Ils ont dit : "Les Gilets Jaunes sont morts"
 

alors on a décidé de réapparaître sur nos ronds-points »



Trêve estivale oblige, la mobilisation des Gilets jaunes s’est largement réduite ces dernières semaines. Le gouvernement peut-il pour autant souffler et espérer une rentrée apaisée ? Rien n’est moins sûr. Ce que ce reportage sur la réoccupation d’un rond-point dans le Gard nous rappelle c’est que ce qui s’est joué dans les occupations ne pouvait être réduit aux décomptes préfectoraux du nombre des participants ; et que la puissance des mouvements ne se situe jamais dans leur représentation mais dans la densité des liens qui s’y nouent et dans les solidarités qui se tissent. Si nul ne peut prédire ce qu’il adviendra de ce mouvement et de ses possibles mutations, une chose est certaine : celles et ceux qui s’y sont retrouvés ont accédé à une toute autre dimension de la politique et de la réalité que celle de nos dirigeants et de leurs spectateurs.

 
 
 
 
 
Énergie renouvelable et génocide - Josefa Sánchez Contreras
 

EdF dans l’isthme de Tehuantepec



Face au changement climatique, l’énergie éolienne est perçue dans le monde comme une mesure écologique et alternative. En d’autres termes, ce qui était censé être une transition écologique a, de fait, ouvert la brèche à tout un marché de crédits-carbone.

 
 
 
 
 
Qu’est-ce que le despotisme économique ? [2/4]
 

« La liberté économique est un enfermement »



Comme de nombreux confrères, nous profitons de l’été pour vous proposer des feuilletons. Nous profiterons donc de ce mois d’août pour revenir sur le concept de despotisme économique développé par Jacques Fradin. Il s’agira de mieux comprendre l’ordre dans lequel nous vivons, ses logiques, sa mécanique et évidemment, le caractère théologique de l’économie.

 
 
 
 
 
Du 6 au 9 septembre, 5e Fête du vent à l’Amassada
 

« Aujourd’hui il y a deux écologies... deux écologies incompatibles. »



Salut la compagnie, voilà le texte d’invitation à la cinquième fête du vent à l’Amassada, du 6 au 9 septembre 2019. Au vue de ce qui s’est passé autour du festival l’an 0, de la démission de De Rugy, et de la tartufferie de l’écologie made in macronie, de la tribune parue dans Terrestres, vous comprendrez en quoi ceci résonne dans la situation du moment, et pourquoi il est important de se mobiliser ici sur cette lutte et évidemment de venir à cette Fête du vent à l’Amassada où sont invités entre autre : Pascale Fautrier (auteure de « Pour un nouvel horizon social » et « La vie en jaune »), Sylvain Piron (historien médiéviste, auteur de « L’occupation du monde » et militant de la lutte de la forêt de Romainville), Dénètem Touam Bona (anthropologue, philosophe, auteur de « Fugitifs où cours-tu ? » pisteur des lignes de fuites maronnes), Anaël Marrec (doctorante, chercheuse en histoire des techniques et des imaginaires de l’énergie), et bien sûr au programme de ces 4 jours des assemblées, concerts, projections, spectacles, batoukada...

(NDLR : Accusons bonne réception et transmettons)

 
 
 
 
 
Grand jeu littéraire de l’été
 

En 1931, le célèbre écrivain français Louis Aragon (1897 - 1982) publiait l’un de ses plus fameux poèmes. Malheureusement, la fin, qui évoque Lénine, nous apparaît un peu datée. Saurez-vous en imaginer une autre ?
Les meilleures (suites et) fins que nous receverons seront publiées au fil de ce mois d’août. Célèbres ou anonymes, toutes les contributions sont les bienvenues.
Pliez les réverbères comme des fétus de paille
Faites valser les kiosques les bancs les fontaines Wallace
Descendez les flics (...)



En 1931, le célèbre écrivain français Louis Aragon (1897 - 1982) publiait l’un de ses plus fameux poèmes. Malheureusement, la fin, qui évoque Lénine, nous apparaît un peu datée. Saurez-vous en imaginer une autre ?
Les meilleures (suites et) fins que nous receverons seront publiées au fil de ce mois d’août. Célèbres ou anonymes, toutes les contributions sont les bienvenues.

 
 
 
 
 
En vacances et sans répit !
 

[Nous avions publié cette annonce de départ en vacances partiel début juillet avec la naïveté de tous les employés qui imaginent encore pouvoir bronzer sans que leur smartphone ne les oblige à quelques tâches oubliées ou supplémentaires ; comme si cette époque n’était pas en train d’abolir définitivement la distinction entre travail, loisirs et repos. Pour reprendre les mots de notre stagiaire estivale : « Quand on aura gagné, on pourra se reposer ! »]
Chères lectrices, chers lecteurs, Comme chaque année, (...)



[Nous avions publié cette annonce de départ en vacances partiel début juillet avec la naïveté de tous les employés qui imaginent encore pouvoir bronzer sans que leur smartphone ne les oblige à quelques tâches oubliées ou supplémentaires ; comme si cette époque n’était pas en train d’abolir définitivement la distinction entre travail, loisirs et repos. Pour reprendre les mots de notre stagiaire estivale : « Quand on aura gagné, on pourra se reposer ! »]

Chères lectrices, chers lecteurs,
Comme chaque année, nous allons prendre quelques vacances et passer de la frénésie de nos éditions hebdomadaires à des publications moins cadencées mais régulières et au fil de l’été (nos contributeurs peuvent donc continuer de nous envoyer leurs articles par les canaux habituels). Évidemment, nous aurions préféré laisser nos ordinateurs au bureau et nous déconnecter complètement de tous ces écrans pendant deux mois mais nous savons qu’en face il n’y a pas de trêve y compris pendant les congés d’été.

 
 
 
 
 
 
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