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#97 | 13 mars
 
 
 
Qu’a fait la police au lycée Suger ?
 

Violences, intimidations, humiliations, insultes racistes : les lycéens placés en GAV racontent. [REPORTAGE VIDEO]



Que s’est-il passé le 7 mars 2017 au lycée Suger de Saint-Denis ?

 
 
 
 
 
« Tout Khartoum veut la chute du tyran ! » 2013-2016, répliques soudanaises.
 

Fin 2016, plusieurs manifestations éclatent au Soudan contre la hausse de 30% des prix du pétrole et du diesel, annoncée début novembre, et la dépréciation de la livre soudanaise, qui ont entraîné une augmentation des prix de nombreux produits, notamment des médicaments. Ces rassemblements sont rapidement étouffés par la police anti-émeute. Des étudiants, des jeunes et des militants de l’opposition ont ensuite appelé sur les réseaux sociaux à des grèves générales et à des manifestations à Khartoum et dans (...)



Fin 2016, plusieurs manifestations éclatent au Soudan contre la hausse de 30% des prix du pétrole et du diesel, annoncée début novembre, et la dépréciation de la livre soudanaise, qui ont entraîné une augmentation des prix de nombreux produits, notamment des médicaments. Ces rassemblements sont rapidement étouffés par la police anti-émeute.
Des étudiants, des jeunes et des militants de l’opposition ont ensuite appelé sur les réseaux sociaux à des grèves générales et à des manifestations à Khartoum et dans d’autres villes pour renverser le régime. Les services de sécurité arrêtent plusieurs figures et activistes de l’opposition pour tenter d’empêcher la tenue de manifestations. Les agents du puissant service national de renseignement et de sécurité (NISS) du Soudan saisissent aussi tous les exemplaires de quatre quotidiens indépendants après la publication d’appels à des manifestations.
"Nous avons entendu ces derniers jours des appels à renverser le régime lancés par des personnes cachées derrière leurs claviers", avait déclaré devant des partisans rassemblés dans la ville de Kasala (est) le président El Béchir, au pouvoir depuis un coup d’État militaire en 1989.
"Nous leur disons : « si vous voulez renverser le régime, faites-nous face directement dans la rue. Je vous défie de descendre dans la rue". "Mais vous ne viendrez pas car vous n’avez pas oublié ce qui s’est passé ... Ce régime ne sera pas renversé par des claviers et Whatsapp", a prévenu le président lors de son discours retransmis à la télévision.
Il faisait allusion aux heurts sanglants qui avaient opposé manifestants et forces de l’ordre en 2013 à l’occasion d’une précédente hausse des prix consécutive à une réduction des subventions. Un mouvement populaire contre la dictature, semblable à ceux qui avaient mené aux renversement des régimes des pays arabes voisins, avait secoué le Soudan, plusieurs semaines durant. Les forces de sécurité Soudanaises avaient tiré à balles réelles pour disperser les manifestants. Plus de 170 personnes avaient été tuées dans la seule première journée de manifestations.
Osman, qui a vécu ces événements avant de devoir quitter son pays, a accepté de faire cet entretien avec nous.

 
 
 
 
 
Légitime défense
 

Affaire Bentounsi et violences policières. Par notre juriste



La décision de la Cour d’assises est tombée ce vendredi en tout début de soirée : Damien Saboundjian a été déclaré coupable de violences volontaires avec usage d’une arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner du jeune Amine Bentounsi en avril 2012.

 
 
 
 
 
Syndicats et communes
 

Discussion avec Myrtille Gonzalbo autour du communisme libertaire et de l’anarcho-syndicalisme en Espagne. Première partie : avant 1936.



[À cause de certains malentendus au sein de notre rédaction, la première partie de cette entretien a été malencontreusement publiée avant son éditorialisation finale. Nous sommes donc contraints de la « dépublier » le temps que les corrections adéquates soient faites. Toutes nos excuses à nos lecteurs ainsi qu’à Myrtille Gonzalbo]

Avant 1936, l’Espagne est le seul pays où l’anarchisme est une force politique majeure. Comment expliquer, dans ces conditions, la participation au gouvernement et les multiples appels à retourner au travail lancés par la CNT à Barcelone dès 1936 alors même que la ville était libérée de l’emprise des militaires ? Pour comprendre la situation, il faut remonter à la formation de la CNT et du mouvement anarchiste espagnol, ainsi qu’aux conflits de tendances qui l’ont animé avant 1936. Nous avons pour cela rencontré Myrtille Gonzalbo, du collectif « les Giménologues » (qui ont notamment publié Les Fils de la Nuit , un beau récit de la guerrre d’Espagne par Antonio Gimenez, ré-édité récemment chez Libertalia) : elle nous livre ici son analyse, qui nous rapelle que le débat sur les stratégies révolutionnaires avait et a toujours une importance cruciale.

 
 
 
 
 
Volodine, S’en sortir sans sortir [Quand j’entends le mot culture]
 

(Une littérature de l’émancipation claustrale)



 
 
 
 
 
Rester à Tokyo
 

La vie nucléarisée 1/3



[À l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, nous reproduisons cette semaine une série de trois entretiens parus sur lundimatin en février et mars 2015]

Après Fukushima

Le 29 janvier dernier, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonçait ses préconisations en matière de production énergétique à l’échelle mondiale pour les années à venir : « Pour limiter de manière efficace l’augmentation des températures à 2 degrés, les capacités nucléaires doivent plus que doubler d’ici à 2050 » a ainsi déclaré la directrice de l’AIE, Maria van der Hoeven . La logique est implacable : puisque les pollutions au carbone nous menacent de trop près et à trop court terme, il nous faut investir dans des pollutions plus massives encore, plus durables surtout. Presque quatre ans après l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima-Daiichi, tout indique que l’énergie nucléaire est l’énergie du futur.

Au Japon pourtant, les 48 centrales sont aujourd’hui à l’arrêt et il n’est pas encore sûr qu’elles reprennent un jour leur activité, malgré les menées en ce sens du gouvernement actuel [1] . Il est vrai qu’il est peu d’habitants de l’archipel pour pouvoir affirmer sans ciller que le nucléaire est « l’énergie du futur », et pour l’instant, l’opposition à la remise en route des centrales reste très largement majoritaire dans l’ensemble des provinces. Mais si les japonais sont parvenus à empêcher jusqu’ici la reprise des centrales, la contamination radioactive quant à elle n’a connu aucune limite, au point que l’on peine à mesurer son ampleur, tant elle défie les échelles connues. Surtout, la contamination pose une question terrifiante à tous ceux susceptibles de lui être confrontés : comment continuer à vivre sous le régime d’une telle menace ?

Les trois entretiens que nous présentons ont été réalisés au mois de décembre, à l’occasion du voyage en France d’un groupe d’écrivains japonais, venus nous raconter cette catastrophe dont nous savons si peu et qui pourtant nous concerne tant. Aussi, les trois entretiens restituent trois points de vus incarnés, trois perspectives différentes sur l’après Fukushima. Dans ce numéro, il y a Yuki, qui est restée à Tokyo, soit dans une zone contaminée, et qui tente vaille que vaille de retrouver un sens à ce qui est en train de lui arriver (Part. 1). Dans des prochains numéros il y aura Yabu, celui qui est parti, qui a fui, et qui se demande comment continuer à se battre depuis une province lointaine (Part. 2). Et puis il y aura aussi Sabu, qui est parti du Japon depuis fort longtemps, mais qui ne peut faire autrement que de répondre à l’appel de la catastrophe (Part. 3). Trois récits pour continuer à vivre.

 
 
 
 
 
Partir de Tokyo
 

La vie catastrophée 2/3



[À l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, nous reproduisons cette semaine une série de trois entretiens parus sur lundimatin en février et mars 2015]

Trois perspectives sur l’après Fukushima, trois récits pour continuer à vivre.

Nous avions vu dans un numéro précédent les difficultés éprouvées par Yuki restée vivre à Tokyo, après l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi. Nous poursuivons ce lundi avec Yabu, qui nous raconte ce qu’il a fait de son côté.

 
 
 
 
 
Après Fukushima
 

Comment répondre à l’appel de la catastrophe ? 3/3



[À l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, nous reproduisons cette semaine une série de trois entretiens parus sur lundimatin en février et mars 2015]
Épisode 3 : Comment répondre à l’appel de la catastrophe ?

 
 
 
 
 
 
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