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#93 | 13 février
 

Du fait d’une actualité particulièrement chargée, nous publierons les articles de cette semaine tout au long de la journée.

 
 
Émeutes à Bobigny et blocage des Halles à Paris - Reportage
 

[Vidéo]



 
 
 
 
 
#JusticePourTheo Des manifestations un peu partout en France.
 

Manifestations contre les violences policières. Bobigny. La police assume ses exactions. Erreur sur la personne.



 
 
 
 
 
[Bobigny] Le gros mytho du préfet.
 

Quand la préfecture se lance dans les « faits alternatifs » pour redorer le blason de la police, et faire oublier une fois de plus le comportement de ses troupes.



Alors que toute l’ignominie de la pratique policière est mise sur la place publique depuis 1 semaine, on sent les chargés de communication de la préfecture un peu à cran, et prêts à se jeter sur le moindre prétexte pour redorer un peu les matraques de la profession. C’est ce qu’ils ont cru bon de faire, après la manifestation contre les violences policières qui s’est tenue ce samedi à Bobigny. Une histoire d’héroïsme policier, des journalistes peu regardant et au final : un bobard trop gros. Quand la police se met aux faits alternatifs elle ne fait pas dans la dentelle…

 
 
 
 
 
[Bobigny] Lettre à Louise Couvelaire du journal Le Monde
 

A la lecture de votre premier article dans Le Monde, j’ai senti mon ventre se tordre devant ce qui m’apparaissait être une torsion haut en couleur de la vérité.



Une lectrice nous a demandé de communiquer cette lettre à notre consœur.

 
 
 
 
 
Bobigny’s burning
 

Début de fusion - Par Serge Quadruppani



 
 
 
 
 
Cent façons de disparaître
 

Cernée par les ondes, surveillée par les réseaux, une jeune femme rêve de disparaître. Mais il n’y a pas d’application pour ça...



 
 
 
 
 
« La révolution syrienne est une révolution acéphale » - Entretien avec Arthur Quesnay
 

Sur les territoires libérés de l’Armée Syrienne Libre



En ce moment le régime mène une offensive sur la Ghoutta (déjà tristement célèbre pour avoir subi les attaques chimiques en août 2013), aux mains de l’insurrection dans la banlieue est de Damas. Après Alep-est, c’est le deuxième grand bastion que perd la révolution en l’espace de deux mois. Sur ces quartiers, ces villages de l’opposition syrienne soutenue par l’Armée Syrienne Libre, nous en savons très peu, alors que nous arrivent des territoires aux mains des YPG ou sous contrôle de l’Etat Islamique beaucoup plus d’informations. Depuis bientôt six ans, l’opposition syrienne aura pourtant vécu au rythme d’un riche processus révolutionnaire, déployant de denses réseaux d’organisations. Les comités locaux, municipaux répondent aux besoins vitaux et logistiques mais aussi à des questions d’ordre plus politique.
Les moments où le pouvoir est chassé d’un territoire, et où ses habitants doivent se ressaisir de la totalité de leur vie sont précieux, en ce qu’ils sont riches d’enseignements. Ils nous apprennent les dynamiques qui renforcent ou affaiblissent un camp révolutionnaire. Quelles sont les erreurs ? Quelles sont les victoires ? Quels sont les rapports de force ?

Pour jeter un peu de lumière sur cette partie du soulèvement, En route ! s’est entretenu avec Arthur Quesnay [1], chercheur et spécialiste des questions de guerres civiles, qui durant deux voyages en Syrie ( hiver 2012-2013 et été 2013) s’est spécifiquement attardé à étudier la mise en place des comités de coordinations et des administrations civiles, à Alep-Est.

Nous avons choisi de rendre compte ici uniquement de la partie « civile » et non militaire de la rébellion syrienne. Nous traiterons des aspects militaires du soulèvement depuis la formation de l’Armée Syrienne Libre dans un prochain article. Bien qu’au final ces deux aspects soient poreux sur le terrain, l’opposition syrienne tient à la distinction entre ce qui relève du « militaire » et du « civil ». Ceci est un véritable choix qui fait une des particularités de la structure du soulèvement syrien, que cet article éclairera en partie.

 
 
 
 
 
Expériences de communes autonomes dans la Syrie en guerre
 

L’héritage d’Omar Aziz et la commune de Deraya par Leila Al-Shami



Deraya est un territoire de la banlieue ouest de Damas, situé à quelques kilomètres du palais présidentiel. Le régime a repris cette zone fin Août 2016 après d’intenses bombardements. Cette perte fut un énorme coup porté à la révolution, tant la commune de Deraya était devenue un symbole, un modèle de libération au sein de la révolution syrienne. Pendant cinq ans, l’entrée du quartier était marquée par un portrait de Bachar posé au sol, qu’il fallait d’abord piétiner avant de rentrer dans la zone libre de Deraya. Les brigades de l’ASL qui tenaient le quartier, avaient la réputation d’être de redoutables spécialistes de la guerre urbaine. On nous rapporte de Syrie que toutes les franges de la rébellion voulaient s’associer avec eux pour les batailles importantes.
Omar Aziz est un activiste syrien, mort en détention en 2013, qui développa l’idée de commune à travers la mise en place de comités locaux au sein des territoires libérés par l’Armée Syrienne Libre. A ce propos il déclara, peu avant son arrestation en 2012, "Nous avons fait mieux que la Commune de Paris, qui a résisté 70 jours. Cela fait un an et demi et nous tenons toujours."
Au sujet de l’expérience de Deraya et de la pensée d’Omar Aziz nous publions ici un article de Leila Al-Shami. Cette dernière est la co-auteure, avec Robin Yassin-Kassab, de « Burning Country : les syriens dans la guerre et la révolution », sur lequel nous avions consacré un article. Elle est aussi co-fondatrice de « Tahrir-ICN », un réseau qui œuvre à lier les luttes anti-autoritaires au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe.
Cet article est paru une première fois, en anglais, dans Fifth Estate en septembre 2016. Leila Al-Shami a accepté que Lundimatin en publie la traduction française.

 
 
 
 
 
Révolutions et Contre-Révolutions - Des printemps arabes à aujourd’hui
 

En Route ! revient sur Lundi Matin



 
 
 
 
 
Devenir révolutionnaire en regardant Westworld - Deuxième partie
 

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