Quand on sait que le marché des EdTechs pèse quelques centaines de milliards de dollars (selon les agences de conseil, qui en parlent avec gourmandise), on comprend mieux les nudges ressassés par les start-ups et autres partenaires institutionnels, suggérant qu’il est quand même bien, non seulement d’utiliser l’IA en classe, mais de faire corriger ses copies par la machine, parce que c’est ’innovant’.
Des profs volontaires d’une vingtaine d’établissements d’Ile-de-France, par exemple, auraient expérimenté, au bac blanc, une correction automatisée. Selon la société (privée) qui s’en charge, « une copie peut être corrigée en trente secondes, avec un barème personnalisable, une synthèse pédagogique et des retours détaillés ». Waouh. Jean-Michel Blanquer, dont on sait qu’il était peu technophobe, se vantait déjà, un peu tôt, d’être le « Victor Schoelcher des enseignants ».
Seulement voilà : peu de temps après, les correcteurs du (vrai) bac auraient reçu un mail de leur Inspection menaçant de poursuites judiciaires ceux qui auraient recours à une IA pour l’évaluation des copies d’examen, considérées comme des données ne pouvant être rendues publiques. Injonction paradoxale ? Il paraît que ça rend fou. Ou alors c’est comme dans les bois à champignons, quand on voit un panneau ’interdit’, on sait qu’il y en a.
« Pas de souci »
Mais attention : en aucun cas l’humain ne sera remplacé par la machine. Difficile en effet, voire impossible, de trouver un article ou un site parlant de l’IA éducative qui ne précise pas qu’« aucune IA, aussi avancée soit-elle, ne peut (ni ne doit) remplacer le jugement professionnel, le regard humain, ni la relation pédagogique » ou que « la correction assistée par IA ne supprime pas l’intervention humaine », ou encore que « l’IA ne remplace pas l’humain, elle peut permettre d’aller plus loin » (vers le transhumain ? hum) Mais c’est pour ajouter aussitôt, comme le font tous les rapports officiels sur le sujet, « mais il est de notre responsabilité d’accompagner son déploiement ». Reste à voir jusqu’où : une IA, c’est bien moins cher qu’un enseignant.
Pourquoi, au fait, faut-il absolument entrer dans cette surenchère ? Parce que, c’est l’argument imparable, l’IA existe déjà, qu’elle a envahi massivement nos vies, et qu’on ne peut pas l’empêcher. Mais aussi, et surtout, parce qu’elle est censée « s’adapter » à chacun.e, et se montrer attentive et bienveillante (contrairement à l’humain ?). Le mot « personnalisé » revient sans cesse dans cette littérature promotionnelle. C’est un « levier d’inclusion » selon le CREIA, et selon les start-ups, qui parlent toutes de Ghislaine ou de Robert qui, grâce aux outils IA, vont enfin pouvoir produire des cours ou des supports adaptés à leurs (nombreux) élèves dyslexiques, TDAH, autistes ou encore bipolaires. Comme le petit robot « Jules » développé par le CNED, déjà au service du handicap et de l’égalité des chances depuis des années dans de nombreux collèges, dans le cadre du dispositif « Devoirs faits », et tant d’autres dispositifs interactifs qui préfiguraient la révolution IA. Et comme l’idéal transhumaniste, dont l’argument de vente principal a toujours été la compensation du handicap.
Nul doute que cette autocorrection en forme de mise en abyme de la machine par elle-même ne soit bienveillante et inclusive : elle permettra à celle-ci d’apprendre un peu plus. Quant aux candidats, pas sûr qu’ils en sortent véritablement augmentés, ni les correcteurs grandis.
La fraude devenue systémique
Même en classe, il devient problématique d’empêcher toute fraude. Plusieurs élèves essayent de déjouer la surveillance : il n’y a pas de bac blanc sans que l’un ou l’autre ne tente de consulter subrepticement un téléphone, en jouant qui sur des vêtements amples, qui sur des cheveux longs cachant un écouteur, qui sur plusieurs téléphones (au cas où l’un d’eux serait confisqué), ou encore sur la pause toilettes durant laquelle, évidemment, on ne peut pousser l’inquisition trop loin (surtout lors d’un bac blanc où il est parfois matériellement impossible, par manque d’effectifs, d’accompagner l’élève jusqu’à la porte des toilettes). Les possibilités sont multiples, les brouilleurs restent pour l’instant, selon mon expérience et celle de mes collègues, introuvables, et les velléités de sanction semblent faibles : les sanctions encourues sont certes importantes (cinq ans d’interdiction de se présenter à un examen, permis de conduire compris !) mais sont-elles réellement prononcées ?
Si les statistiques permettent d’évaluer que, sur les cas recensés, un fraudeur avéré sur deux environ à un examen ferait l’objet d’une poursuite devant une commission disciplinaire suivie d’une sanction, il est difficile de savoir si ces poursuites ont donné lieu à autre chose qu’à un blâme sans conséquence ou à un sursis : seuls 3 % des fraudeurs recensés auraient été interdits d’examen, semble-t-il, en 2024, mais les chiffres n’ont pas été rendus publics pour 2025 [1]. Quant aux examens blancs, ils sont organisés à l’interne et la politique de sanction dépend donc de chaque établissement.
Vu de l’intérieur du « système », c’est-à-dire à hauteur d’enseignant, il semblerait que l’immense majorité des cas de fraude soit en réalité difficile à sanctionner : si les situations de plagiat de l’IA sont innombrables, il est très malaisé de les prouver, et enclencher ensuite une procédure peut s’avérer délicat, notamment en raison du déni farouche qu’opposent les élèves, mais aussi, très souvent, leurs parents. Beaucoup d’enseignants choisissent de s’épargner un parcours du combattant long et pénible : entrevues multiples, confrontations, hostilité et même noms d’oiseaux, sachant que l’issue reste incertaine, la protection des personnels de direction envers leurs personnels n’étant pas toujours garantie.
Ainsi, lors d’un bac blanc, un collègue a découvert dans le paquet qu’il avait à corriger pas moins de… huit copies manifestement frauduleuses, dont les auteurs avaient tous composé (comme on dit) dans la même salle. Les références, brillantes et nombreuses, n’étaient pas du tout celles qui avaient été abordées en classe, et il pouvait paraître étonnant que des élèves qui n’avaient jusque-là manifesté que peu d’appétence pour la philosophie se soient révélés brusquement d’une érudition vertigineuse. Les élèves, fiers de leur fait d’armes, ont fini par avouer, (sous couvert de confidentialité !) à leur professeur, qu’ils avaient effectivement réussi à consulter leur téléphone durant l’épreuve, au nez et à la barbe du surveillant de salle. L’enseignant a choisi de leur laisser leurs (très bonnes) notes…
D’une manière générale, j’ai, pour ma part, cessé toute mention d’une fraude sur les copies pendant l’année scolaire, même si celle-ci est avérée : en l’absence de prise sur le fait, il est juridiquement impossible de prouver qu’il y a eu plagiat ou utilisation d’IA, et je sais d’expérience que je vais passer des semaines à remuer ciel et terre sans être sûr d’obtenir gain de cause. C’est la même chose pour l’examen du baccalauréat, les consignes officielles pour les correcteurs étaient de corriger la copie de toute façon, même si l’on est certain qu’elle est le fruit d’une triche : en effet, seule la tentative de fraude avérée, constatée au moment des faits, pouvait jusqu’ici faire l’objet d’une procédure disciplinaire ; or, les copies étant anonymes, le correcteur n’a nul moyen de savoir si c’est le cas ou non.
Un nouveau décret propose d’élargir aux cas de « fraude découverte postérieurement à l’épreuve », mais encore faut-il pouvoir la prouver. Mais même si l’on prend le candidat sur le fait, pendant l’examen, la procédure est de faire cesser la fraude et de lui demander de recommencer sa copie : il peut donc réutiliser, s’il lui en reste le temps, les éléments frauduleux qu’il a pu recueillir avant qu’on ne le découvre.
Et concernant les épreuves orales, qu’en est-il ? Lorsqu’elles peuvent être préparées en amont, il est plus que tentant de recourir à une aide : d’après les élèves que j’ai interrogés, tous, sauf exception rarissime, y ont recours, à un degré ou un autre, pour préparer leur « grand oral ». Cette nouvelle épreuve, introduite il y a quelques années par la réforme Blanquer, a été une petite révolution. Applaudie par les uns, accueillie avec plus de méfiance par les autres, elle est désormais installée dans le paysage, après avoir connu de multiples retouches pour trouver sa forme, peut-être définitive.
Le candidat doit parler pendant dix minutes sur un sujet qu’il a choisi et préparé pendant l’année, en réalité le plus souvent en toute fin d’année, lorsqu’on a fini de traiter le programme. Sa présentation, qui doit se faire sans notes (autres que celles qu’il a prises pendant les quelques minutes qui précèdent sa prestation), est suivie d’un entretien de dix minutes également. Certains candidats apprennent par coeur le résultat de l’IA, d’autres ne se servent de celle-ci que comme source d’inspiration, mais rarissimes sont ceux qui n’y recourent pas du tout. Les questions du jury doivent permettre de discerner ce qui a été effectivement maîtrisé par le candidat et ce qui relève d’un simple recopiage mal digéré.
En réalité, c’est bien plus confus : les élèves ont évidemment compris quelque chose de ce qu’ils disent, même s’ils n’en sont pas les auteurs ; selon leurs compétences et leur aisance, ils parviennent plus ou moins à faire illusion, mais il est très difficile de discriminer exactement, en dix minutes, la part de plagiat et la part de travail ou de réflexion personnelle. C’est d’ailleurs exactement le même cas pour des élèves de classes préparatoires qui passent un entraînement oral. On ne sait plus très bien qui l’on évalue, l’homme ou la machine. L’oral est devenu un test de Turing.
« Est-ce si nouveau ? » Banaliser la disruption
Un argument constamment entendu est celui-ci : « oui, mais cela n’a rien de nouveau, autrefois les élèves « trichaient » avec d’autres moyens, ou s’inspiraient des sources disponibles, Wikipedia, livres, aide de la famille ou recours à des profs particuliers, etc ». On peut se demander jusqu’à quel point cet argument, ou cet « élément de langage », est spontané, ou suggéré par les promoteurs de l’IA, tant il est généralisé et systématique : la banalisation d’un coup de force est un procédé rhétorique indispensable, que connait bien le management de l’innovation.
A la fois, il s’agit de faire miroiter de manière clinquante les produits censément « nouveaux » pour les valoriser, d’où la rhétorique, aujourd’hui bien éventée, de la « réforme » et de la « disruption », mais sur un autre plan, dès que l’on vise une massification des usages, le risque d’effrayer la ménagère est réel, et il faut rétropédaler pour montrer au contraire que rien ne change.
L’IA, comme le numérique avant lui, joue sur les deux tableaux à la fois : révolution, mais révolution conservatrice. Il est probable toutefois que le grand public parvient, à partir de ses propres raisonnements, à cette conclusion que l’IA s’inscrit dans la continuité : c’est en effet la façon la plus simple de se rassurer face à un événement impensable ou au déferlement d’un phénomène jusque-là inconnu. Voir, à titre de comparaison, la stratégie de déni du dérèglement climatique : là aussi, depuis trente ans, on tente de se rassurer par l’aveuglement, en se disant qu’il y a déjà eu des étés chauds et des orages violents… jusqu’au moment où la réalité finit par imposer son évidence : finalement, ce n’était peut-être pas tout à fait pareil avant.
Les élèves, premiers concernés, ne s’y trompent pas : Céline ou Auguste expliquent que « c’est plus rapide que Google », « on n’a pas besoin de chercher pendant des heures », « on a le résultat qu’on demande tout de suite » ; rien de commun avec une recherche dans un ou plusieurs livres, qui demande beaucoup de temps et une grande capacité à sélectionner l’information utile, et à synthétiser ; rien à voir non plus avec une recherche web « à l’ancienne » qui supposerait de consulter plusieurs sites, les comparer, identifier leur origine et vérifier les sources. Rien de tout cela n’est nécessaire, et c’est bien l’effet recherché. Il est vrai que depuis bien longtemps les élèves se servaient du moteur de recherche comme d’une IA (en lui posant des questions comme à une personne intelligente), mais là encore la différence est sensible : comme le disent la plupart des jeunes interrogés, « l’IA a remplacé Google » pour la recherche d’informations, car il va beaucoup plus vite et propose un produit fini bien plus satisfaisant, comme un plat préparé qui évite de cuisiner.
Mais il existe bien d’autres usages nouveaux. Si l’on excepte la rédaction intégrale de travaux scolaires (puisque les devoirs maison ont pratiquement disparu), en premier lieu, l’aide à l’assimilation du cours. Les élèves demandent à ChatGPT de reformuler ou de synthétiser un cours, bref de le mettre en fiches ou sous forme de « carte mentale ». Aucun outil ne pouvait faire cela auparavant : bien entendu, on trouvait déjà des fiches toutes faites ou des résumés, mais l’IA offre un service incomparable en adaptant n’importe quel contenu qu’on lui propose : c’est toute la différence entre le prêt-à-porter et le sur-mesure.
Par ailleurs, on peut lui demander de générer à volonté des QCM ou autres batteries d’exercices, sur un corpus qu’on lui fournit ; c’est certainement la fonctionnalité la plus utile et la plus novatrice, puisqu’elle est « interactive » et « personnalisée ». La seule ressource comparable qui existait auparavant, c’est l’humain... seul à même, jusqu’ici, de proposer une interaction singulière. La nouveauté, c’est donc simplement que l’IA remplace l’humain. La première piste de travail proposée par la Direction du numérique pour l’éducation n’est rien de moins que « un renouvellement des fondements et de l’organisation de l’éducation (sens et finalités, distinctions et complémentarités humain/machine, etc) » [2], rien de moins. Pas mal pour un simple outil qui n’aurait rien de nouveau.
Est-ce pour cela que la totalité des promoteurs de l’IA, des sites commerciaux aux medias mainstream et aux pouvoirs publics, insistent autant pour souligner que cet outil ne remplacera jamais l’humain ?
Et les profs ?
L’expérimentation des lycées d’Ile-de-France n’est pas du tout un phénomène isolé. Depuis deux ans j’interroge les collègues de plusieurs lycées sur leurs usages de l’IA : très réticents, pour la plupart, au début, ils ne sont plus aujourd’hui qu’un pré carré à dire, comme on faisait du Sida dans les années 80, « l’IA ne passera pas par moi ». La correction automatisée, même si elle est encore très marginale, s’est répandue comme une trainée de poudre, en commençant par les QCM bien sûr ; mais aussi, le remplissage de bulletins et de livrets scolaires ; et tant d’autres choses. De fait, elle passe partout ou presque, comme une inondation qui se serait infiltrée dans tous les étages, et par tous les pores de l’Education Nationale. Bien entendu, chacun continue de vilipender la triche éhontée des élèves, mais, deux poids, deux mesures ? la main droite ignore ce que fait sa main gauche.
Tout commence comme une tentation, une histoire de pomme dans un jardin. On va faire un tour sur ChatGPT, parce que tout le monde en parle. On est « bluffé » ou « sceptique » : le plus souvent sceptique, au départ. Car la machine « hallucine », chacun le sait, elle dit n’importe quoi, ivre comme un Trump sur les réseaux. Mais on lui confie subrepticement quelques tâches subalternes de secrétariat, des choses sans rapport avec le coeur de métier, mettre en forme des données, faire un tableau, une infographie, générer une jolie mise en page. Puis, devant l’insistance des hiérarchies et la publicité omniprésente, on essaie les QCM : ça existait déjà sur Pronote.
Et comme la machine est faite pour corriger les QCM qu’elle a elle-même générée, on lui confie la correction. Comme le dit bien la start-up Evaluo (dont la devise est « innover, humaniser, réussir ensemble ») : « Oui, les outils de correction automatisée basés sur l’intelligence artificielle atteignent aujourd’hui une précision comparable à celle des enseignants, tout en éliminant une partie des biais humains ». L’IA est là pour « non pas pour remplacer le correcteur, mais pour
l’assister » (c’est le site qui souligne). Pour humaniser, donc. Or les enseignants, c’est une réalité clinique assez connue, sont des êtres de doute. Ils ont une forte conscience de leurs propres biais, et pensent effectivement, au fond d’eux-mêmes, que la machine est peut-être une façon de combler le manque. C’est ce qu’on appelle mettre le doigt dans l’engrenage.
Les collègues interrogés qui ont atteint la quarantaine ont tendance, souvent, à minimiser leur recours à l’IA : ils s’en servent, oui, mais si peu. Juste pour « trouver des axes », « des exercices », voire « trouver des idées ». Au passage, on a glissé de la tâche de secrétariat à celle d’incubateur de conception : comme le dit finement un professeur, « c’est comme une writer room » (ces groupes de scénaristes qui font des brain stormings à plusieurs pour trouver leurs idées), « sauf que là c’est comme si on avait des milliers de writers ».
Pourquoi faudrait-il une aide pour trouver des idées, quand on enseigne une matière depuis vingt ans ? Cela paraît encore incongru aux plus chevronnés, mais dès que l’on descend un peu dans la pyramide des âges, c’est tout à fait normal : la préparation de cours est, pour beaucoup de débutants, comprise comme une activité hybride, où l’on ne fait rien ou presque sans son assistant IA. Qui a écrit, la machine ou l’humain ? Probablement un composé assez indiscernable des deux. Ce n’est même plus une question de « flemme » (argument parfois invoqué par les quadragénaires pour justifier un recours « marginal » à la machine), mais plutôt d’habitus : c’est naturel. Finalement, l’IA n’hallucine pas tant que ça. Y aurait-il des effets pervers ? « Juste pour ceux qui ne savent pas l’utiliser » (L., jeune prof de langues). C’est nocif, surtout pour les autres. Et puis ça fait gagner tellement de temps.
Un collègue de maths, non-titulaire et peu formé, va jusqu’à me confier qu’il n’est pas sûr de ce qu’il peut raconter aux élèves, et donc s’en remet à l’IA pour à peu près tout, faute d’aide de sa hiérarchie ou de ses collègues. Lui dit tout haut ce que d’autres, peut-être, pensent tout bas : quand les titulaires sont désormais recrutés (à peine) à bac +3, et les précaires employés au pied levé à partir d’un job dating, quel rapport peuvent-ils entretenir avec une machine qui, rappelons-le, réussit désormais les concours les plus prestigieux des plus grandes universités, et dispose de plus de savoir qu’on ne pourrait en acquérir en des milliers d’années d’études ? Gageons que c’est un outil au service de l’homme et un simple assistant, qui ne remplacera jamais personne. Promis, puisque c’est l’école de la confiance.
Julien Cueille
(A Toulouse, certains résistent : une journée jeudi 18 juin organisée par des enseignants de l’Atecopolaura pour titre « Que faire face à l’IA générative dans l’enseignement sup et la recherche ? »)





