Combattre la Section Française du Despotisme Européen.

"Il est donc justifié, si l’on est démocrate :
De barbouiller les bureaux de la troïka française, le “PS” Kollabo ;
De signifier aux banques que leur impunité extraordinaire ne peut être acceptée ;"

paru dans lundimatin#61, le 25 mai 2016

Dans le grand conflit ancien pour la défense des libertés, conflit réouvert par la (dite) loi El Khomri, la loi scélérate contre le travail démocratiquement organisé, un élément semble ignoré.
Élément qui, à lui seul, justifie la résistance, qu’elles qu’en soient les méthodes, et, en particulier, le barbouillage des officines de défense de la loi scélérate, les permanences du soi-disant “PS”.
Quel élément ?
La loi scélérate est une transcription et n’est qu’une transcription « nationale » des principes économiques européens, style Maastricht.
Précisément une punition à la grecque imposée à un nouveau PIG latin (la France).
Mais une punition sans troïka. Puisqu’il existe une troïka bien « nationale », une Section Française du Despotisme Européen (SFDE), le soi-disant “PS” étant la cuisse gauche de cette SFDE.
SFDE qui, par sa cuisse gauche, ambitionne d’être reconnue comme la meilleure des troïkas, supérieure à toute les troïkas apatrides (ou bruxello-francfortoises).
Court circuitant les institutions communautaires, Commission, BCE, et, in fine, Bundesbank, au profit d’huissiers armés « nationaux ».
D’où le barbouillage évident : PS Kollabo, Socialos Kollabos.

On connaît bien le deal européen franco-allemand :
— Les règles allemandes, ordo-libérales, et la prévalence en dernière instance de la Bundesbank, gérante des intérêts des industriels exportateurs allemands, des banques de gestion des placements allemands et, compensation, des agro-industries productivistes, allemandes ou françaises (cette Bundesbank qui écrit les déclarations de la Chancelière, les discours du trône).

— Des hauts fonctionnaires français (politico-énarques) propulsés au ciel de la bureaucratie immunitaire européenne, ce ciel étant un paradis fiscal convoité. Fonctionnaires politiques français transformés ainsi en zélotes du despotisme économique européen : des Trichets.

À partir du moment où l’on a compris que l’Europe “réellement existante”, le grand marché, l’union économique, l’union douanière nouveau Zollverein, est un despotisme économique, la résistance à ce despotisme est indispensable, absolument légitime.

Despotisme économique : la technocratie bruxelloise représente une nouvelle sainte alliance entre des apparatchiks, les hauts fonctionnaires français, les énarques qui se piquent de politique apolitique (économique), un puissant cartel centre européen de l’industrie lourde, des politiciens nationaux collés à leurs banques nationales en sursis permanent, un cartel de grandes banques européennes, française ou allemandes.

Il est donc justifié, si l’on est démocrate :
De barbouiller les bureaux de la troïka française, le “PS” Kollabo ;
De signifier aux banques que leur impunité extraordinaire ne peut être acceptée ;
D’affirmer tout haut que l’ordre ordo-libéral allemand (dominant) défendu policièrement, fait de la police de cet ordre économique une compagnie engagée politiquement, une milice des Kollabos.

Rappelons aux policiers de l’ordre économique qu’ils pourront être jugés pour leur obéissance sans conscience : forme un peu plus moderne de la justice pénale (après Nuremberg) que le ratissage irresponsable.
Lorsque la “légalité” est celle d’un despotisme hors la loi (et anti-démocratique) toute force « de la loi » qui se revendiquerait de cette “légalité” devient immédiatement coupable.
Si la police se pense “apolitique” en prétendant obéir, simplement, à la loi & à l’ordre despotique, sans jamais se poser la question de l’illégalité de la loi (la loi scélérate de la troïka française), dès que la loi & l’ordre se révèlent être des règles despotiques, jugées par un niveau supérieur de normes juridiques, alors cette police est aussi hors la loi que le despotisme économique imposé par l’ordo-libéralisme anti-démocratique.

Ne savons-nous pas que les “CRS” (“républicains”) sont les héritières directes des GMR, groupes mobiles de réserve de sinistre mémoire vichyssoise ?
Le simple blanchiment des formes de répression pétainistes.
Rappelons que les communistes qui ont tenté de “républicaniser” ces GMR (camouflés en CRS) ont été expulsés, ramenant dès 1948, les CRS à l’état de milice prête à obéir à toute forme de despotisme (fétichisme de l’ordre).
Quand les Palais de Justice comprendrons-t-ils qu’il est de leur honneur de soumettre la police à la justice et, plus encore, à la démocratie ?

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