A San Cristóbal de las Casas, dans la matinée, ce sont près de 7000 zapatistes qui ont rempli les rues du centre ville en plusieurs cortèges dessinant des spirales autour des places principales sous les yeux tantôt ébahis, tantôt interloqués, des passants, commerçants et touristes. La ville n’avait pas connu pareille mobilisation depuis 2014, lors de l’action en soutien aux disparus d’Ayotzinapa. Le cortège a marché à vive allure passant devant les murs encore largement couverts des grafitis de la manif énergique du 8 mars dernier. Des applaudissements de respect, des « Viva el EZLN » se sont mêlés aux voix des bases d’appui criant « Viva el pueblo de Ucrania ! », « Viva la vida ! », « Viva la humanidad ! ».
Des milliers de pancartes étaient brandies pour dénoncer l’agression de l’armée russe, d’autres encourageaient à l’organisation collective, d’autres encore affirmaient le soutien des zapatistes aux peuples russe et ukrainien en résistance : « Ni Zelinsky, Ni Poutine. Non à la Guerre ».
« Ceux qui gagnent dans cette guerre sont les grands trusts de fabricants d’armes et les grands capitalistes qui voient l’occasion de détruire et reconstruire des territoires, c’est à dire de créer des marchés de marchandises et de consommateurs, de personnes. »
« Peuple du Mexique et du monde, nous les femmes zapatistes nous disons que ta douleur est notre douteur, c’est pourquoi nous appelons à ce que nous les femmes nous organisions nos peuples pour se mobilisez, chacune dans sa géographie. »
« Les grands capitalistes sont des criminels et des sauvages qui n’ont ni sentiment ni pitié pour en finir avec l’humanité et qui détruisent notre terre mère. C’est pour cela qu’il nous faut nous organiser. S’il s’en prenne à l’une de nous, il s’en prenne à nous toustes. »



































