10 septembre - Objectif : Encercler Paris
Depuis l’appel du 10 septembre à "tout bloquer", beaucoup sont hésitants : comment participer ? que bloquer ? Comment stopper ces flux insaisissables qui rendent notre quotidien insupportable ? Comment atteindre le petit roi Macron et sa clique ? Dans les discussions Telegram et les assemblées populaires plusieurs idées ont émergé. Mais l’une d’entre elles sort du lot et peut être en mesure, si elle est suivie, de menacer le pouvoir et faire fleurir le mouvement :
Bloquer le périphérique ET occuper ses portes et ainsi : ENCERCLER PARIS
Bloquer pour interrompre le flux de marchandises et libérer les portes de la ville de cette circulation qui les rendent inhabitables.
Occuper pour consteller les abords de la capitale de lieux de vies et de luttes. Jonction, enfin réelle, entre Paris et ses périphéries. Occuper pour se retrouver et se rencontrer ! Occuper pour organiser la suite et ne laisser personne décider à notre place. Occuper pour faire fleurir la fête populaire, le carnaval de ceux d’en bas. Occuper pour faire éclater la dignité au grand jour.
Depuis plusieurs années, en France comme ailleurs, des Gilets Jaunes aux émeutes pour Nahel, les révoltes ont été synonyme d’occupation mais aussi de prises d’assauts des métropoles. Ces façons d’agir s’inscrivent dans ce qu’on peut désormais considérer comme une tradition : apparitions explosives, festives et inattendues de tous ceux qu’on condamné à une vie indigne de souffrance et d’invisibilité, de toutes celles qu’on avait tenté de tenir loin de l’argent, du pouvoir et de ses privilèges. Les marges à l’assaut du centre !
Mais comment rendre durable ces apparitions ? Comment ne pas être jeté à nouveau hors de leurs citadelles de luxe une fois “l’ordre” rétabli ? En s’installant. Tout autour d’elles. En paralysant le rythme infernal de la capitale par des occupations populaires et joyeuses. En remplissant de vie ces portes construites pour séparer plus que pour ouvrir.
Comment ? en appelant nos assemblées à s’y rendre en cortège, à venir en petits groupes, avec nos collègues ou nos potes tout au long de la journée et tranquillement, s’y installer. Commencer des barbecues, y planter des jardins sauvages, inviter nos voisins et nos y amis à s’y retrouver pour boire un verre, lancer une partie de foot, partager des banquets y organiser des concerts, construire des cabanes...
Et opposer à la force brute de ceux qui ne souhaitent pas que nous rencontrions, le nombre, la joie et notre entêtement à continuer, à recommencer s’il le faut ! Car si nous échouons à occuper une porte, rabattons-nous sur une autre, si nous échouons le 10, réessayons le 11. Si nous parvenons à prendre la porte Dauphine, allons soutenir ceux de la Porte Maillot !
Ce 10 septembre, depuis nos banlieues ou depuis nos campagnes, habitant.es des marges comme dissident.es des centres, encerclons le pouvoir ! A Paris, mais aussi à Bordeaux , Lyon, Toulouse et de toutes ces grandes villes qui tentent de barricader leurs richesses loin de celles et ceux qu’ils méprisent.
Et tenons les occupations jusqu’à ce qu’elles s’imposent et nous permettent de voir Paris assiégée par le seul peuple que nous désirons vraiment : un peuple révolutionnaire.
Jusqu’à la fin du petit roi, la chute du régime et le début des Pouvoirs Populaires !
Les Sans-roi





