Adolphe Thiers

« Le passé ne veut pas mourir » (Barbara)

paru dans lundimatin#2, le 8 décembre 2014

« Je cherche ce qu’il faut faire quand une révolution éclate, et qu’il s’agit de la maîtriser pour la ruiner. L’expérience prouve qu’il faut d’abord y applaudir, louer surtout la générosité, le désintéressement, la magnanimité du peuple. Il faut lui faire sentir que les armes qu’il garde à la main sont un signe de désordre, qu’il donnera un exemple éclatant de sagesse en les remettant à quelques personnes désignées, ou à certains corps constitués, qui les porteront à sa place. Sitôt que le peuple sera désarmé, il faudra encore acclamer la débonnaireté du lion ; mais dès le lendemain on pourra déjà insinuer que cette révolution que l’on croyait pure, n’a pas été sans mélange de crimes, que des forcenés étaient mêlés aux héros, mais qu’heureusement les pervers formaient le petit nombre. Cette révolution n’était après tout qu’une oeuvre de crime. Assez de ruines, de vols, de crimes, d’infamie et d’incendies de toutes sortes, témoignaient de ce que la révolution aurait fait, si on ne l’eût écrasée au berceau ! Et ce jusqu’à ce que le peuple, aveuglé par tant d’accusations subites, finisse par croire qu’il a échappé lui-même à un gouffre de scélératesse. C’est le moment de profiter de la peur qui amène la stupeur, pour s’élancer hardiment en arrière, et mettre le frein aux victorieux. »

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